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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 19:17

 L'autre jour, pendant un cours de math, l'idée me vint de demander à ma voisine quel serait son disque ou son livre du moment. Sans hésiter elle me répondit : "Ensemble c'est tout d'Anna Gavalda".  Mon voisin de gauche, lui, me proposa une petite sélection de disque (qu'il faudra que j'écoute aussi).

Mais revenons au livre, si je me souviens bien, je crois qu'il avait fait beaucoup de bruit au moment de sa sortie, enfin il me semble l'avoir beaucoup vu en présentation, mais je ne m'y étais pas intéressé à ce moment.

C'est l'histoire de Camille, Franck, Philibert et de Paulette. Leurs vies sont pas forcément très marrantes mais ils essayent de faire avec. 

Le livre se lit avec une facilité assez déconcertante, on s'attache très rapidement aux différents caractères qu'on rencontre. J'ai passé un très bon moment de lecture et je dois avouer que je me suis parfois endormie un peu tard à force de me dire : "Aller encore un dernier chapitre"

Je vous conseille donc ce livre pour un très agréable moment de détente.

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 13:44

"Mais c'est quoi ce bordel ?" M'exclamai-je au terme d'une écoute attentive au casque de toutes les versions disponibles de Get Back. Je venais de voir la version de ce titre sur le DVD Anthology sur le toit d'Apple puis d'entendre la version du CD Anthology 3, lui aussi enregistré au même endroit. Et ça n'avait strictement rien à voir !!! Je consulte les notes de pochette et j'apprends qu'il nous est donné à entendre ici la 3ème performance de Get Back sur le toit ! Nouvelle exclamation de ma part "MCQCB ?".

Un peu d'histoire

J'ai déjà raconté la genèse de Let It Be,  Voici rapidement celle du concert sur le toit. Au terme de l'enregistrement chaotique de ce documentaire sur les Beatles au travail, on cherche des idées de conclusion. Celle d'un concert semble la meilleure aux yeux de Paul mais si possible un truc un peu original. On peut suivre un bout de la discussion sur ce sujet sur le DVD Anthology. George n'est absolument pas motivé mais lorsque Ringo lâche timidement "Moi j'aimerais assez...", Paul a trouvé un allié de taille "Ah ? Ca te plairait bien, à toi ?". On ne refuse rien à Ringo.

Quelques jours plus tard donc, vers midi, les Beatles sont sur le toit pour ce qui sera leur dernière prestation publique. Nous sommes le 30 janvier 1969, il doit faire un froid de canard et on se dit qu'un concert en plein air c'est peut-être pas la meilleure idée qui fut pour réchauffer l'ambiance. 

Mais, alors, quelle est la set-list de concert sur le toit ? Combien y a-t-il de versions de Get Back ? Peu d'ouvrages se font précis sur la question, pas même le volumineux pavé "Beatles Anthology" (le livre !). Il faut au final se référer au "The complete Beatles Chronicle" de Mark Lewisohn pour obtenir une réponse aussi fiable que précise.

Le concert dure 42 minutes.  En voici le détail :

  1. Get Back
  2. Nouvelle version de Get Back
  3. Don't Let Me Down (Présent sur le film "Let It Be" et le CD "Let It Be Naked")
  4. I've Got A Feeling (film  et LP "Let It Be" et le CD "Let It Be Naked")
  5. One After 909 (idem)
  6. Dig A Pony (idem)
  7. Nouvelle version de I've Got A Feeling (utilisée partiellement sur "Let It Be Naked")
  8. Nouvelle version de Don't Let Me Down (inédite)
  9. 3ème version de Get Back. il s'agit de celle où la police arrive sur le toit. A la reprise, on peut entendre Paul déclarer "You've been playing on the roofs again, and you know your Momma doesn't like it, she's gonna have you arrested !"

Mais mon problème n'est pas résolu pour autant : Les notes de pochettes de l'Anthology sur cette dernière chanson précisent qu'un problème d'ampli réduit au silence les guitares quelques instants. Cela s'entend fort bien en effet, de même que les commentaires de Paul. Mais lorsque l'on regarde le même morceau sur l'Anthology, on voit en effet les policiers qui s'affèrent un peu partout, ce qui nous fait penser que les Beatles jouent la dernière prise, mais en fait il n'en est rien et il s'agit au final d'un mix entre les deux premières versions. De fait, en y regardant plus attentivement, les policiers sont visibles partout sauf autour des Beatles...

