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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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dossier Beatles

 

 

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 22:21

Film français de Lorraine LEVY

Adapté du roman de Marc LEVY

Avec Vincent Lindon, Virginie Ledoyen, Pascal Elbé, Florence Foresti, Bernadette Lafont

Sorti le 2 juillet 2008

 

La comédie romantique... Gonflant ? Délassant ? Plein de bons sentiments ? Plaisant ? J'ai encore quelques rimes faciles en « an » en stock mais à force ce serait lassant (et encore une dernière,  au passage).

 

La comédie romantique est un genre dangereux. Chacun a son petit côté fleur bleue... plus ou moins. Partant de là, le seuil de tolérance à la guimauve est variable selon les individus. J'ai déjà pris en exemple, quelque part sur ce blog, le film « Love Actually » que j'avais, à l'époque, plutôt bien apprécié au point d'investir dans le DVD. Je l'ai prêté à Benoît qui nous fit une grosse indigestion, vite gavé !!!

 

Je vous parlerai dans un prochain article du cas limite-limite du récent « Le Témoin Amoureux ».

 

« Mes amis, mes amours » est une comédie romantique française dont l'action se déroule à Londres. Le générique nous présente des images de cartes postales sur une musique de Diana Krall. « Ouille, ouille, ouille, où suis-je tombé »  pensai-je en silence (heureusement car il y avait un peu de monde dans la salle).

 

Mais non, l'action se met vite en place, nous faisons rapidement connaissance avec les personnages sympathiques de ce petit quartier de la communauté française de Londres. On s'imagine bien y habiter d'ailleurs et se laisser tenter par un café au bistrot parisien de Bernadette Lafont.

 

Une histoire simple : deux copains, Matthias et Antoine, pères célibataires décident d'unir leurs solitudes en s'installant dans le même appartement. Mais voilà, Antoine (Vincent Lindon) tombe amoureux d'Audrey (Virginie Ledoyen) et le règlement de cohabitation établit entre les deux hommes prend l'eau de toutes parts.

 

Les acteurs sont convaincants. Vincent Lindon est parfait, Pascal Elbé et Virginie Ledoyen sont « canons », le scénario et les dialogues aux petits oignons. C'est léger, c'est juste, tendre, drôle.

 

La BO n'est pas négligeable : entre Diana Krall, Chet Baker et deux chansons de Brian Ferry, Sebastien Souchois ne dénote pas dans un registre très jazz plutôt cool.

 

Oui, vraiment, on passe un très bon moment.

  

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 23:16

Film français de Diane KURYS

Avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar, Denis Podalydès... 

Sorti le 11 Juin 2008


Décidément, les biographies filmées (Biopics pour les anglophiles) sont à la mode. Après le succès de « La Mome » dans lequel Marion Cotillard avait épaté pour son interprétation très réaliste d’Edith Piaf, voici, dans le même registre tragique, Sylvie Testud dans la peau de Françoise Sagan. Là encore, l’actrice est sidérante de vérité. Pas facile d’incarner des personnalités aussi connues et pourtant, c’en est bluffant. L’attitude, la diction, la gestuelle, tout y est.


Pas rigolote, la vie de l’écrivain. Issue d’un milieu bourgeois, la jeune Françoise va accéder immédiatement au succès littéraire. Tout pourrait lui sourire : Elle est riche, inspirée, plutôt mignonne, est entourée d’une cour d’admirateur. Mais hélas, rien ne va comme elle veut. Un mauvais mariage, un accident de voiture, une dépendance à l’alcool et aux drogues, un penchant pour les jeux d’argent, autant de difficultés qui vont pourrir sa vie.

 

 
Sa liberté, ses fantaisies lui coûtent cher et ne la rendent pas heureuse, loin s’en faut. Instable, versatile, ne supportant pas la contradiction, elle a un besoin constant d’être adulée, peu importe que les flatteries soient sincères. Elle brûle la vie par les deux bouts jusqu’à une fin, pitoyable. Palaces, casinos, champagne, voitures de luxe, rien n’y fait. Une vraie démonstration du dicton « l’argent ne fait pas le bonheur ». Et pourtant, c’est ce qu’elle semble chercher à tout prix mais sans en trouver la recette.


La vie de Sagan est une mine pour les scénaristes : Les rebondissements s’enchaînent et méritent les presque deux heures de projection que l’on ne voit pas passer. A la sortie, on en sait beaucoup sur la vie mais peu finalement sur son œuvre. J’imagine que les ventes de « Bonjour Tristesse » doivent connaître un certain regain ces jours ci.

