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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 15:34

 vous êtes très nombreux (cf commentaires de l'article sur le dernier DVD de McCartney.) à me réclamer le compte-rendu de mon concert de McCartney à Bercy en 2003. Car oui, tel David Vincent avec les envahisseurs, je l'ai vu en chair et en os, en compagnie de mes deux coéquipiers du canal !

Le texte qui suit a été rédigé à chaud, quelques jours après le concert. Destiné à la base à mon entourage direct, il comporte de nombreux commentaires sur l'avant et l'après concert, ce qui ne passionnera pas nécessairement le lecteur venu y lire un article musical.

Mon premier concert de Paul McCartney date de 1989. Ce fut l’un des plus grands chocs musicaux de ma vie, tout simplement ! Ignorant complètement de quoi serait constitué le programme, mais ayant en mémoire l’excellent triple album « Wings Over America » de 1977 où le bassiste assaisonnait son répertoire de quelques chansons des Beatles (Lady Madonna, Yesterday, I’ve Just Seen A Face…) j’avais dans l’idée que le public bénéficierait de quelques versions du fameux Répertoire ! Ma surprise fut énorme face au déluge de chansons des Beatles interprétées avec énergie et brio. Le groupe qui accompagnait Macca à l’époque était vraiment prodigieux et n’avait absolument rien à envier aux Wings.

 
McCartney est revenu à Bercy en 1993 mais j’avais laissé passer l’événement. Puis la maladie et la mort de Linda ont éloigné Paul de la scène. A l’annonce d’une nouvelle tournée mondiale qui démarrait par les USA, je m’étais mis à caresser l’espoir d’une date française. 2002 s’écoula sans le moindre concert européen. Et l’année 2003 sans la moindre annonce de tournée. Et puis une rumeur sur le net se fit entendre qui fin février devint réalité : une tournée européenne était annoncée et la première date c’était à Paris. Dès lors, tout alla très vite : 3 jours plus tard les billets étaient en vente tandis qu’à Londres les places s’étaient vendues en 10 minutes et à Bruxelles en deux heures. Il convenait donc d’être vigilant…
 
Je souhaitais également que mes enfants assistent un jour à un concert de Paul McCartney qui est très certainement l’artiste vivant qui compte le plus à mes yeux. Je n’aime pas le terme de fan car je ne veux être fanatique de personne mais disons que j’ai, depuis d’adolescence, une quasi vénération pour ce musicien. Et pourquoi Paul plutôt qu’un autre ? Pourquoi pas John, par exemple ? Peut être le côté « rassurant » du brave Paul y est pour quelque chose, avec son sourire franc et ses mélodies si évidentes. Oui, à la base peut-être, mais c’est évidemment le génie musical de l’artiste qui a continué, et ce pendant 30 années, à forcer (sans difficulté) l’admiration. On comprendra ainsi pourquoi j’attachais une certaine importance à partager ce moment avec mes deux grands. Benoît ne se fit pas prier pour nous accompagner.
 
En route vers la capitale !
Nous prenons donc la route de bonne heure (9h45 !) le mardi matin après de petites courses pour le pique-nique en route. La circulation est fluide. Dans la voiture, les pronostics sur les chansons qui seront jouées vont bon train. Depuis l’annonce du concert, il y a dans notre petit groupe deux écoles : celle qui veux en savoir un maximum sur le répertoire de ce soir (Benoît) et celle qui, au contraire, souhaite préserver un maximum l’effet de surprise (Cécile) Personnellement j’aurais tendance à me ranger dans celle de Cécile mais, m’étant procuré l’album « Back in The US »et ayant consulté copieusement le site « Yellow-sub » très riche en information, on peut dire que ma virginité est quelque peu déflorée. Petite pause casse-croûte dans la Sarthe sur une aire sans aménagement pour les pique-niqueurs mais nous squattons la table d’une baraque à frite fermée ce jour là.
Nous atteignons la Porte d’Orléans en soirée sans la moindre difficulté, grâce aux indications salutaires de ma petite soeur. Nous rangeons la voiture dans le premier parking souterrain afin d’éviter toute circulation dans Paris. Le métro est juste à côté. Vraiment les conditions sont idéales.
Nous voilà dans l'arène !
Nous sommes à Bercy à 18 h 15. Dès notre sortie du métro le commerce de places à vendre s’active. Nous sommes sans arrêt sollicités. Sur le parvis Il y a un peu de monde mais pas trop. Nous nous installons sur les marches et décidons d’entamer nos sandwiches même si la faim ne nous tenaille pas encore. Une annonce incompréhensible nous attire vers les guichets. Nous apprenons de nous ne sommes pas à la bonne entrée. En effet seuls les possesseurs de places assises y sont admis. On nous invite à regagner la porte « 27 ». Nous commençons à contourner le bâtiment et là nous comprenons notre méprise. Une queue digne de celle du château de Versailles nous attend !!! On se disait bien qu’y avait quelque chose qui clochait… Une fois dans le rang, la pression monte d’un cran. Nous constatons que nous avons oublié la bouteille d’eau dans la voiture. Benoît nous quitte pour en acheter une (initiative qui s’avérera salutaire) L’organisation est efficace et, bien que retardés par les innombrables resquilleurs, nous approchons rapidement du sanctuaire. La fouille au corps, vite expédiée, nous fait regretter de ne pas nous être muni d’un petit appareil jetable. Et nous voilà dans l’arène. Nous sommes assez bien placés. Il fait déjà bien chaud et il n’est que 19 h 15. Si la fosse se rempli bien, les gradins, eux, resteront à peu près vides jusqu’au dernier ¼ d’heure quasiment.
 