Comme on peut le constater, tout ceci n'est pas limpide. Mais nous avons maintenant sur le dossier "Let It Be" quelques éléments sérieux qui nous serviront pour aller plus avant dans l'étude des titres de cet album.

 

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15 décembre 2006 5 15 /12 /décembre /2006 13:35

Film américain de Brian de Palma
Avec Scarlett Johannson, Josh Hartnett, Hilary Swank, Aaron Eckhart
Sorti le 8 novembre 2006

Scarlett Johannson, 2ème ! Décidément elle cumule ces temps ci, la Scarlett. Après le Scoop de Woody Allen, le Prestige de Christopher Nolan, la revoici dans le ténébreux Dahlia. Qui s'en plaindrait ? Certainement pas moi. Cette petite a tout d'une grande, elle joue merveilleusement bien et dans des registres variés aussi à l'aise en candide et naïve qu'en vamp sophistiquée et glamour. D'ailleurs Brian de Palma a su parfaitement la mettre à l'honneur dans un style qui évoque diablement celui des héroïnes d'Hitchcock. En particulier la Kim Novak de "Vertigo" où la coiffure de la blonde est, me semble-t-il, la même et, encore plus troublant, filmée de la même manière. "Sophisticated Lady" est un thème de Jazz de Duke Ellington mais il désigne parfaitement le personnage de Scarlet qui n'oublie jamais son long porte cigarette qu'elle tient nonchalamment le long de ses doigts aux ongles écarlates, dans une pose très étudée.

Ah ? On me demande de parler du film ? j'y venais, mes amis. je vous ai décrit l'héroïne et c'est déjà beaucoup. Peut-on parler du film sans évoquer le livre ? Ceux qui, comme moi, on lu le fameux polar de James Ellroy, sauront qu'une adaptation cinématographique fidèle est impossible tant le texte est foisonnant et dense. A défaut d'être fidèle à la lettre, on peut l'être sur le fond. Et c'est ce qu'à parfaitement réussit le réalisateur. On a reproché à Brian de Palma d'avoir pondu un film où les intrigues se succèdent sans laisser au spectateur le temps d'intégrer les événements. Ce qui n'est pas faux  mais c'est aussi ce qui fait le charme du film : un tourbillon qui nous entraîne sans répit à la manière cette fois d'un autre grand film : "le Grand Sommeil", cette adaptation par Howard Hawks du roman de Raymond Chandler. Oui, c'est de cette trempe : du cinéma digne de l'âge d'or d'Hollywood.

Et aujourd'hui, on ne ménage pas son plaisir avec une iconographie conséquente !

 

 

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 20:54

 Aire Libre (Rennes) le samedi 9 décembre 2006

Une organisation méga calibrée en fonction de l'horaire de travail de Sophie (elle terminait à Brest à 18h10) nous permis de présenter nos billets à 20h45 à l'entrée de la salle après un détour par Rennes pour déposer les enfants chez Myriam et Hubert, qui nous accompagnaient.

Evidemment l'effet de surprise était un peu éventé par la chronique de Benoît. C'est en effet l'organiste Charlie qui acceuillait les spectateurs et qui laissa la place à Marie Modiano. Même avis que Cécile et Benoît : bien mais sans plus. Son set avait le mérite d'être court.

C'est quand même plaisant de connaître et d'apprécier 90 % de ce que l'artiste va jouer sur scène. C'est exactement ce qui s'est passé pour nous hier soir car "Going to where the tea trees are" tourne régulièrement sur la platine depuis la rentrée. A ceci près que, sur scènes, les chansons trouvent des développements et parfois des arrangements nouveaux, en particulier sur Tooth Fairy avec des choeurs féminins alernés avec la section de cuivres particulièrement beaux.  J'avoue avoir vécu un beau moment de frisson dès la 2ème chanson "Travelers". Je ne vais pas refaire le concert, car je suis en tous points d'accord avec les commentaires de Benoît.

Dans les rappels, Marie Modiano a rejoint Peter pour une remarquable reprise des Righteous Brothers "You've Lost The Loving Feeling". Je ne connaissais pas ce titre auparavant mais le duo fit merveille.

 

 

 

 

 

 

 

La set list (hé oui, je suis monté sur scène !). En gras, les titres qui ne figurent pas sur le cd.

