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2 février 2008 6 02 /02 /février /2008 14:18
NO COUNTRY FOR OLD MAN – Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme
Film américain de Joel et Ethan Coen
Avec Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin
Sorti le 23 janvier 2008
 
Quelque part dans un paysage désertique du Texas, un type se balade avec une grosse bonbonne (à oxygène ?) reliée à une sorte de pistolet haute pression. Tout en douceur, mais froidement, il exécute sa victime.
 
Toujours dans ce territoire désolé, un type, en pleine partie de chasse, se retrouve face à un troupeau de… 4x4 avec des cadavres un peu partout. Ca sent le règlement de comptes à OK Corral.
 
Un flic, un peu usé, un peu désabusé, (un rôle qui, en d’autres temps, aurait parfaitement convenu à Robert Mitchum mais brillamment tenu ici par Tommy Lee Jones) va bien devoir s’y coller puisque c’est sur ton territoire…
 
Voilà le décor et les personnages en place pour une implacable course poursuite.
Disons le tout net, nous sommes sortis emballés de la projection. Les frères Coen signent ici un thriller jubilatoire et palpitant. Le suspense est  maintenu de bout en bout, ce qui est une belle performance pour un film d’un peu plus de 2 heures. L’angoisse monte crescendo, les réalisateurs jouant avec nos nerfs mais aussi s'amusant à nous surprendre.
 
Pour couronner le tout, les acteurs servent le film par un jeu réellement convaincant. Tommy Lee Jones est parfait dans le rôle du vieux flic, John Brolin joue le chasseur rusé et déterminé avec toute la rudesse nécessaire (il était l’inspecteur Trupo dans « American Gangster » mais nous ne l’avons pas reconnu). Enfin, Javier Bardem, en psychopathe sadique, fout vraiment les jetons.
 
No country For Old Man est de loin le meilleur film que nous ayons vu ces 3 derniers mois. Dans mon palmarès des frères Cohen je le classe entre « Fargo » et « O’Brother ».
 

PS : Qui peut m’expliquer pourquoi on a cru bon d’associer la traduction française du titre au titre original ?

Le psychopathe et son gros fusil à pompe

Le chasseur rusé et son petit pistolet

Le vieux shériff et son chapeau

Et le désert...

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commentaires

C
Vu aussi. Très beau film. A mon avis No country for old man est un des meilleurs films des Coen, bien au dessus de leur dernières comédie.
Le trio de personnages est impeccable. Pas un ne démérite. Un film à ne pas manquer !
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J
Euh, tu m'expliques la fin Philippe ?
Sinon, c'est effectivement du Coen pur jus. J'avoue avoir apprécié, mais sans plus quand même, sauf la fin où je n'ai rien compris...
Jean-François
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M
J'étais partant pour ce film la semaine dernière, mais pas ma femme. Alors ce fut "La guerre selon Charlie Wilson", que je conseille également.Je verrai "No country for old man "en DVD.Quant à la traduction du titre, c'est vrai que ça fait un peu naze.Migwell
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F
Ce film est un succès à beaucoup de niveaux. Le visuel est magnifique les plans larges de déserts ne sont pas surfaits. Les acteurs sont bien dans leur personnage. Surtout Tommy Lee Jones qui regarde la vieille Amérique s’écrouler et la nouvelle qu’il ne peut rattraper et Bradem qui ne laisse transpirer aucune sorte de remord, de pitié et de morale ce qui fait peut-être de son personnage le plus grand méchant de l’histoire du cinéma. C’est aussi un succès dans la mesure où il ne trahit pas l’œuvre de Cormac McCarthy. Je ne peux d’ailleurs que vous encourager à lire son dernier roman, « la Route », dont la traduction a paru récemment il me semble (rien ne vaut la VO mais faut avoir un très bon niveau d’anglais). Il met en scène un père et son fils d’une dizaine d’année traversant une Amérique dévastée (par quoi on ne le sait pas vraiment, sans doute une apocalypse nucléaire, mais ça n’a pas vraiment d’importance au final) et essayant d’échapper au peu d’humains qui ont survécu qui se livrent au cannibalisme pour survivre. Tout le roman tourne autour de la question suivante que se pose le père malade : « je vais bientôt mourir, mon fils sera alors sans défense, se fera capturer, puis bouffer, est-ce que je ne ferais pas mieux de l’abattre puis de me suicider avec les deux balles qu’il me reste dans le revolver ? » Et en même temps, ce fils est aussi le porteur d’espoir de l’humanité entière, d’une survie autre que purement matérielle. En attendant, il leurs faudra « porter la flamme ».
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