Le concert !
En « surfant sur le web » j’y ai lu un compte-rendu qui m’a semblé assez proche de ma propre impression. Voici le lien de ce site prometteur mais visiblement abandonné depuis quelques années : http://perso.maccafrance.mageos.com/bercy.htm Je le reproduis donc ci-dessous (texte en italique) en y ajoutant mes commentaires personnels.
Cela faisait dix ans que tous les fans de Paul attendaient son retour en France. Et je pense pouvoir dire que nous n'avons pas été déçu ! McCartney, en pleine forme vocale, avec son groupe énergique de jeunes surdoués (en particulier pour les chœurs), nous a offert un concert inoubliable. Une mention particulière pour Abe Laboriel JR, l’excellent batteur et puissant choriste ne ménageant jamais son organe en particulier sur « Maybe I’m Amazed », dont la corpulence n’a rien à envier à, par exemple, Poppa Chubby, le gros guitariste de blues New-Yorkais .
De longues heures de queue furent nécessaires pour obtenir des bonnes places, c'est-à-dire le plus près possible de la scène. Et ce fut un succès : nous (mes z'amis z'et moi) devions être à moins de dix mètres de Paul et de ses musiciens, ce qui est une performance dans une salle comme Bercy ! La tension monta peu à peu parmi les spectateurs, qui s'occupaient grâce à un écran sur la scène, sur lequel apparaissaient des SMS que l'on pouvait "envoyer à Paul".Benoît a appelé sa sœur Gaëlle et lui a demandé d’en envoyer un mais nous ne l’avons pas vu.  Vers 20 h 40, alors que le concert aurait du commencer depuis une dizaine de minutes, une voix nous annonça que Paul était bien là mais que pour permettre aux spectateurs en retard de ne pas rater le début du concert, il faudrait encore patienter un peu. Ces spectateurs en retard étaient en grande partie des célébrités ; si Dick Rivers était arrivé à l'heure, en revanche, on ne pouvait pas en dire autant de Daniel Auteuil, Laurent Voulzy (fan indécrottable de Paul) et de quelques autres (dont Gérard Darmon, paraît-il, mais je vous avouerai que j'étais plus préoccupé par ce qui allait se passer sur scène). Nous, on l’a vu ! ainsi que Jean-Louis Aubert et Louis Bertignac, Naguy, Michel Drucker et Ophélie Winter.
Vers 21 h, enfin, commença le spectacle de la troupe de danseurs et artistes, pendant une dizaine de minutes, sur fond de musique électronique composée par The Fireman (c'est-à-dire Paul). Les spectateurs américains étaient souvent restés perplexes devant ces numéros, où des danseurs, jongleurs en costumes traditionnels du monde entier se croisent. L'idée de commencer ainsi le spectacle est originale, les danseurs (et danseuses) évoluaient avec grâce, mais vu les circonstances, le public était évidemment pressé de voir Paul arriver.
Et sur l'écran géant planté sur scène, alors que les derniers danseurs s'éclipsaient dans un déluge sonore, nous vîmes l'ombre chinoise de Paul et de sa basse Hofner apparaître. L'écran remonta, et Paul McCartney était devant nous. Il est impossible d'essayer de décrire l'état dans lequel je me trouvais, et dans lequel la plupart des gens, hurlant à plein poumons, se trouvaient probablement aussi.
La première chanson, Hello Goodbye, passa ainsi comme dans un rêve, tout le monde chantant en chœur, frappant des mains, criant de joie. Comme nous nous trouvions près des enceintes, le son était assez assourdissant et l'ambiance incroyable. Après Jet, Paul salua le public de son traditionnel "Bonsoir Paris !" et annonça qu'il allait parler en anglais bien sûr, mais aussi en français. Et effectivement, tout au long du concert, Paul fit un grand effort pour présenter plusieurs chansons dans un français bien sûr hésitant mais compréhensible, pour notre plus grande joie ! Il annonça ainsi que c'était "la première fois qu'il chantait cette chanson en France", avant d'attaquer un fantastique Getting Better. Your Loving Flame fut comme d'habitude dédiée à sa femme Heather qui assistait au concert. Puis vint la partie acoustique du concert, où McCartney annonça qu'il allait rester "toute seule" (eh oui, les t muets sont traîtres...) sur scène avec nous. Avant d'attaque Here Today, il commença (en anglais) son introduction habituelle où il explique en substance que l'on n'a pas toujours l'occasion d'exprimer son amour aux gens que l'on aime. Il allait ajouter "et ensuite on le regrette", mais quelqu'un dans le public qui avait déjà eu vent de cette intro lui coupa littéralement la parole en hurlant "et on le regrette !" un dixième de seconde avant Paul, qui réagit aussitôt : "Merci. Toi, tu es déjà venu. C'est pas du tout ce que je voulais dire. Non, écoute-moi, petit malin ("smart ass"), ce que j'allais dire, c'était..." Et il enchaîna en français "J'ai écrit ceci après la mort de mon ami John". Ovation du public, avant que Paul n'interprète ce qui est un de ses chefs-d'œuvre, malheureusement pas assez connu. Une fois la chanson terminée, le public se mit spontanément à chanter Give Peace A Chance, que Paul chanta quelques secondes, avant d'attendre pour pouvoir présenter Something en hommage à George Harrison, en multipliant les mimiques ébahies et comiques face à la taille minuscule de l'instrument.
