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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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29 mai 2007 2 29 /05 /mai /2007 22:48

Exposition du 28 avril au 24 juin 2007
Saint-Pol de Léon (29) - Maison Prébendale

La Brittany Ferries expose ses trésors - ou tout au moins une partie de sa malle.

En effet la compagnie maritime bretonne, créée en 1972, commence à faire l'acquisition d'oeuvres d'arts au milieu des années 80, pour la décoration de sa flotte. Il s'agit de commandes auprès d'artistes, dont certains ont acquis une renommée internationale, spécifiquement pour les espaces intérieurs des navires : l'installation d'oeuvres à bord fait des navires de véritables lieux de création.

Le patrimoine artistique compte aujourd'hui 1300 oeuvres originales.

C'est donc une sélection de 40 oeuvres parmis lesquelles ont pourra reconnaitre ou découvrir François Dilasser, René Quéré, Claude Quiesse, François Bihorel, Olivier Lapicque, Antoine de Guivenchy, Alexander Goudie (ci-dessous) et bien d'autres encore...

Quelques photos ici

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 17:03

 

Ecoeurant le père Tweedy... il me ferait presque croire que la recette d'un bon album est aussi évidente que la préparation d'un jambon-beurre.

Yankee Fox-Trot Hotel avait aiguisé ma curiosité en 2002, A Ghost Is Born fut la bande son de mon été 2004, le live Kicking Television ne quitte pas ma platine depuis fin 2005 et en mai 2007 devait sortir Sky Blue Sky ; inutile de dire que je les attendais au tournant ! Depuis 1995, Wilco va crescendo : du country-rock des débuts jusqu'à l'explosion sonore des derniers albums, on avait goûté avec délice aux expériences de ce groupe hors-pair.


En 2007, Wilco nous prend à contre pied, pas de surenchère mais un disque définitivement « roots », axé « songwritting » et bourré d'influences – une fois n'est pas coutume – comme si Roger Waters, Lowell George, Neil Young, McCartney, Robbie Robertson ou encore Andie Powell avaient veillé au grain. Heureusement Sky Blue Sky n'est pas un simple patchwork, tout cela est minutieusement harmonisé et surtout soutenu par une production de haute facture qui permet à Wilco de ne pas se perdre dans un passéisme ringard.


La bande à Tweedy livre un disque qui reflète l'expérience et le savoir-faire, on sent le travail artisanal et une forte cohésion qui donne à l'ensemble une certaine prestance et met l'auditeur à l'aise : les nappes d'Hammond et solo de Wurlitzer se mettent en place naturellement et les passages plus rythmés, parfois syncopés, donnent un relief indispensable à ces compositions profondément folk.


Peut-être un peu moins original que ses prédécesseurs, ce Sky Blue Sky demeure toutefois un excellent cru et peut constituer une bonne entrée en matière dans l'oeuvre du groupe. Sans se livrer entièrement dès la première écoute, ce disque n'en est pas moins attachant pour autant et mérite vraiment qu'on s'y intéresse.

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27 mai 2007 7 27 /05 /mai /2007 13:32

Poèmes et chansons 1965-1999
Traduit de l'anglais par Marina Dick et Jean-Michel Espitallier
Edition bilingue
10/18 - Collection Musiques et Cie (2003)

Pour tous ceux qui, comme moi, ne maitrisent pas parfaitement la langue de Shakespeare - pardon, de McCartney - voici un petit ouvrage très utile qui nous offre un beau florilège de l'oeuvre du compositeur. D'un côté, le texte en v.o., de l'autre la traduction.