  1. Virgin mountains
  2. Travelers
  3. Scorpion grass
  4. Tooth Fairy part II
  5. The Lottery
  6. Heartbreak Hotel (Elvis)
  7. Global conspiracy
  8. Morning Rush
  9. A broken skeleton key
  10. Little creatures
  11. Tooth fairy
  12. Going to where the tea trees are
  13. The bell tolls five

Rappel

  1. The story of the impossible
  2. You've Lost the loving feeling (avec Marie Modiano)
  3. Lost in space

Et, à la demande générale, la réponse à la pertinante question :

DE QUELS CLAVIERS JOUAIT CHARLIE ?

- Piano 1/2 queue Yamaha

- Orgue Hammond C3 et sa cabine LESLIE (non visible sur notre cliché)

- ORGUE ELKA X-605 surmonté d'un petit clavier quelconque.

 

 

 

 

 

 

 

 Pour finir, une photo du fameux Charlie en pleine action : un bonheur aussi visuel que sonore !

 

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 12:09

SE QUESTO E UN UIMO (1947)
de Primo LEVI (1919-1987)
Pocket - 1990

Oui, je sais, parler d'un livre sur les camps de concentration alors que le best seller de la rentrée littéraire 2006 "Les Bienveillantes" traite du même sujet,  c'est comment dire... Décalé.

Depuis quelques temps Juliette, 14 ans, me relance régulièrement "Papa, t'as lu  "Si c'est un homme" ? Il faut dire qu'elle en lit, ma Juju, des ouvrages sur la 2ème guerre mondiale et les camps d'extermination. A croire qu'il existe une fascination pour l'abjection. Le précédent était "LE RING DE LA MORT" de Jean-Jacques Greif ayant pour cadre Auschwitch en 1941...

Primo Levi décrit avec une économie de style sa détention a Monowitz, camp dépendant d'Auschwitch. Tout au long de son récit, il s'astreint à ne raconter que ce qu'il a vécu. Donc pas de considération générale sur l'organisation des camps, le contexte. Nous suivons la vie - ou la survie - au quotidien d'une jeune homme italien qui ne comprend pas grand chose au début des ordres et des consignes donnés en allemand. Ici, pas de héros, les détenus, tenaillés par la faim et le froid, en sont réduits aux petits combines, au marché clandestin, par nécessité.

Ce témoignage a été écrit en 1947. Il aura mis des années avant d'être publié en grande diffusion. L'auteur a ensuite partagé son temps entre son premier métier, chimiste, et l'écriture. Mais, faisant oeuvre de mémoire, il a souvent rencontré ses lecteurs comme il le dit lui-même dans la l'appendice qui clôt le livre : Des centaines de lycéens de toutes les régions d'Italie m'ont invité à commenter mon livre... A mes deux métiers, j'ai dû bien volontiers en ajouter un troisième : celui de présentateur-commentateur de moi-même..."

Pour finir, et pour résumer le sens de cet ouvrage, je citerai quelques lignes que l'on peut lire dans le dernier chapître : "Le sentiment de notre existence dépend pour une bonne part du regard que les autres portent sur nous : aussi peut-on qualifier de non humaine l'expérience de qui a vécu des jours où l'homme a été un objet aux yeux de l'homme".

Philippe

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 23:09

Film britannique de Stephen Frears
avec Helen Mirren, Michael Sheen, Alex Jennings
Sorti le 18 octobre 2006

Ce film aurait très bien pu être dans la programmation du festival "Portraits de femmes" dont nous parle Pierre dans son article de ce jour. En effet, si le film évoque les remous politiques qui ont suivi le décès de Diana, le réalisateur s'est particulièrement attaché à l'étude de la souveraine, toute en nuance et en complexité. Il faut souligner la remarquable interprétation d'Helen Mirren, qui joue une Elizabeth II pour vraie que nature. Le mimétisme est saisissant.

On ne s'ennuie jamais là où les frasques royales et les manoeuvres du premier ministre auraient pu vite nous lasser. Le ton nous semble juste  (mais mon niveau de connaissance sur ce dossier est finalement assez mince) le rythme est vif, et encore une fois les interprétations sont remarquables. Le prince Philip en prend tout de même plein son grade tandis que Tony Blair fait à la fois la vaisselle et des courbettes devant la reine (mais pas les deux en même temps).

Une belle leçon d'histoire, de stratégie et d'humanité.

