Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

Ce site est bien sûr ouvert à la famille, aux amis et à tous ceux qui passent pas là. N'hésitez pas à réagir aux articles en y mettant vos propres commentaires.

Pour suivre l'actualité du site, vous pouvez aussi vous inscrire à la "newsletter".

Bonne visite !

dossier Beatles

 

 

Recherche

Articles Récents

29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 22:57
André Caroff - Bonder dénude la Madone
Fleuve Noir - 1974
 
Oui, je sais déjà ce que vous pensez, un sourire ironique au coin des lèvres. Et vous avez bien raison.
 
Ma crédibilité littéraire n’étant plus à prouver / à sauver (rayez la mention inutile), je me lance donc sans retenue dans cette chronique d’un roman de gare éditée dans la merveilleuse collection « Fleuve Noir ».
 
Ceux et celles qui ont suivi mes chroniques de James Hadley Chase se souviennent certainement des pulpeuses créatures qui ornaient les éditions anglaises tandis que les françaises (Série Noire) étaient tristement endeuillées par une couverture ne souffrant aucune distraction féminine.
 
Aujourd’hui soyons fiers d’être français avec cette magnifique collection dont est issu ce titre génial « Bonder dénude la madone ».
 
Evidemment lorsque je trouvai ce bel ouvrage dans la caisse de Loïc (explication ici), j’avoue qu’après un coup d’œil connaisseur, je délaissai le bouquin dans un coin de ma cave. Et puis, un beau jour…
 
Tout d’abord le nom de l’auteur, André Caroff, nous fait penser que nous avons affaire à un écrivain breton et plus précisément Léonard, car les Caroff y sont très répandu (moins que le lisier cependant). Il faut savoir qu’Auguste Le Breton est natif de Lesneven, il y a donc des antécédents. Mais non, recherches faite, André Caroff serait un pseudo (le vrai nom, c'est Carpouzis). Navrant !
 
Maintenant, plongeons nous dans la lecture, qui promet d’être croustillante. Elle l’est en effet mais seulement des pages 11 à 17. Ces 7 pages sont à la mesure de la couverture. La suite, hé bien, c’est pas si mal, figurez vous. L’intrigue tient la route et ça se lit bien. Côté érotisme, en revanche, ça retombe comme un soufflé. Bonder a dénudé la madone page 17, et l’auteur qui a rempli ainsi son contrat avec l’éditeur, peut penser à autre chose.
 
Idéal pour un voyage en train, sans plus, mais pas moins.
 
Morceaux choisis :
Page 11 :En s’ouvrant , la porte coupa court aux réflexions de Clint, d’autant que la fille qui se tenait devant lui valait le coup d’œil, qu’elle ne l’ignorait pas et abusait un tantinet des postures suggestives. Elle portait un pull collant soulignant ses seins ronds et lourds. Son pantalon était réellement une incitation au viol tant il épousait la forme de son bas-ventre. Le regard de Clint remonta, rencontra celui ironique de la fille. Elle sourit, leva un doigt afin de relever une mèche qui lui barrait le front et demanda d’un ton traînant :
-         Vous êtes dans les assurances, hey ?
 
Page 16 : Elle déboucla la ceinture de son pantalon collant, remua la croupe afin de s’en extraire. Elle ne portait pas de slip, leva une jambe après l’autre, piétina le vêtement et revint se plaquer à Clint dont le sang bouillait. Il avait balancé son veston sur le canapé, ses mains caressaient le corps satiné de la fille. Elle devait être folle, nymphomane, hystérique, car elle se livrait sur lui à des investigations extrêmement précises en commentant ses découvertes d’une voix de médium…
 
La suite ? Avec un peu de chance, chez un bouquiniste pour 50 cts maximum !
Partager cet article
Repost0

commentaires