Hélas, toute la production n'est pas là. Et il y a de gros manques (comment avoir omis "Let It Be" par exemple ?). Quitte à choisir nous aurions préféré avoir toutes les chansons et moins de poèmes. Mais le livre se veut plus ambitieux et oublier (mais comment ???) le chanteur au profit de l'auteur, comme en atteste la 4ème de couverture :

Blackbird Singing célèbre des retrouvailles et une révélation. Retrouvailles jubilatoires avec des chansons inoubliables : Penny Lane, Yesterday, Hey Jude... Révélation d'un grand poète populaire grâce à ces poèmes inédits au réalisme sensible et tendre où se côtoient le souvenir, la peur et la solitude, l'humour et l'espoir. Avec la passion des mots, Paul McCartney évoque les lieux de sa jeunesse (Liverpool), les êtres aimés et disparus (John Lennon, Ivan Vaughan, sa femme Linda) et ses batailles (Pour que ça change). De ballades élégiaques en cris de révolte, sa poésie se déploie en un chante éblouissant de maîtrise.

"Videz votre esprit, oubliez donc le nom et la célébrité. Lisez et écoutez ces mots limpides - et faites-vous votre propre opinion." Suivons le conseil de son ami Adrian Mitchell et laissons-nous emporter par la musique des mots de Sir Paul".

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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 20:04

Alors que les fans de Paulo comptent les jours qui nous séparent de la sortie du nouvel opus (Et ce n’est pas Migwell qui nous dira le contraire : la preuve ici) je vous propose un petit retour sur son dernier album, sorti en septembre 2005 : « Chaos and creation in the backyard » (si l’on met à part  la 4ème création classique, Ecce Cor Meum paru en 2006).

 

 

  

Pour la première fois depuis qu’il travaille en solo, le musicien s’en est remis à un producteur sans concession, qui ne sera pas son faire-valoir mais exigera du maître le meilleur de lui-même. Fini les cabotinages, les arrangements – trop faciles – les compositions mal travaillées. Un peu raide quand on s’appelle tout de même Paul McCartney et que, depuis plus quarante ans, des millions de fans crient au génie. Et voici ce morveux qui vient lui dire « Non, là franchement, c’est pas terrible, t’es capable de mieux… » Faut savoir rester calme et retrouver un peu d’humilité. Nigel Godrich, car c’est lui, n’est pas non plus un petit nouveau. Certes, il a une trente ans de moins que notre bassiste mais tiens un tableau de chasse des plus somptueux : Radiohead (le fabuleux OK computer, c’est lui !), The Divine Comedy, U2, R.E.M. et récemment les Strokes.
 
Le principe retenu, à quelques exceptions près, est de confier à Paulo la totalité de l’instrumentation – en clair il joue de tout : piano, guitares, basse, batterie. Un orchestre de cordes vient judicieusement se poser là où c’est nécessaire. La sobriété étant la règle. 
 
Le résultat est tout simplement somptueux, l’album dont nous n’osions plus rêver. Les plus critiques rechercheront dans les années 70’ une qualité équivalente, nous autres, les inconditionnels, gardons encore toute notre flamme pour « Flaming Pie » sorti en 1997, et même le suivant « Driving Rain » (2001) distillait quelques perles. Mais là, mes amis, nous tenons un sublime trésor de mélodie, d’harmonie et de cohésion.
 
Alors ? On l’écoute ce disque ou on continue à l’encenser ?
 
l’oncle Paul se gratte la gorge et lance « One, two » et c’est parti. Fine Line ouvre le bal. Une compo sympa, entraînante. Déjà le ton est donné et l’on sent bien la rupture, ça sonne vraiment pas pareil. Bien sûr on reconnaît la voix, la patte de l’artiste, les chœurs, mais la touche du producteur est également bien présente. 
 
How Kind of You est une belle mélodie mais je dois dire qu’elle ne me transporte pas d’extase.
 
Arrive le second single, la jolie ballade Jenny Wren.  Ici on se retrouve dans le McCartney première époque (McCartney, Ram, Wild Life). At The Mercy fait partie de ces chansons qui démontrent tout le génie de son auteur. C’est simple, c’est évident, ça sent – comme tout le reste d’ailleurs – l’inspiration naturelle. Rien de laborieux, tout semble venir tout seul et, à lire les interviews de McCartney, c’est réellement comme ça que ça se passe.
 
