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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 20:04

Alors que les fans de Paulo comptent les jours qui nous séparent de la sortie du nouvel opus (Et ce n’est pas Migwell qui nous dira le contraire : la preuve ici) je vous propose un petit retour sur son dernier album, sorti en septembre 2005 : « Chaos and creation in the backyard » (si l’on met à part  la 4ème création classique, Ecce Cor Meum paru en 2006).

 

 

  

Pour la première fois depuis qu’il travaille en solo, le musicien s’en est remis à un producteur sans concession, qui ne sera pas son faire-valoir mais exigera du maître le meilleur de lui-même. Fini les cabotinages, les arrangements – trop faciles – les compositions mal travaillées. Un peu raide quand on s’appelle tout de même Paul McCartney et que, depuis plus quarante ans, des millions de fans crient au génie. Et voici ce morveux qui vient lui dire « Non, là franchement, c’est pas terrible, t’es capable de mieux… » Faut savoir rester calme et retrouver un peu d’humilité. Nigel Godrich, car c’est lui, n’est pas non plus un petit nouveau. Certes, il a une trente ans de moins que notre bassiste mais tiens un tableau de chasse des plus somptueux : Radiohead (le fabuleux OK computer, c’est lui !), The Divine Comedy, U2, R.E.M. et récemment les Strokes.
 
Le principe retenu, à quelques exceptions près, est de confier à Paulo la totalité de l’instrumentation – en clair il joue de tout : piano, guitares, basse, batterie. Un orchestre de cordes vient judicieusement se poser là où c’est nécessaire. La sobriété étant la règle. 
 
Le résultat est tout simplement somptueux, l’album dont nous n’osions plus rêver. Les plus critiques rechercheront dans les années 70’ une qualité équivalente, nous autres, les inconditionnels, gardons encore toute notre flamme pour « Flaming Pie » sorti en 1997, et même le suivant « Driving Rain » (2001) distillait quelques perles. Mais là, mes amis, nous tenons un sublime trésor de mélodie, d’harmonie et de cohésion.
 
Alors ? On l’écoute ce disque ou on continue à l’encenser ?
 
l’oncle Paul se gratte la gorge et lance « One, two » et c’est parti. Fine Line ouvre le bal. Une compo sympa, entraînante. Déjà le ton est donné et l’on sent bien la rupture, ça sonne vraiment pas pareil. Bien sûr on reconnaît la voix, la patte de l’artiste, les chœurs, mais la touche du producteur est également bien présente. 
 
How Kind of You est une belle mélodie mais je dois dire qu’elle ne me transporte pas d’extase.
 
Arrive le second single, la jolie ballade Jenny Wren.  Ici on se retrouve dans le McCartney première époque (McCartney, Ram, Wild Life). At The Mercy fait partie de ces chansons qui démontrent tout le génie de son auteur. C’est simple, c’est évident, ça sent – comme tout le reste d’ailleurs – l’inspiration naturelle. Rien de laborieux, tout semble venir tout seul et, à lire les interviews de McCartney, c’est réellement comme ça que ça se passe.
 
Friend to Go. C’est marrant mais en écoutant la chanson en vue de la rédaction de cet article, je me suis imaginé qu’à l’époque des Beatles, cette ballade aurait été la chanson de Ringo (comme par exemple « With A Little Help From My Friends ») Je ne veux pas être péjoratif
 
C’est l’heure de la pause ? Déjà ? En effet, Paul nous propose son English Tea, dans un salon un peu vieillot avec une miss Marple, toute sourire en remuant sa cuillère. A la manière de « For No One » (Revolver – 1966), un quatuor de cordes vient soutenir le piano et la voix.
Mais Paul délaisse les violons pour une formation dont il assure une nouvelle fois tous les pupitres pour Too Much Rain.
A certain Softness joue sur du velours, léger, jazzy au contraire de Riding to Vanity Fair titre atmosphérique ou la production de Nigel Godrich s’exprime sans retenue.
Tiens j’allais dire du mal de Follow Me, le début n’annonçant que du réchauffé à la sauce McCartney, puis arrive la montée de violon et tout redevient passionnant.
Comment ne pas penser aux Wings avec Promise To You Girl ? Tout y est : les choeurs haut perchés, les arrangements (cette montée de Moog) digne des meilleurs passages de Band On The Run ou encore Venus and Mars : Jubilatoire !
Avant dernier titre, voilà qu’arrive sans crier gare This Never Happened Before : quelques accords de piano, un son de basse si caractérisque, des nappes de violons… Voilà l’oncle Paul qui nous prend au sentiment, à l’arrache larmes et il sait y faire le bougre. Allez, je ne vais pas tourner autour du pot : ce titre là c’est la grace à l’état pur, c’est Mozart écrivant son Confutatis, Debussy son Clair de Lune, Ravel son concerto pour la main gauche… Bref, de cette trempe. Mais écoutez donc et admettez que je n’exagère pas !
 
Anyway ou la gerbe finale. Le compositeur enchaîne dans la même veine, la même inspiration et vient clore cet album époustouflant. Mais non, après une petite pause le thème nous revient plus rythmé et enchaîne sur diverses variations instrumentales comme un feu d’artifice.
 
Voilà un album qui monte doucement mais implacablement en intensité. Si les premiers titres sont globalement bons mais sans plus finalement (à l’échelle de McCartney s’entend) la suite est l’expression du génie de Sir Paul.
 
Voilà ou nous en sommes : rendez-vous le 6 juin pour la suite des aventures...
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commentaires

M
D'accord sur tout, cet album est vraiment en tous points excellent. Tu m'as donné envie de le réentendre. Je vais le prendre demain matin, en route pour Cherbourg ! Par contre, je n'avais pas aimé Driving Rain.Viviement le 6 juin. Putain dix jours !Migwell
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B
La collaboration Macca / Godrich est une véritable réussite en effet. On repproche souvent aux dinosaures du rock de sortir des albums datés, sans prise de risque.
Or ici, la touche du producteur donne une note contemporaine qui apporte énormément de fraicheur à des mélodies certes de haute facture, mais qui sans l'immense boulot de Godrich demeureraient au stade de "bons titres Beatles-like".
Excellent album d'un Beatles dans le vent.
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