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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 21:50

Quelques rumeurs inquiétantes circulaient à l’approche de ce concert. Les Dames de chœurs, ou certaines d’entres elles, n’étaient pas en voix ces jours ci. Epidémie de bronchite ? Quintes de toux ?  Surmenage vocal lié à l’intensité des répétitions ? On pouvait craindre le pire. Et pourtant, en ce que me concerne, je supputais une certaine coquetterie davantage qu’une réelle faiblesse. Comme un mot d’excuse. En fait, j’y allais en toute confiance. Hé ho ! Ça fait tout de même quelques décennies que l’on connait le talent de Jean-Louis Jézéquel. De Carmen au Requiem, du tragique à la comédie, jamais nous ne fûmes déçus. Son niveau d’exigence impose le respect et l’admiration.

 

Ce samedi d’été, fête de la musique, était en harmonie complète : il faisait beau, la ville était en fête, le marché attirait les piétons tandis que les scènes, grandes, ou minuscules à la terrasse des cafés, se multipliaient. Il paraît qu’un peu plus loin sur les quais, des manifestants s’affrontaient aux forces de l’ordre. Sauvegarde de l’Hôpital de Carhaix ? Carburant trop cher ? Paysans mécontents (pléonasme !) ?

 

Pouvait-on imaginer qu’au cœur même de la cité, dans l’austère auditorium de la Tour d’Auvergne, il restait un havre de paix, loin des bruits, des cris et de la lumière. Fond noir, costumes noir, pénombre. Ambiance très spartiate, voire sinistre.

 

Mais voilà les 16 femmes qui gagnent la scène, suivies de Jean-Louis Jézéquel, le chef de chœurs. Il présente d’abord la chorale et le travail réalisé tout au long de l’année. D’emblée le ton est décontracté, chaleureux avec des petites notes d’humour dont il ne se départira pas tout au long du concert. Puis il se lance dans un vibrant et poignant hommage à la pianiste qui accompagne l’ensemble, Marine Guilleux, dont c’est le dernier concert à Quimper. Cette belle déclaration d’amour d’un père à sa fille ne peut laisser insensible le père que je suis.

 

Le programme a pour thème la musique romantique allemande avec une première partie dédiée à la musique profane et une seconde composée de chant sacrés.

 

Ça commence très fort : dès les premières notes du Coronach de Franz Schubert, on est tout de suite saisi par le haut niveau de l’ensemble. Nuances et subtilité de l’interprétation, alternant puissance et délicatesse, Jean-Louis module les voix comme un pilote de course conduit sa Ferrari, à plein régime mais ne loupant aucun virage. Cette magnifique chanson (lied, devrais-je plutôt dire) installe d’emblée le climat.

 

Je ne suis pas un spécialiste du genre, très loin s’en faut et n’ai pas d’élément de comparaison. Mais, bien que plus habitué aux guitares électriques sur des rythmes plus soutenus, je me suis laissé transporter pendant une heure sans m’ennuyer une seconde. Les partitions permettaient également d’apprécier les qualités vocales de chaque pupitre. Si j’ai bien compris Jean-Louis, les dames de chœur sont peu ou pas germanophones. Et pourtant, à nos oreilles d’auditeurs, nous n’avons pas eu l’impression que les choristes aient eu la moindre difficulté avec la langue.

 

Initiative bienvenue, le chef de chœur traduisait chaque poème chanté, nous permettant ainsi d’apprécier le contexte. « Dans mon jardin, les œillets pourpres se sont fanés, car tu es loin, ma bien aimée »  Romantique, quoi ! Après Schubert, ce fut Schuman, puis Brahms. Des mélodies plus belles les unes que les autres. Sans pause, le concert se poursuivit par un Psaume de Schubert, parfaitement réussit. La prestation s’achève par une œuvre en trois parties de Liszt, clôturant en beauté un concert éblouissant.

 

Il est difficile de croire que nous entendions là une chorale d’amatrices tant la perfection fut constante. Il est cependant rageant de savoir qu’une seule représentation sera donnée pour le fruit d’un an de travail. C’est la seule fausse note de ce concert !

 

 

 

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commentaires

M


je
corrige mon erreur de frappe d'avant; je voulais dire "leurs tombes....." ( quoi que... pas de tombe....)


 


Sinon,
peut-être une idée pour ce "grand chef de c..hoeur" !


la
Symphonie Pathétique !!!!....cela lui irai tant !


 



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M


Toujours et encore le plus beau ce formidable JEan Louis !


Quel gosse con...pulsif!!!


certains se retournent dans le tombes.........



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