Friend to Go. C’est marrant mais en écoutant la chanson en vue de la rédaction de cet article, je me suis imaginé qu’à l’époque des Beatles, cette ballade aurait été la chanson de Ringo (comme par exemple « With A Little Help From My Friends ») Je ne veux pas être péjoratif
 
C’est l’heure de la pause ? Déjà ? En effet, Paul nous propose son English Tea, dans un salon un peu vieillot avec une miss Marple, toute sourire en remuant sa cuillère. A la manière de « For No One » (Revolver – 1966), un quatuor de cordes vient soutenir le piano et la voix.
Mais Paul délaisse les violons pour une formation dont il assure une nouvelle fois tous les pupitres pour Too Much Rain.
A certain Softness joue sur du velours, léger, jazzy au contraire de Riding to Vanity Fair titre atmosphérique ou la production de Nigel Godrich s’exprime sans retenue.
Tiens j’allais dire du mal de Follow Me, le début n’annonçant que du réchauffé à la sauce McCartney, puis arrive la montée de violon et tout redevient passionnant.
Comment ne pas penser aux Wings avec Promise To You Girl ? Tout y est : les choeurs haut perchés, les arrangements (cette montée de Moog) digne des meilleurs passages de Band On The Run ou encore Venus and Mars : Jubilatoire !
Avant dernier titre, voilà qu’arrive sans crier gare This Never Happened Before : quelques accords de piano, un son de basse si caractérisque, des nappes de violons… Voilà l’oncle Paul qui nous prend au sentiment, à l’arrache larmes et il sait y faire le bougre. Allez, je ne vais pas tourner autour du pot : ce titre là c’est la grace à l’état pur, c’est Mozart écrivant son Confutatis, Debussy son Clair de Lune, Ravel son concerto pour la main gauche… Bref, de cette trempe. Mais écoutez donc et admettez que je n’exagère pas !
 
Anyway ou la gerbe finale. Le compositeur enchaîne dans la même veine, la même inspiration et vient clore cet album époustouflant. Mais non, après une petite pause le thème nous revient plus rythmé et enchaîne sur diverses variations instrumentales comme un feu d’artifice.
 
Voilà un album qui monte doucement mais implacablement en intensité. Si les premiers titres sont globalement bons mais sans plus finalement (à l’échelle de McCartney s’entend) la suite est l’expression du génie de Sir Paul.
 
Voilà ou nous en sommes : rendez-vous le 6 juin pour la suite des aventures...
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 22:25

Dans notre série "Les chansons des Beatles à la loupe"

GET BACK - 2ème partie

1ère partie : ici

Get Back voit le jour en France sous forme de 45 tours (single, soit 2 titres, le deuxième étant le lennonien "Don't Let Me Down") le 15 avril 1969, soit 4 jours après son homologue anglais, ce qui n'est pas si mal pour l'époque ! 

Encore une fois, la pochette française n'a rien à voir avec l'anglaise et nous présente une photo du quatuor en noir et blanc sur fond rouge. Le même design (y compris le lettrage) sera appliqué pour le single suivant "The Ballad Of John and Yoko" / "Old Brown Shoes" qui paraîtra le 29 mai 1969.

Il est intéressant de noter que des longues et glaciales séances de janvier 1969, seul ce 45 tours émergera... avant la parution du 33 tours Let It Be en 1970.

 

Le rock&Folk n°29 (Juin 1969) en fera une critique assez mitigée sous la plume de Kurt Mohr :

"Bien décevante, cette dernière production des Beatles. Joli, pas mal (en particulier "Don't Let Me Down") mais enfin, cela, cinquante autres groupes auraient pu le faire. Ce n'est pas la simplicité que je déplore, mais l'absence d'inspiration. Ce n'est pas une raison pour se mettre à les haïr sauvagement. Après tout, eux aussi ne sont qu'humains : on avait un peu tendance à l'oublier. La présence de Billy Preston, l'organiste de Ray Charles, ne suffit pas non plus à élever ce disque au rang des chef-d'oeuvres immortels".