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 21:01

LA RUBRIQUE ABRACADABRA

Par tous les caïds de la Bédé (sauf Gotlib)

DARGAUD – Mai 2008

Bon sang, qu’est ce qu’on a bien pu rigoler avec les copains, sur les bancs du collège à la lecture de la Rubrique à Brac de Gotlib. Pendant la récré, nous étions encore pliés de rire rien qu’à nous remémorer les meilleures cases publiées quelques années plus tôt dans Pilote, alors dirigé par René Goscinny. En deux pages, Gotlib éclatait tout simplement les conventions de la BD dans un humour débridé, qui entraînait le lecteur dans des délires des plus jubilatoires.

Depuis plusieurs années, après avoir créé et dirigé Fluide Glacial, devenant ainsi à son tour découvreur de talent, Gotlib est en retraite. Comme vidé par toutes ses années de travail intense pour Pilote, l’un des maîtres de la BD comique a vite rangé sa plume après quelques derniers coups d’éclat comme Superdupont ou Pervers Pépère et puis aussi Hamster Jovial. (finalement, c’est pas si pauvre)

Pour fêter ses quarante ans la fine fleur de la BD rend hommage à la Rubrique à brac (5 tomes parus chez Dargaud de 1970 à 1974).

Le piège de ce genre d’exercice est de rester dans la limite du respect. Avec des plumes aussi trempées et diverses que celles de Tronchet, Tardi, Arleston, Bilal, Margerin, Mandryka, l’on pouvait penser que l’écueil aurait été contourné, tant ces auteurs sont eux-mêmes des figures majeures du 9ème art. Hélas, à quelques exceptions près, ça ne décolle pas. Entre pastiche gentillet et reprise de la rubrique « à la manière de… » où l’on retrouve le professeur Burp, la coccinelle, Isaac Newton et tout le bestiaire de la rubrique.

Les meilleures pages, à mon goût, sont celles de Benacquista et Barral sur le thème du temps. Bien sûr, on ne boudera pas son plaisir au dessin de Bilal qui, dans son style, fait une photo de famille des personnages majeurs de la fameuse rubrique. Les planches d’Edika et de quelques autres valent également leur pesant de cacahuètes, mais on sent ces auteurs comme bloqués par leur sujet. On sourit ici et là mais force est de constater que l’exercice est vain, ou peu s’en faut. A tout prendre, il vaut mieux se replonger dans l’œuvre de Gotlib ou même de celles des dessinateurs qui s’y sont collés.

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 21:50

Quelques rumeurs inquiétantes circulaient à l’approche de ce concert. Les Dames de chœurs, ou certaines d’entres elles, n’étaient pas en voix ces jours ci. Epidémie de bronchite ? Quintes de toux ?  Surmenage vocal lié à l’intensité des répétitions ? On pouvait craindre le pire. Et pourtant, en ce que me concerne, je supputais une certaine coquetterie davantage qu’une réelle faiblesse. Comme un mot d’excuse. En fait, j’y allais en toute confiance. Hé ho ! Ça fait tout de même quelques décennies que l’on connait le talent de Jean-Louis Jézéquel. De Carmen au Requiem, du tragique à la comédie, jamais nous ne fûmes déçus. Son niveau d’exigence impose le respect et l’admiration.

 

Ce samedi d’été, fête de la musique, était en harmonie complète : il faisait beau, la ville était en fête, le marché attirait les piétons tandis que les scènes, grandes, ou minuscules à la terrasse des cafés, se multipliaient. Il paraît qu’un peu plus loin sur les quais, des manifestants s’affrontaient aux forces de l’ordre. Sauvegarde de l’Hôpital de Carhaix ? Carburant trop cher ? Paysans mécontents (pléonasme !) ?

 

Pouvait-on imaginer qu’au cœur même de la cité, dans l’austère auditorium de la Tour d’Auvergne, il restait un havre de paix, loin des bruits, des cris et de la lumière. Fond noir, costumes noir, pénombre. Ambiance très spartiate, voire sinistre.

 

Mais voilà les 16 femmes qui gagnent la scène, suivies de Jean-Louis Jézéquel, le chef de chœurs. Il présente d’abord la chorale et le travail réalisé tout au long de l’année. D’emblée le ton est décontracté, chaleureux avec des petites notes d’humour dont il ne se départira pas tout au long du concert. Puis il se lance dans un vibrant et poignant hommage à la pianiste qui accompagne l’ensemble, Marine Guilleux, dont c’est le dernier concert à Quimper. Cette belle déclaration d’amour d’un père à sa fille ne peut laisser insensible le père que je suis.

 

Le programme a pour thème la musique romantique allemande avec une première partie dédiée à la musique profane et une seconde composée de chant sacrés.

