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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 19:23

POLNAREFF à BERCY
 13 mars 2007

A l'instar du Nickel, le concert d'hier soir fut à tout point de vue extrêmement brillant.
Déjà dans les allées de Bercy le ton était donné, les "ultras" arboraient des perruques blondes et des lunettes noires à montures blanches... Et tout le monde se rendait au concert le sourire aux lèvres et le coeur léger. Tout cela tenait un peu à la fois de la réunion de famille, du séminaire, ou encore de l'intervention du grand gourou de la secte.
Comme toujours le remplissage de l'arène de Bercy se déroule sans anicroche, les 17 000 spectateurs sont là rassemblés. Depuis la fosse où nous étions, nous  pouvions apercevoir la tribune VIP, comme d'habitude la dernière à se remplir, très certainement histoire de se faire remarquer un peu plus, pour mieux se plaindre ensuite dans les journaux à sensations. Pour l'anecdote, j'ai ainsi pu voir de très loin Jean-Paul Belmondo.

Le public est très varié : les fans de la première heure sont là, la soixantaine bien tapée, mais aussi les "quadras" et de très nombreux "jeunes" dans la vingtaine et la trentaine.

La scène est surmontée d'une énorme paire de lunettes lumineuse dont les verres sont des écrans géants. Riche idée !
En arrière, un rideau blanc est tendu en travers de la totalité de la scène, ne laissant rien entrevoir.

La pression monte, il est environ 21h15 quand la lumière s'éteint et que le rideau tombe. La scène apparait en même temps que Michel Polnareff. Pas de surprise : longs cheveux blonds ondulés, lunettes noires à montures blanches, tenue un brin excentrique, un brin mégalo. Mais qui l'aurait reconnu sinon ? Il apparait tel que tous l'attendaient. Accueil triomphal !
Voilà une belle entrée en matière. A part quelques kilos supplémentaires (mais bon, ce n'est pas Richard Anthony non plus...),  le personnage semble avoir étonnamment résisté au temps, même démarche, mêmes mimiques, même gestuelle. C'en est bluffant. En termes d'image et d'impact le pari est donc gagné, et haut la main !

Mais le ramage vaut-il le plumage me direz-vous? Et je répondrais simplement : non.
Le ramage est bien supérieur, il est même intact. La voix est exactement la même, parfaitement posée, d'une amplitude certaine, d'une précision diabolique dans les aigus, et sans jamais forcer. Il est déconcertant de facilité. Je me suis surpris plusieurs fois à fermer les yeux et visualiser le Polnareff de la fin des années 60. Impossible de faire la différence. Idem pour ce qui est de la dextérité au piano.

Des musiciens exceptionnels ! J'ai particulièrement apprécié le guitariste et le batteur, mais le percussionniste, le second guitariste, le bassiste, les deux claviers, les cinq choristes (dont quatre beautés à tomber, le cinquième étant un homme je n'ai pas d'avis) ont tous proposé une prestation d'un excellent niveau, et parfaitement en harmonie avec l'univers du maestro.

Des lumières divines ! L'aspect visuel était soigné dans les moindres détails, s'adaptant à l'ambiance des chansons à l'aide des technologies les plus modernes. Ni trop ni trop peu. Le juste équilibre pour accompagner l'essentiel, à savoir la musique, sans s'approprier le premier rôle. Une belle réussite là aussi.

Premier titre de la soirée "Je suis un homme" et les chansons s'enchaînent sans temps mort. Malgré la profusion, cela ressemble fort à un best of géant. Un peu comme s'il n'avait écrit que des tubes. Là aussi, c'est bluffant ! Il alterne savamment chansons avec tous les musiciens et seul au piano. Le public est sous le charme et n'a de cesse de jouer la chorale.

Les deux bonnes heures de spectacle défilent à une vitesse ahurissante et se terminent par un "Goodbye Marylou" sublime ponctué d'un déluge de "lunettes-confettis" que tous tentent de saisir au vol ou s'empressent de ramasser, tels des trophées, dans une ambiance d'un autre monde.


Bien évidemment quelques rappels suivront, puis d'autres encore, manifestement non prévus, seul au piano cette fois... "Bon, à ce stade du spectacle, je ne sais pas ce que je vais faire" nous lance-t-il ! Il reprend "Les larmes de verre" dans une version plus intimiste et touchante qu'avec tous les musiciens, puis conclut par "Ame câline" avant de s'éclipser en remerciant et saluant son public à plusieurs reprises.

Chapeau bas Amiral !

http://www.polnaweb.com

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commentaires

P
Pour tous les amateurs de Polnareff : il fait la une du nouveau Rock&Folk d'août 2007 avec une interview fleuve (12 pages tout de même) menée par le rédact en chef, Philippe Manoeuvre.
Philippe
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J
Pour la réponse, il faut aller voir sur le site web.Aucun rapport avec Kersauson...
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P
Visiblement Polnareff n'a pas râté son come back !
C'est quoi cette histoire d'amiral ? Son surnom ?
Philippe
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J
Oui, mais le DVD du spectacle a été filmé hier soir. Il y aura peut-être aussi un CD ?Ca fera quand même un peu de nouveautés, au moins pour l'interprétation.
Jean-François
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M
Un grand moment, sûrement. Et si en plus il est amiral ! Chapeau bas effectivement.Je regrette quand même vivement l'absence d'un album studio. Rien depuis Kama Sutra, ça commence à faire long. On attendra encore...Migwell
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