Et pourtant...

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21 mai 2007 1 21 /05 /mai /2007 20:05

Film américain de David Fincher
avec Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr...
Sorti le 16 mai 2007

Alors, voilà une très bonne surprise et un film parfaitement construit. On sent très nettement le travail de documentation et de recherche poussés en amont, ainsi que le souci du respect de la réalité des faits.
Les trépidations du début, l'enthousiasme, les énergies non coordonnées des différents enquêteurs qui n'aboutiront pas forcément à une résolution rapide de l'enquête sont très perceptibles. Tout comme la lassitude due au temps qui passe, puis la résignation de certains et l'oubli relatif avant différents soubresauts à l'orée des années 90.

L'ambiance de la fin des 60's - début des 70's est rendue à la perfection, aussi bien dans les décors, les costumes, la bande son et les extérieurs avec de nombreux véhicules d'époque, dont une Golf série 1, version export USA, dans une belle livrée orange "DDE" comme on savait faire à l'époque. A ce propos, on peut faire la comparaison avec un film sorti il y a quelques mois "Hollywood Land" dont l'action se déroulait dans les années 50.
Les acteurs jouent juste, sans trop en faire et sont convainquants.

Un seul (petit) bémol : la durée. Le film fait tout de même plus de 2h30. Cela passe toutefois bien et il n'y a pas de véritable temps morts. Un montage un peu plus court aurait pu, de mon point de vue, aboutir à un résultat plus dynamique. Dans ce champ de navets auquel ressemble ce début d'année, c'est un film à voir quoi qu'il en soit.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 20:09
Jacques TARDI – Pierre CHRISTIN – Rumeurs sur le Rouergue (1971)
Futuropolis 1986 (dernière édition en 2002)
 
Œuvre de jeunesse pour ces deux grands noms de la bande dessinée, qui signent ici leur seule et unique collaboration commune. Cette bande a été initialement publiée dans Pilote en 1971, à l’époque où c’était un hebdomadaire et surtout un vivier invraisemblable d’auteurs et de dessinateurs exceptionnels. S’y cotoyaient, sous la houlette de Goscinny, l’ancienne génération comme Charlier, Uderzo, Tabary et bien sûr toute une nouvelle génération, libre et sauvage comme Gotlib, F’Murr, Druillet, Gir/Moebius, Bilal, Fred… L’énumération pourrait prendre la page entière. Mais revenons donc à notre sujet. On retrouve dans cette histoire le souffle de l’après mai 1968 avec son lot de grévistes, de CRS (SS bien entendu !) et de patron en DS. La DS étant à cette époque encore le symbole d’une certaine réussite sociale, du patronat et du pouvoir. Tardi ne s’y trompe et use volontiers du cliché.
 
Pour nous parler du modèle dessiné, nous avons confié ces quelques planches au célèbre professeur Pétriman, doyen de l’Universite des DS, sommité des sommités sur le sujet "DS", rien de moins, je vous assure. Dans sa grande mansuétude, il a accepté de nous livrer les lignes qui suivent les images.
 
 
Voici donc le paragraphe « superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis » (N.D.L.R. : les propriétaires de DS) comme aurait écrit le regretté P. Desproges !
 