 

Ça commence très fort : dès les premières notes du Coronach de Franz Schubert, on est tout de suite saisi par le haut niveau de l’ensemble. Nuances et subtilité de l’interprétation, alternant puissance et délicatesse, Jean-Louis module les voix comme un pilote de course conduit sa Ferrari, à plein régime mais ne loupant aucun virage. Cette magnifique chanson (lied, devrais-je plutôt dire) installe d’emblée le climat.

 

Je ne suis pas un spécialiste du genre, très loin s’en faut et n’ai pas d’élément de comparaison. Mais, bien que plus habitué aux guitares électriques sur des rythmes plus soutenus, je me suis laissé transporter pendant une heure sans m’ennuyer une seconde. Les partitions permettaient également d’apprécier les qualités vocales de chaque pupitre. Si j’ai bien compris Jean-Louis, les dames de chœur sont peu ou pas germanophones. Et pourtant, à nos oreilles d’auditeurs, nous n’avons pas eu l’impression que les choristes aient eu la moindre difficulté avec la langue.

 

Initiative bienvenue, le chef de chœur traduisait chaque poème chanté, nous permettant ainsi d’apprécier le contexte. « Dans mon jardin, les œillets pourpres se sont fanés, car tu es loin, ma bien aimée »  Romantique, quoi ! Après Schubert, ce fut Schuman, puis Brahms. Des mélodies plus belles les unes que les autres. Sans pause, le concert se poursuivit par un Psaume de Schubert, parfaitement réussit. La prestation s’achève par une œuvre en trois parties de Liszt, clôturant en beauté un concert éblouissant.

 

Il est difficile de croire que nous entendions là une chorale d’amatrices tant la perfection fut constante. Il est cependant rageant de savoir qu’une seule représentation sera donnée pour le fruit d’un an de travail. C’est la seule fausse note de ce concert !

 

 

 

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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 23:04
Mais qu'arrive-t-il à Jean-François ?

La fatigue accumulée par de longs mois de travail ? Est-il tombé sur la tête ? Non, il est tout simplement tombé sous le charme...

Voici donc le billet enthousiaste qu'il nous poste :

