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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 00:08
PANORAMA #10 – Soirée du 5 avril 2007.
MORLAIX – Salle des expositions Langolvoas
 
 
Acte 1 – Jeanne BALIBAR
C’est devant un tout petit public que la chanteuse démarre son set vers 20 h.. Nous ne devons pas être plus d’une trentaine dans ce vaste hall d’exposition. Dans le fond, la buvette semble avoir plus de succès. Dans son énorme pantalon jaune fluo tenu par une paire de bretelles qui lui donne un côté un peu clown. N’empêche qu’elle rit jaune, la Jeanne, avant d’attaquer la première chanson. Entourée de deux guitaristes, d’un batteur et de deux hommes aux claviers / machines. Découvrant l’artiste, je ne pourrai pas vous citer le moindre titre. La chanteuse alterne entre l’anglais et le français. Quand elle chante en français, elle me fait penser à Barbara, y compris par la gestuelle. Quand c’est en anglais, c’est Patti Smith qu’elle m’évoque. N’étant fan ni de l’une ni de l’autre, le comparatif, sans doute flatteur, n’est pas fait pour m’aider à bien apprécier l’artiste. J’ai quand même bien aimé, globalement.

 
 
Acte 2 – Peter Von Poehl
Quel plaisir de revoir mon suédois préféré ! Son album est toujours dans ma play list et son concert de décembre à Rennes reste un grand moment. C’est dire comme je me réjouissais de ces retrouvailles.
 
Ici, à Morlaix, Peter est en petite formation, soit Charlie aux claviers, le bassiste et le batteur. Mais le quatuor est en pleine forme. Evidemment, la subtilité des arrangements qui nous avait tant émerveillés à Rennes a beaucoup perdu ce soir. Mais il y a une grande cohésion dans cet ensemble et nous pouvons apprécier l’efficacité de chacun. Peter Von Poehl est un guitariste très fin, à l’image de sa voix, toujours aussi belle. Il est harnaché d’un harmonica qui lui permet d’assurer les mélodies jouées habituellement par les cuivres ou par les chœurs. L’orgue Hammond de Charlie par ses tapis de nappes, colore l’ensemble de sa douce chaleur (ça tombe bien, il ne fait pas très chaud dans la salle). On pourrait reprocher au chanteur de nous avoir raconté les mêmes histoires, refait le même set en plus court et nous avoir fait chanter les mêmes notes. Dommage aussi qu’il n’aie pas présenté de nouvelles chansons. Je pourrais… mais j’ai pas envie. Par contre, j’ai encore eu envie de pleurer sur « travelers ». Les commentaires enthousiastes de spectateurs qui découvrait l’artiste prouvaient qu’il avait gagné la partie. Vivement le prochain disque !

 
Acte 3 – Jacques Higelin
Je ne compte plus le nombre de concerts que nous avons vu du grand Jacques. Souvent très bons mais parfois un peu chaotiques. C’est qu’il a ses humeurs, l’auteur de « Tombé du Ciel » ! La dernière fois c’était l’année dernière lors de la tournée « Higelin enchante Trénet ». Un bon concert, pas la folie non plus mais bien quoi !
 
Armé d’un nouvel album produit par Rodolph Burger « Amor Doloroso » qui a connu un succès critique et public (le pied pour tout artiste !). Personnellement, je n’ai pas pleinement adhéré à cet opus que je trouve inégal. Certains titres
 
Jacquot, qui va sur ses 67 ans, retrouvait la scène dans son propre répertoire. Je ne connais aucun membre de l’orchestre à l’exception de l’indéracinable Mahut, le percussionniste, toujours impressionnant dans son kit géant. Un tout jeune batteur complète la section rythmique avec un contrebassiste au costume très années 50’. Ajouter à cela un guitariste et un claviériste et il nous reste au centre le piano à queue du maître de cérémonie.
 
Il arrive tout souriant, très élégant dans son costume noir. Et commence un show impeccable sur « Mona Lisa Klason » plutôt swing que rock. Pendant deux heures, Jacques Higelin va ainsi alterner entre chansons récentes et anciens titres dont certains un peu oubliés comme « l’ami de l’ennemi public n°1 ». Tantôt à la guitare, parfois au piano, ou alors les mains sur micro et l’œil sur sa partition sur les titres plus récents. Tout se passe à merveille pour nous le public. La voix est belle, on peut supposer qu’il a cessé de fumer, le doigté est intact, surtout au piano et il nous gratifie de versions vraiment très inspirées comme pour « Je suis amoureux d’une cigarette ». A côté de nous, un mec sérieusement éméché apostrophe le chanteur. C’est vraiment pénible. Au milieu du concert Higelin nous fait comprendre que nous, le public, ne manifestons pas suffisamment notre enthousiasme. Dommage car ce n’est pas notre impression, les gens autour de nous semblent savourer ce brillant concert. Peut-être est-ce le public restreint dans ce grand hall (selon les organisateurs nous étions 800) ou encore la buvette un peu trop voyante et même parfois bruyante au fond… En tous cas, Higelin a perdu sa bonne humeur. A deux ou trois reprises, même, il reprend ses musiciens… sur un tempo trop lent, sur un solo pris trop tard. Des petits riens semblent l’agacer. Bref, plus le concert progresse, plus l’homme perd le contact avec le public et se contente d’assurer le show.
 
Peu avant 1h du matin, Jacques Higelin après une version tonique de « Queue de paon » qui réveillera le public, nous quitte sur un « Champagne » qui, de l’avis de tous, manquait un peu de bulle.
 
Nous réclamons un rappel mais rapidement la salle se rallume et la musique d’ambiance semble nous montrer la sortie. Le public continue à faire du bruit tandis que les techniciens commencent déjà à ranger le matos.
 
Dommage ! Higelin laissa son public perplexe, enthousiaste sur l’ensemble du concert, déçu par le sabordage du final. Les connaisseurs savent le chanteur lunatique, capable de prodiguer des concerts sans fin comme de l’interrompre au bout d’une demie heure. Une question de feeling… Bon, nous avons eu deux bonnes heures de concert, on ne peut pas trop se plaindre. Mais quand même, pas de rappel, ça laisse un goût dans le bouche.
 

 
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commentaires

M
Je ne connais le dernier album. En fait, le dernier que j'ai acheté, c'est "Paradis Païen" ; ça date un peu, mais je l'aime bien. Sinon, cette semaine, j'ai réécouté "Tombé du ciel". Y'a quelques bons morceaux. Entre les deux, je crois que c'est "Illicite". Je me suis fait une compil sur la base de ces trois albums et ça rend bien. En concert, par contre, je suis bredouille. Je me souvient d'un jeune qui faisait son service miliaire et que j'ai cotoyé dans les années 85-86. C'était un fan absolu. Il m'avait raconté avoir assisté à un concert d'Higelin un soir de 31 décembre. Il avait fait la nuit sur scène !Migwell
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P
Certains concerts d'Higelin sont magiques, je confirme.  Certains artistes se contentent d'assurer en toutes circonstances un spectacle lisse et calibré. Higelin, lui, peut faire des spectateurs une bande d'amis dans son salon. Mais s'il n'y a pas osmose, ça peut vite tourner au vinaigre et notre homme ne se contentera, comme il le chante si bien, que du "Minimum" !