Les dessins nous montrent ici une DS qui possède la dernière face avant pourvue des phares carénés. Il est donc possible de la dater entre 1968 et 1975 en terme d’année-modèle. Une observation plus fine de la première image nous montre que le rétroviseur intérieur est fixé au tableau de bord et non collé au pare-brise. Cela resserre la fourchette entre 1968 et 1971. La deuxième image nous montre aussi que les panneaux de custode arrière sont lisses et de la même teinte que la carrosserie. Il pourrait donc s’agir d’un modèle dit « administration » aussi connu sous l’appellation « préfecture », pourvue semble-t-il de baguettes latérales et d’enjoliveurs de roue de type « Pallas », ce qui n’est pas conforme à cette finition. De cette image, on peut également dire que les proportions de l’original ne sont pas respectée, le coffre étant bien trop long et le pare-choc arrière trop bas et trop fin. C’est d’autant plus dommage que le profil n’est pas laid.
L’absence de logo sur la malle arrière pourrait orienter le choix du modèle vers une DS19A ou une DS20 en fonction de l’année, voire d’une D Super.
Au sujet de la couleur, il est certain qu’elle est foncée, aux reflets bleus. Je pense que le dessinateur a voulu, pour des raisons esthétiques éviter le noir et lui a préféré un bleu sombre et profond, proche du « Bleu d’Orient » des DS. Mais cette teinte n’était pas disponible pour les millésimes cités plus haut.
Au final, il est impossible de déduire le modèle précis présenté ici.
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 19:49
Dans notre série « Les Chansons des Beatles à la loupe »
OB-LA-DI, OB-LA-DA
(1968)
 
Lorsque j’exposai à un ami Beatlesmaniaque que je m’apprêtais à rédiger une chronique sur cette chanson, il leva presque les yeux au ciel et me demanda avec beaucoup de scepticisme qu’est ce qui pouvait bien motiver mes choix sur des chansons qu’il ne considérait pas comme les plus enthousiasmantes du célèbre quatuor (Get Back et Lady Madonna)
 
Certes, il ne faut voir dans ces choix aucune idée de classement genre « mon tiercé gagnant Beatles » ou effectivement "Ob-la-di, Ob-la-da" n’aurait sans doute pas trouvé place. Mais, car il y a un mais, il ne faut pas non plus jeter trop vite cette chanson aux orties. C’est donc une proposition de réhabilitation que je vous propose ici.
 
On s’est beaucoup moqué de ce titre « Ob-la-di, Ob-la-da », jugé particulièrement niais, qualificatif dont les détracteurs badigeonneraient facilement McCartney et son oeuvre avec un bel acharnement.
 
Au chapitre des titres à onomatopées ridicules – a priori – McCartney ne fut ni le premier ni le dernier. En effet, avant lui on citera « Da Doo Ron Ron » des Chrystals, popularisé en France par Sylvie Vartan. Après lui, le groupe Police en 1980 nous offrira un « De do do do, De da da da» très enlevé. Et puis, pourions nous oublier le magnifique « Awopbopaloobop Alopbamboom » de Little Richard, idole de McCartney (Bon, le vrai titre c'est "Tutti Frutti" mais on va pas chipoter).
 
1 – COMPOSITION
Pour ce paragraphe je vais une nouvelle fois taper dans la biographie de Barry Miles. McCartney raconte avec force détails la genèse de cette chanson, lors du séjour en Indes. « Un soir, nous sommes descendus au village parce qu’un film y était projeté. .. C’était formidable, nous descendions tous ce chemin poussiéreux légèrement en pente qui partait du centre et traversait la jungle. J’avais ma guitare et j’accompagnais la procession en chantant « Ob-la-di, Ob-la-da » qui j’étais en train d’écrire. Bien entendu, Ob-la-di, Ob-la-da n’a aucun rapport avec la méditation, à part peut-être quelques mots « Life goes on... » (La vie continue...) Elle raconte une petite histoire entre Desmond et Molly. En fait, je crois que tout le monde l’aimait bien.
J’avais un ami, Jimmy Scott, un joueur de congas nigérian et que je croisais dans les clubs à Londres. Il utilisait des expressions comme « Ob la di ob la da, lifes goes on, bra ! » (Ob la di ob la da, la vie continue, soutif !) J’adorais cette expression. Il la disait à chaque fois qu’on se voyait. Quand quelqu’un disait « too much » (C’est trop), il répondait :  « Nothing too much, just Outta sight » (Rien n’est trop, c’est juste hors de portée) Un jour sans doute, on le considérera comme un grand gourou ! A mes yeux, c’était un philosophe. En tous cas, c’était un mec génial, et je lui ai dit :  « J’adore vraiment cette expression, je vais l’utiliser ! » Et je lui ai envoyé un chèque plus tard en remerciement, parce que même si j’avais écrit toute la chanson, la phrase était la sienne.
 