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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 16:35

Chaque année a lieu à La Seyne sur Mer (83) un remarquable festival de cinéma sur le thème « Portraits de femmes ». Ce festival est animé par des bénévoles et a lieu en ce moment du 28 Novembre au 9 Décembre 2006.

De plus, le prix des places est très intéressant : un pass de 15 Euros pour assister à la projection de 5 films.  

 

Les films ne sont pas forcément récents.

La liste proposée cette année est :  

-         Carmen de Mark Dornford-May   

-         Wassup Rockers de Larry Clarks  

-         Bamako de Abderrahmane Sissako 

-         Les silences du palais de Moufida Tiati  

-         Joyeux Noël de Christian Carion 

-         Famtômes de Christian Petzold   

-         Watermarks de Yaron Ziberman   

-         La tourneuse de pages de Denis Dercourt  

-         Tous les autres s’appellent Ali de W. Fassbinder   

-         Le regard de Sepidh Farsi   

-         Avril de Gérald Hustache-Mathieu   

-         U de Grégoire Solotareff – Serge Elissade   

-         On appelle ça … le printemps de Hervé Leroux   

-         Sophie Scholl de Marc Rothemund   

-         Locataires de Kim Ki-duk   

-         Nouvelle chance d’Anne Fontaine   

-         Hyènes de Djibril Diop Mambety   

-         Volver de Pedro Almodovar   

-         Nuit du court-métrage (projection d’une quinzaine de C.M. de 5 à 25 minutes.  

A l’issue de chaque projection, il est demandé au public de noter le film sur une cotation de 0 à 5 (pour décerner à la fin le prix du public).   

Pour notre part, et en fonction de nos disponibilités, nous avions choisi les 5 films suivants pour notre pass :  

-         La tourneuse de pages,   

-         Avril,  

-         Locataires,   

-         Nouvelle chance,   

-         Nuit du court métrage (que nous voyons ce soir Vendredi 8 décembre).

 Plus deux films vus hors pass : 

 -         Carmen
 -         Bamako.

 Si nous avions été disponibles, nous aurions vu volontiers Sophie Scholl  ainsi que Watermarks. Quant à Volver, nous l’avons déjà vu et apprécié il y a quelques mois.  

  Alors résultat des courses : nous avons particulièrement apprécié :   

-       Carmen (noté 5) : film remarquable, très dense et original : « adaptation de l’opéra de Georges Bizet « Carmen » parlé et chanté en Xhosa, transposant les amours de Carmen et de Don José dans un township d’Afrique du Sud aujourd’hui. Magnifique Carmen, fascinante avec son regard altier, sa distinction de femme fatale et ses formes opulentes. Elle est princière et populaire ».  

-       Avril (noté 4 ou 5) : « Avril est une jeune novice élevée dans un couvent. Elle s’apprête à prononcer ses vœux lorsqu’on lui révèle l ‘existence d’un frère jumeau. Elle part à sa recherche et se retrouve en Camargue… ».  

-       La tourneuse de page (noté 4 ou 5) : Très bonne réalisation. Grande prestation de Catherine Frot. « Mélanie, âgée d’une dizaine d’années, semble avoir un don pour le piano. Elle passe le concours d’entrée au conservatoire, mais echoue. Profondément déçue, elle abandonne le piano. On la retrouve 10 ans plus tard… ».  

-         Locataires (noté 5 , Edith indisponible n’a pu le voir). Film remarquable, à recommander vivement. Mise en scène superbe. Très peu de dialogues. Un fond philosophique évident. Du suspense. Belles photos. « Tae-suk laisse des prospectus sur les poignées de porte des maisons. Quand il revient quelques jour après, il sait qu’elles sont désertées. Il y pénètre et occupe ces lieux sans jamais rien y voler. Un jour dans une maison qu’il croit vide se trouve une jeune femme… ».

 Nous avons moins aimé :

-         Bamako (noté 2) : Le sujet sur les effets de la mondialisation aurait pu être intéressant, mais beaucoup de longueurs, et à force de trop vouloir démontrer… on lasse. 

 -         Nouvelle chance : ne nous a pas vraiment emballés (j’ai noté 0, Edith a été un peu plus indulgente je crois). J’ai pour ma part trouvé la mise en scène assez nulle, tirée par les cheveux, et Arielle Dombasle n’est pas ma tasse de thé. Heureusement, prestation louable de Danielle Darrieux (à 90 ans), mais cela ne sauve pas le film du naufrage.

