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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 23:19

 

INTRODUCING JOSS STONE

(Virgin – 2007)


Dans notre série « Qui aime bien, châtie bien. Qui n’aime plus, châtie plus »


Il y a quelques années, je m’étais ému pour une jeune (très : 16 ans) et jolie chanteuse. Son histoire ressemblait exactement à celle que l’on aime entendre. En gros, de mémoire, c’était à peu près ceci : Dans une petite ville du Devon, une jeune fille se fait remarquer par sa voix lors du concert des élèves de fin d’année. Un prof l’incite à participer à une émission télé de la BBC pour chanteuses en herbe. Ce qu’elle fait. Un producteur l’entend, la contacte et la signe.


Le premier opus « Soul Session » est assez miraculeux. La petite a une voix de diva digne des plus grandes. Bluffant. Le contenu est pertinent : des reprises pointues du répertoire de ses ainées noires, le tout sur des arrangements fins et racés. La grande classe.


La semaine dernière, lors de mon passage à la médiathèque, je découvre dans les rayons avec une étiquette « nouveauté janvier 2008 » ce disque de la nymphette à la voix d’or.


Dès la première minute, la déception est grande. Si, sur « Soul Session » Joss Stone s’était inspirée d’Aretha Franklin, sur « Introducing » c’est plutôt  Mariah Carey la référence. Petit aparté sur Mariah Carey : J’ai toujours aimé – et aime toujours – son tout premier single « Vision Of Love ». C’est une superbe chanson admirablement interprétée. Tout le monde – ou presque - se fout de moi quand je dis ça mais je persiste et signe, ici encore. C’est dit.


Voilà, je crains très fort que Joss Stone ne suive hélas le chemin de la grosse daube tracé par la blondasse aux 5 octaves. Appelez-ça du masochisme ou de la persévérance, mais j’ai écouté le disque intégralement. Consternant d’un bout à l’autre. Et ce matin, au petit déjeuner, je me suis tapé le CD bonus. Faut vous dire qu’il y figure une reprise du titre des Stones « Gimme Shelter », ce qui méritait quand même une oreille. Echec et mat : elle arrive même à foirer une aussi belle chanson dans des arrangements indigents et R&B (pléonasme).

Miraculeusement, tout de même, un titre – oui, un seul sur les 23 ! – permet de retrouver toute la grâce de « Soul Session ». Dans une économie de moyens (guitare, basse, batterie), Joss Stone pose sa voix sans trop d’effets de gorge. Allez, je mets « Big Ol’ Game » dans ma compile.


Ma conclusion, la voici. Le 14 décembre 2006, Ahmet Ertegun disparaissait à l’âge de 83 ans. Le co-fondateur du mythique label Atlantic pouvait bien mourir en paix. Ce mélomane avait signé Aretha Franklin, Ray Charles, Otis Redding, Wilson Pickett, Led Zeppelin, Crosby, Stills, Nash & Young… Et j’en passe. Tous ces artistes ont bénéficié de sa patte, il leur a servit de révélateur pour en extraire le meilleur. Regardez Aretha Franklin ou Ray Charles. C’est en intégrant l’écurie Atlantic qu’ils sont devenus géniaux, tout simplement.


Si seulement Joss Stone avait pu être signée par un Ahmet Ertegun !!!

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