Musicalement, la chanson est assez proche tant mélodiquement que rythmiquement d’un calypso, cette danse jamaïquaine à deux temps.
 
2 – Enregistrement
Ob-la-di, Ob-la-da fut enregistré lors des séances de l’album sans nom, appelé en France « Double Blanc » et dans les pays anglo-saxons  « White Album ». Ces séances démarrent le 30 mai 1968 et s’achèvent fin septembre de la même année. Notre présente chanson est enregistrée du 3 au 15 juillet au studio 2 d’Abbey Road.
 
John s’ennuya ferme en travaillant sur « Ob-la-di, Ob-la-da », une chanson qu’il détestait royalement et dont l’enregistrement lui semblait prendre trop de temps. Bien que des musiciens extérieurs aient été engagés pour un arrangement de cuivres, Paul n’était pas satisfait de la version qu’ils en avaient faite et insista pour tout recommencer. Le lendemain, il reprit tout depuis le début, avant de décider finalement que la première version était la meilleure, avec son intro appuyée au piano jouée par John dans le style « blue beat ».
On a dit que cette chanson avait été la cause de bien des disputes, mais Paul a un souvenir différent : Je me souviens que j’étais en studio avec George et Ringo en train de me débattre avec une version acoustique de la chanson. John était en retard pour la séance, mais quand il est arrivé en trombe, il s’est excusé, de très bonne humeur. Il s’est assis au piano et a instantanément joué cette intro blue beat !... On était ravi de le voir si en forme... Du coup, son intervention nous a apporté l’excitation qui nous manquait et la chanson en a été toute métamorphosée. Lui et moi avons travaillé durement sur le chant, et je me souviens que nous nous sommes bien éclatés à faire ça.
 
Au bout d'une vingtaine de prise et d'ajout divers d'overdubs, Ob-la-di, Ob-la-da fut terminée le 15 juillet et le lendemain Geoff Emerick, l’ingénieur du son qui travaillait avec eux depuis des années, décida de quitter les séances, car il ne supportait plus la tension, les disputes et les insultes dans le studio.
 
3 – Discographie de Ob-la-di, Ob-la-da
 
La chanson figure donc sur le double blanc, sorti le 22 novembre 1968. Elle est calée en 4ème plage entre Glass Onion et Wild Honey Pie. Bien que contenant quelques singles potentiels, tels « Back In the USSR » et While My Guitar Gently Weeps », aucun 45 tours ne fut issu de ce double album (format assez exceptionnel à cette époque pour le rock).
 
En France cependant, Pathé-Marconi, éditeur et diffuseur pour notre pays de la maison EMI et  de ses labels, tel Apple, mis sur le marché, en janvier 1969, un 45 tours avec en face A « Ob-la-di, Ob-la-da » et en face B « While My Guitar Gently Weeps » (cherchez l’erreur !).
 
En 1973, sur la compilation The Beatles 1967-1970 (appelée en France, « le double bleu » on aime rappeller dans l'appellation qu'on en a pour son argent !), 3 titres sont extraits du double blanc, Ob-la-di-Ob-la-di n’est pas oublié.
 
Sur l’Anthology 3, parue en 1996, nous avons une version très intéressante, sans l’intro au piano de John et avec des arrangements de cuivres plus dynamiques. Le tempo me semble plus alerte et je ne suis donc pas loin de préférer cette version oubliée dans les placards du studio Abbey Road.
 