 Enfin, nous attendons beaucoup de la nuite du court-métrage ce soir : c’est un art difficile où bien des amateurs se révèlent et où il s’agit de faire bien en très peu de temps.  

En conclusion, chaque année, nous trouvons ce festival remarquable tant par la diversité, que par l’originalité et la qualité des films proposés.

 

 

 

 

  

 

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 19:14

Thriller français de Guillaume Canet avec François Cluzet, Nathalie Baye, Kristin Scott-Thomas, Jean Rochefort, André Dussollier, François Berléand, d’après le best-seller de Harlan Coben, sorti le 01/11/2006.

Deuxième film de Canet comme réalisateur. Margot, la femme d’Alex est sauvagement assassinée ; huit ans plus tard, Alex – qui peine à reconstruire sa vie – reçoit un mail anonyme avec un lien menant vers une webcam en temps réel… en cliquant dessus, il aperçoit le visage de sa femme.

Il s’agit d’un thriller donc je n’en dirai pas plus, rien de pire que d’en savoir trop ! mais je vous conseille d’aller voir ce film car même si la réalisation est parfois un peu « évidente », le film est parfaitement tenu par le jeu des acteurs : Dussollier en retraité de la gendarmerie se donne des faux airs de Dirty Harry, Berléand en flic célibataire qui vit chez maman est également excellent, même Cluzet – qui en général me laisse de marbre – s’en sort avec les honneurs.

Un bon thriller français, on en voit pas tous les jours, alors laissez-vous tenter ! et si ça ne suffit pas à vous convaincre, j’ajouterais que la BO n’est pas négligée non plus : Otis Reding, Jeff Buckley, U2, une chanson originale de « M », etc.

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 13:43

Rappelez-vous, Peter Von Poehl on vous en a déjà parlé au tout début : c’est ce suédois d’origine allemande qui chante en anglais et qui jouait dans un groupe français… son album « Going to where the tea trees are » faisant l’unanimité de Nantes à Brest ; figurez-vous que l’homme donne une série de quatre concerts près de Rennes dans le cadre des Transmusicales. Cécile et moi étions hier au premier show de la série.

C’est au centre culturel de l’Aire Libre à St Jacques de la Lande que Cécile et moi nous sommes donnés rendez-vous ; venant de St Brieuc, Cécile trouve de suite alors que de Nantes je rencontre des difficultés, bref : juste à temps !

Les portes s’ouvrent à 20h30 précises. Nous découvrons la salle avec déception : ça ressemble à une salle de cinéma, un Quartz miniature… nous serons donc assis durant le concert… nous nous installons à la troisième rangée et alors que tout le monde trouve place un type est déjà en place dans un coin de la scène, projecteur braqué sur lui. Costard et petite moustache, ce dandy super select s’évertue à faire chanter les roues phoniques d’un orgue Hammond avec succès (et là Philippe se dit qu’il a hâte d’y être) ! il accompagne donc l’entrée des spectateurs pendant une bonne quinzaine de minutes sur des impros jazzy d’excellente facture.

Le noir se fait et Marie Modiano entre en scène. Agée de 27 – 28 ans, elle est la fille de l’auteur Patrick Modiano et se produit en solo en s’accompagnant tantôt à la guitare, tantôt au piano. Son répertoire rappelle un peu celui de Carla Bruni : un petit filet de voix sur des mélodies très douces ; ça n’est pas déplaisant mais sans doute plus appréciable en disque que sur scène. Son set est assez court, six titres tout au plus (dont un qu’elle recommence suite à un trou de mémoire) avant d’annoncer l’arrivée de « Monsieur Peter Von Poehl et son big band ».

Et effectivement, quelle surprise de voir que pour reproduire le son épuré de Von Poehl, pas moins de neuf musiciens entrent en scène au côté du grand Peter : trois pour la section de cuivres, trois choristes (et là Philippe se redit qu’il a hâte d’y être), batteur et bassiste, et notre organiste de tout à l’heure entouré de son orgue, de son piano et d’autres claviers dont beau-papa nous dressera la liste exhaustive samedi. Et puis… il y a Peter Von Poehl, minet à la gueule d’ange, maigre et souriant comme un gamin, on lui donnerait à peine vingt ans ! Il a l’air extrêmement heureux d’être sur scène, de larges sourires, beaucoup de dialogues avec le public (en français svp !) et pas avare en énergie.