Puis le groupe revint progressivement sur scène ; pendant Here, There and Everywhere, l'accordéon de Wix Wickens était désaccordé, et celui-ci grimaçait (mais en gardant le sourire) en entendant certaines notes sortir de son instrument... Un des grands moments de la soirée, pour moi, fut Calico Skies (extrait de l'album Flaming Pie), qui ne figurait pas dans le répertoire de la tournée américaine de 2002. Si seulement Paul pouvait remettre sur le devant de la scène d'autres chansons peu connues mais aussi bonnes que celle-ci ! Une autre bonne surprise fut Birthday (qui, à ma connaissance, n'avait jamais été jouée l'an dernier) ; Paul cria "Bon anniversaire !" en français avant de se lancer dans une version explosive de la chanson, avec une voix déchaînée et sans la moindre faiblesse. Les autres changements par rapport au répertoire de la tournée américaine de 2002 étaient l'apparition de Michelle, Benoît et moi avons même noté sur ce morceau un joli « pain » du guitariste Rusty Anderson !  Let'em In et surtout de She's Leaving Home, où la harpe de la version originale était remplacée par une guitare acoustique de toute beauté.Morceau particulièrement apprécié par Cécile qui souhaitait qu’elle serait jouée ce soir ! Les chœurs étaient parfaits, et nous avions cette vision inhabituelle de Paul ne jouant que quelques notes sur sa basse, et chantant en bougeant doucement ses bras et ses mains pour une fois libres, au gré des paroles. L'ensemble était absolument magnifique.
La fin du concert s'approcha peu à peu, avec Hey Jude, que le public continua à chanter alors que Paul McCartney et son groupe avaient fait leur premier (faux) départ de la scène. Après le second faux départ, Paul revint sous les ovations de la salle en agitant le drapeau français (il agite le drapeau national dans chaque pays où il se rend). Vinrent les dernières chansons, Yesterday, puis le medley Sgt. Pepper / The End, avec sa géniale "bataille de guitares" entre Paul, Brian Ray et Rusty Anderson : je ne suis pas prêt de l'oublier. C'était la fin du dernier morceau. Nous hurlions tous "we love you, yeah, yeah, yeah !", Paul remercia le public une dernière fois, chanta un petit "we love you, yeah, yeah, yeah !" à son tour, et il s'en alla, alors qu'une pluie de confettis tombait du toit. Sensationnel, fantastique, incroyable, et on pourrait rajouter bien d'autres synonymes du même tonneau.
Voilà tout est dit. Chacun bien sûr conservera ses temps forts. Il y en avait vraiment pour tous les goûts et toutes les générations à l’image du public qui allait réellement de 7 à 77 ans. Visiblement je n’étais pas le seul à être accompagné de mes enfants et certains n’avaient pas hésité à emmener « les petits ». En ce qui me concerne je conserve de cette soirée magique une émotion particulière pour « Band on The Run », « Maybe I’m Amazed », « Can’ t Buy Me Love », « Back In The USSR ». J’ai été moins impressionné par « Let It Be » (qui pourtant est une chanson que j’adore) Grand moment aussi que « Live and Let Die » et « Yesterday »  Les images qui défilaient sur les écrans au dessus de la scène collaient dans l’ensemble assez bien avec l’ambiance des titres. J’ai particulièrement apprécié celles qui accompagnaient « All my Loving » (avec les scènes d’hystérie de la Beatles mania), « Lady Madonna » et son vibrant hommage à toutes les grandes dames de la terre (en tout cas, selon Macca. Ca allait de Mère Thérèsa, à Aretha Franklin en passant par Janis Joplin, la reine, Lady Diana, une brochette de sportives etc.).
Retour laborieux !
Nous sommes sortis du concert trempés comme des soupes et complètement déshydratés. Je me suis tout de même tapé la queue à la boutique de souvenirs (comme toujours dans ces occasions, le moindre objet est exagérément hors de prix ; par exemple le premier t-shirt qui ne ressemblait pas à grand chose était vendu 33 euros. Je me serais bien procuré une affiche mais celle qui me plaisait bien n’était plus disponible. J’ai tout de même acheté le « programme » en beau papier glacé pour la modique somme de 22 euros. Nous vidons une petite bouteille d’eau et, sans traîner d’avantage, nous nous dirigeons vers le métro. Dans notre compartiment, des jeunes filles chantent avec une joie communicative le répertoire des Beatles sous le regard approbateur des passagers, la plupart munis de leur programme. Il est 0h40 lorsque nous descendons à la station Denfert-Rochereau pour le changement vers Porte d’Orléans. Compte-tenu de l’heure tardive, nous décidons de quitter le métro pour essayer de trouver un bar pour y descendre un petit demi. Dehors il fait vraiment très bon. Nous sommes en t-shirt, attablés à la terrasse d’un café. On se croirait presque en été et ce n’est pas seulement l’exaltation du concert, ni même la chaleur qui y régnait qui en est la cause.