N’ayant jamais été classé n°1, Ob-la-di-Ob-la-di ne figurera donc pas sur la compile du même nom, sortie en 2002.  
 
4 – Versions concerts de Paul McCartney.
Ben non, Paul n’a pas encore offert à son public cette chanson. Pour la prochaine tournée ???
 
5 – Autres versions.
La première cover nous vient de Memphis, et plus précisément du label Stax, la mythique maison de disques dédiée à la Soul Music. C’est donc Arthur Conley qui s’y colle pour l’édition d’un 45 tours avec en face B un hommage poignant à son maître Otis Redding « Otis Sleep On ». Une différence notable est le remplacement de la strophe « Live goes On, bra » par « Live goes On, Yeah ».
 
Mais c’est bien sûr en Jamaïque qu’il nous faut chercher des interprétations inspirées.
 
Sur la compilation « TROJAN BEATLES TRIBUTE BOX SET » nous trouvons naturellement deux versions de notre chanson inspirée nous l’avons dit plus haut des rythmes jamaïcains.
 
Tout d’abord Ken Lazarus : version assez fidèle à l’originale, un petit plus chaloupée et avec l’intro au piano. Un saxophone bienvenu rajoute quelques petites phrases ici et là. Ken Lazarus a cru bon également d’oublier le sulfureux « bra ! » et lui préférer un « Yeah ! » plus consensuel.
La deuxième version est celle de Joyce Bond qui nous offre une version assez sympa également. Ici la chanteuse s’accapare sans complexe le « bra » et ça lui va bien.
 
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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 12:25

Film américan de Lee Tamahori
avec Nicolas Cage, Julianne Moore, Jessica Biel
Sorti le 25 avril 2007

Après un "Ghost rider" dans lequel il a atteint le paroxisme du ridicule, Nicolas Cage continue d'alterner le très mauvais et... l'exécrable ! Dans Next, il campe un magicien de seconde zone présentant un show minable à Las Vegas dans un cabaret miteux. Il possède le don de voir 2 minutes de son avenir à compter du moment présent. Il se sert de cela pour jouer au casino et arrondir ses fins de mois. Ceci va lui valoir de se faire embarquer dans une histoire "abracadabrantesque" au cours de laquelle, il va conquérir la femme de sa vie et peut-être sauver le monde... en deux fois quand même ! Un "Brice Willousse" en petite forme fait beaucoup mieux...
Nicolas Cage semble avoir oublié l'excellent Lord of War sorti l'an passé. Ca fait mal retrouver un acteur de cette trempe dans ce genre de navets... peut-être a-t-il besoin de payer ses impôts ou refaire la sellerie (en cuir noir) d'une de ses nombreuses voitures de sport (noires elles aussi)???

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 12:19

Film américain de Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Kristen Dunst, James Franco
Sorti le 1er mai 2007

Alors sur le fond : le bien et le mal, la dualité de l'être, le péché et la rédemption... Tout ça traité de manière manichéenne sur fond de drapeau Américain et dégoulinant de bons sentiments... beuark... j'ai frôlé l'écoeurement. Tout cela manque cruellement de nuances.
Et sur la forme : 20 minutes de bluette sans intérêt, 5 minutes d'action, 20 minutes de bluette sans intérêt, 5 minutes d'action, etc... et ça pendant plus de 2 heures. Restent certains effets spéciaux très réussis, particulièrement en ce qui concerne l'homme de sable.
Je relèverais juste un moment drôle (fait à dessein?) quand notre araignée s'essaye au côté obscur et déambule dans les rues de New-York, façon John Travolta dans la Fièvre du Samedi Soir ! Délicieux.
Et ce ne sont pas les acteurs qui sauvent le fim, pas plus que la mise en scène façon bourrin.

En résumé : on est ici à des années-lumière d'un Star Wars qui traite des mêmes thèmes.

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