Le groupe joue a peu près tous les titres de l’album et le rendu est excellent, les cuivres et les chœurs apportant beaucoup à la qualité harmonique des titres et souvent les morceaux s’achèvent en apothéose de roulements, trompettes et nappes d’Hammond, un régal !

 

Plusieurs rappels et notre homme s’en va pour de bon, laissant son claviériste seul sur scène, accompagnant la sortie des spectateurs sur son orgue.

 

Excellent concert donc, dommage pour la salle, on aurait préféré être debout, on sentait aussi que c’était une avant première : petit plantage technique sur le Ukulélé, quelques hésitions sur les enchaînements, les cuivres semblaient parfois découvrir les partitions mais qu’importe, le résultat était là et nos hommes se sont donnés à fond !

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 21:55
AU PARADIS DES GRATTEUX


Ce 5 décembre 2006, Jean-Louis Aubert se produisait au Zénith de Paris.
N'étant pas fan de la première heure, j'étais presque là en touriste. En effet, ce n'est que récemment que j'ai découvert cet artiste, au travers de son dernier album et des quelques grands succès qu'il a signé depuis quelques années. Plus jeune, je n'étais pas plus amateur que ça de Téléphone non plus. Voilà planté le décor.

Le concert débute peu avant 21h. La salle était déjà fort bien garnie depuis 20h et commençait à manifester son impatience bruyamment. On y trouvait des trentenaires et quarantenaires, manifestement fans "historiques", mais aussi un public plus jeune, preuve de la reconnaissance de l'artiste.
Voilà c'est parti, le moment tant attendu arrive !
Ca démarre fort avec un "parle-moi" d'excellente facture. La pêche, le rythme, tout est déjà parfaitement en place. Superbe. Voilà qui met l'eau à la bouche. Le concert est lancé et les titres s'enchaînent, avec ça et là quelques incontournables de Téléphone, mais à doses quasiment homéopathiques. Je retiens en début de concert, un "argent trop cher" d'anthologie ! La salle réagit à l'unisson, grosse ambiance.

Jean-Louis Aubert s'amuse visiblement et prend un pied énorme sur scène, il rigole et s'éclate comme un ado, ça se voit, ça se sent et la communion avec le public, décidemment très connaisseur, est parfaite. Il joue en permanence avec lui, j'aime ça !
Tout est impeccable, jusqu'aux jeux de lumières, parfois recherchés, qui s'accordent parfaitement avec les titres.
Inutile de s'appesantir sur les compétences guitaristiques de Jean-Louis Aubert ! Il était accompagné d'un autre gratteux assez impressionnant de technique et de feeling, d'une nana à la base, d'un clavier et bien entendu de Richard Kolinka à la grosse caisse!!! Il tape toujours aussi fort celui-là et fait tournoyer les baguettes au-dessus de sa tête comme personne. Un spectacle à lui seul. C'est fou, mais j'ai l'impression que le temps n'a pas d'emprise sur ces deux là.

Après deux heures de concert, si le rythme n'a pas baissé d'un poil, ceux de Jean-Louis sont maintenant tout mouillés et il en est bien à son troisième t-shirt.
Les titres s'enchaînent toujours et encore, à peine le temps pour la salle de réagir, et sont totalement réinterprétés par rapport aux versions album, que du bonheur. Jean-Louis Aubert est toujours aussi sautillant qu'au début et les guitares approchent du point de fusion. Quel régal !!! Du rock, du vrai !!!

C'est déjà la fin et les rappels.. Quelques chansons tout seul à la guitare sèche (c'est tout ce qui restait de sec à ce moment là....), avant une petite apparition en Guest Star de celui qu'il a appelé "son petit frère" : Raphaël, pour un duo impromptu. Le concert se clôture par "un autre monde" de folie avec inclus le riff de "Satisfaction", il cultive vraiment de plus en plus la ressemblance avec Mick Gégère ce Jean-Louis ! Tout s'éteint. Il était temps, les amplis commençaient à fumer et les tympans étaient tout rouges !!!

Pour moi, c'était le concert de l'année.

A défaut d'une photo de Jean-Louis au Zénith, le voici à Bobital l'été dernier. Cette photo est piquée à l'excellent site de photos de concerts : http://www.tasteofindie.com/

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