Nous descendons jusqu’à la porte d’Orléans à pied. Nous croisons quelques SDF recroquevillés dans leurs cartons. Image peu commune pour nous.
C’est sans doute parce que nous sommes encore sur un nuage que nous ratons lamentablement notre retour en voiture jusqu’au domicile de ma sœur Fabienne où nous aller passer la nuit. En effet sans trop savoir comment, nous nous retrouvons à l’aéroport d’orly. Là nous avons le choix entre trois directions :  le fret, les passagers et Evry. Par élimination nous choisissons Evry. Nous longeons l’aéroport et la proximité immédiate d’avions sagement garés aurait pu nous faire croire que, dans notre confusion, nous sommes tout simplement sur les pistes. C’est à partir de là que nous commençons à visiter un pays où toutes les villes se terminent par « sur Orge ». On peut se demander où est l’intérêt d’ajouter au nom de toutes ces villes (enfin ces agglomérations) ce suffixe « sur Orge ». Et si encore il y avait là matière à exploitation commerciale, pour une appellation pour de la bière, par exemple. Mais je n’ai pas le souvenir qu’il y ait la moindre brasserie dans ce secteur. Quant aux champs d’Orge, il y a longtemps à mon avis qu’on y a bâti des lotissements !
Grâce à la pertinence de mon copilote dans sa lecture de la carte, nous nous orientons dans ce dédale. Une ou deux fois, nous avons échoué entre un cimetière et un funérarium en passant par la place de l’éléphant ou effectivement il y a un joli éléphant grandeur nature mais en ciment. Exotique. C’est à machin sur Orge !!! Puis arrive Ste Geneviève des bois. Le suffixe « des –bois » est encourageant : nous nous éloignons sans doute de Paris puisque qu’il y a un bois. Encore qu’à Paris il y ait aussi des bois. Mais la carte est formelle nous allons y retrouver la Francilienne. Après encore quelques péripéties nous arrivons enfin chez Fabienne. il est deux heures et demie et nous aurons donc mis plus de 2 heures pour faire un trajet qui se fait en une demie-heure. Mais la performance c’est que personne ne s’est énervé à aucun moment.
Le lendemain matin, il nous aura fallu une bonne douche et un bon café – pour moi en tout cas – pour être un peu plus loquace avec Fabienne qui voulait avoir les détails de notre soirée. Repas super sympa avec toute la famille et il est déjà temps de rentrer à Lesneven. Le soleil persiste, la maman de Benoît nous signale un 22° à Brest. Pas mal pour un 25 mars.
Mon récit serait incomplet si j’oubliais d’évoquer les caprices de l’autoradio. Il faut dire que l’antenne est cassée sur sa moitié ce qui réduit considérablement la capacité de réception. Ce qui fait qu’il y a des départements que l’on peut traverser sans que la RDS ne repère la moindre station. Ah, si ! une constante tout de même. Quel que soit l’endroit de France ou l’on se trouve, il reste une station immanquable mais terriblement ennuyeuse (pour rester poli) il s’agit de France Culture. Nous voulions à l’aller écouter RFM qui avait annoncé une journée « Spéciale Paul McCartney » mais ce fut un échec cuisant. Après de nombreux « Search » (le message qui s’affiche sur l’écran du poste) lorsque la chance nous souriait c’était pour entendre de la pub. De mémoire, je ne crois pas que nous ayons entendu le moindre titre de notre Beatle. Au mieux, nous avons pu entendre Laurent Voulzy dire qu’il aimait Paul mcCartney. C’est déjà ça !
Vers Morlaix, super réception de Nostalgie avec un Richard Anthony en pleine forme nous chantant « J’irai twister le blues » C’était la fête dans la voiture !!!
Comme tout le monde me demande « Alors, comment c’était ! » j’ai rédigé (et copié) ce compte-rendu qui je l’espère relate le plus fidèlement possible notre escapade et nos impressions.
La presse donne des échos généralement positifs à l’exception d’un papier presque haineux de Serge Loupien qui frise le grotesque allant jusqu’à comparer PMC à Benny Hill ?!? Ouest-France est tiédasse, Le Télégramme élogieux et Le Monde, sous la plume de Bruno Lesprit, titre « Sir Paul célèbre le génie du compositeur McCartney ». Et c'est bien vû !

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commentaires

M
Enormes jeux de mots. Très grande forme. Limite olympique ! Attention à la blessure, quand même !Migwell
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B
Voilà pour toi, Philippe :
http://www.rireetchansons.fr/
Ne me remercie pas !
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C
Bon, après ce double costard, je suis vêtu pour la saison, là !
J
Ceci ne me regarde pas, mais est-il vraiment possible que notre Phil Gobbe national n'ait rien d'autre à faire que d'évoquer ses souvenirs puérils?PMC, et pourquoi pas Jean Sablon tant que tu y es.Non, t'as bien raison, le vieux Paul est toujours un sacré bon musicos.Et pis pour ceux qui pensent que je bois de la bière, vous pouvez toujours croire cette phrase fumeuse du Phil:On dirait du Coca!!! Comme quoi les anesthésies locales font parfois beaucoup de mal. Et la maxime du jour:Qui a vu Paul, verra les nonnes..........
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C
Pour le Coca, j'admets, je suis un peu daltonien !
Pour les souvenirs, si tu as bien lu le préambule, cet article date, dans sa première mouture, de l'époque du concert, et puis faut bien occuper sa convalescence alors que l'hiver humide nous confine bien au chaud devant le PC.
Et si les nonnes.... Harry sonne ? (lecteur qui passe par hasard, sache faire preuve d'indugence)
B
Relire ce compte-rendu, c'est un peu comme réouvrir un album photos : plein de bons souvenirs ressurgissent alors qu'on les avait un peu mis de côté. En ce qui me concerne je garde un très bon souvenir de "Live & Let Die" les chansons de la "première époque" Beatles (dont je suis moins adepte en général), "Maybe I'm Amazed", "Blackbird", bref un peu comme vous.
j'avais été un peu déçu par l'intérprétation de Something à l'ukulele : étant donnée la beauté du morceau et vue la qualité des musiciens, j'aurais apprécié plus que trois accords de "mini-guitare" !
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M
Merci Philippe. Un article comme je les aime. Un bout de vie. Et puis un concert de l'Oncle Paul.J'ai habité quelques années près de Paris tout près de Savigny-sur-Orge et de Sainte-Geneviève des bois où vous vous étiez égarés...Migwell
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P
Ben, merci de me remercier ! En publiant ce compte-rendu, j'ai pensé : "qui va lire un truc aussi long ?" En réfléchissant un tout petit peu plus, j'aurais trouvé la réponse : "Cécile et Migwell" Et bien sûr toute la foule qui se presse sur ce blog ;-)