Il y a quelques semaines de cela, je me dis que c'était dommage, et même dommageable pour l'émission "la nouvelle star" sur M6 de ne plus avoir Siân parmi les prétendants au titre. Je décide donc de chercher sur Internet des informations sur Siân. En pareil cas, je commence comme tout le monde par "Google" qui m'envoie rapidement vers "MySpace". Une communauté que je ne connaissais pas du tout, mais qui semble largement utilisée dans le monde musical par les artistes en devenir. Et là, je fais plusieurs découvertes.
Tout d'abord, Siân possède une bien belle page "MySpace".
Plusieurs titres, des reprises mais aussi des compositions, sont accessibles en écoute. J'avoue que je suis resté scotché pas mal de temps à écouter sa musique en boucle, elle est en effet auteur-compositeur-interprète. Je me rends par là même compte qu'elle a également déjà sorti un album, auto-produit. Celui-ci n'est disponible que dans un seul point de vente en France, la FNAC des Halles à Paris. Il va évidemment de soi que je brûle tout de suite d'envie de me procurer son CD. Et enfin, cerise sur le gâteau, un concert est programmé pour le vendredi 20 juin. La totale, quoi. Je suis entré dans la quatrième dimension.
Sur le champ, motivé et enthousiaste, j'ouvre mon accès "MySpace", puis j'envoie un petit message de soutien à Siân.
Le lendemain de cette découverte, je me rends au lieu dit de manière à me procurer le CD ainsi que deux places pour le concert. Une émotion indicible étreint déjà, et ça ne va pas s'arranger.
L'album m'embarque tout de suite, dès la première écoute que je ne peux m'empêcher de faire dans ma voiture sur le chemin du retour. Dès mon arrivée, je l'insère dans ma platine. C'est encore meilleur avec le matos à la maison. Et depuis, le CD tourne très régulièrement, le plaisir reste intact, chaque fois renouvelé. On trouve dans cet album une belle ambiance, beaucoup de douceur, de pureté et déjà une vraie maturité, des textes forts, un style bien affirmé. Au niveau technique, la prise de son est tout simplement excellente de même que l'ensemble de la réalisation, et encore plus si l'on considère qu'il s'agit d'une auto-production.
J'ai même eu le plaisir de recevoir un petit mot de Siân en réponse à mon message ! Cela a furieusement réveillé mon côté midinette qui, il faut bien l'avouer, sous peine de s'éteindre à jamais, ne demandait qu'à sortir d'une léthargie par trop inquiétante.
Il ne me restait donc plus qu'à attendre le concert, trois semaines plus tard. Et ce ne fût pas une petite affaire, quand on connaît ma patience légendaire dans les cas où je suis enthousiaste in petto à ce point...
Entre temps, j'ai fait un peu de "promo" auprès de mes collègues de travail, dont certains sont des mélomanes avertis, d'autres de simples amateurs de musique, d'autres encore des spectateurs assidus de "la nouvelle star"... Toujours sur mon lieu de travail, j'en ai profité pour imprimer des petites affiches du concert, et les épingler sur le tableau prévu à cet effet ainsi qu'à notre discothèque de prêt, histoire de faire un peu de pub auprès d'un public choisi. C'est beau, le marketing direct... Car, oui, la demoiselle gagne à être (re)connue !
Le concert, justement, nous y voici. Il a eu lieu le 20 juin, veille de la fête de la musique, dans une toute petite salle de la rue des Lombards à Paris, le "Sunside" : boîte de Jazz exiguë, heureusement plus enfumée depuis quelques mois, mais dans laquelle règne une vraie atmosphère. La proximité avec les artistes est garantie de fait. Arrivé, une heure avant le début, je suis idéalement placé. Dès mon arrivée, je croise Siân. Elle sortait pour aller se restaurer avant sa prestation. C'est qu'il faut prendre des forces ! Imaginez donc : trois sets de 45 minutes sont au programme. C'est du moins ce qu'elle avait annoncé dans l'émission "TNT Show" sur Direct 8 le mardi soir précédent. Son apparition y a d'ailleurs été excellente, mais ne digressons pas.
A l'heure dite ou presque, soit 21h30, les lumières se tamisent, le concert commence. La petite salle est pleine à craquer, des spectateurs suivront même le concert depuis bar, forcément pas bien loin. Les musiciens ont pris place quasiment les uns contre les autres : un pianiste, un batteur, un guitariste et un bassiste. Il doit rester quelque chose comme 1 m² à Siân, en guise de scène. Et c'est parti pour près de trois heures, pauses comprises, d'une vraie grande régalade. Les musiciens sont tous au top. Les titres s'enchaînent, une majorité de compositions mâtinées ça et là de quelques reprises bien senties, le cocktail est détonant. On retrouve ainsi les titres présents sur l'album déjà disponible, mais aussi des inédits. Parmi les reprises les plus marquantes, je citerai "couleur café", mais aussi "sweet dreams" qui m'a particulièrement accroché. Quelques invités à signaler, si Jean-Philippe Fanfant n'a pas pu venir, nous avons découvert Charles Pasi, un virtuose de l'harmonica et un talent certain pour mettre une ambiance de folie, ou encore Yannick Soccal et son saxophone soprano, tout simplement sublime.
Ceux qui étaient présents et qui ont tenu jusqu'au bout, c'est à dire à plus d'une heure du mat' malgré une chaleur parfois moite, ont vécu un moment de création pure, d'improvisation propre au jazz, loin, bien loin du gloubi-boulga indigeste et pré-formaté des grandes "majors". De la musique, de la vraie, en direct absolu ! Et que dire des artistes, Siân en tête, disponibles pour échanger quelques mots sympas, signer des autographes, faire des photos, etc... Que du bonheur. Malgré l'heure avancée, je suis sorti de là avec une pêche pas possible.
Alors certes, je conçois qu'à la lecture de ces lignes je vais nécessairement passer pour un thuriféraire fanatique, mais tant pis, non, tant mieux plutôt ! 
 
Jean-François
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 17:11
Phénomènes
Film américain, indien de M. Night Shyamalan
Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo
Sorti le 11 juin 2008

Journée banale dans Central park, les gens lisent, courent, se promènent. En un instant tout s'arrête, toute activité est interrompue et chacun entreprend de se suicider avec froideur, sans aucune émotion.
Voilà un bon début : Que se passe-t-il? Que font tous ces gens? Pourquoi?
C'est avec plein d'espoir que j'attaque ce film. Mais je déchante très vite. La première scène est impressionnante mais on l'a déjà vu dans la bande annonce et tout le reste est consternant. L'intrigue est nulle, les dialogues inintéressants, les acteurs pas du tout convaincants.
Je me suis même surprise à rire pendant la projection tellement c'est consternant !
Un bon conseil : passez votre chemin et inutile d'attendre la sortie Dvd, ce film ne vaut même pas les 3 € de la location.
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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 12:38
Dans notre série "LA DS en BD"
Tome 1 : L'Empire de Monsieur Joseph
Scénario : Fabien Nury
Dessin : Sylvain Vallée
Glénat 2007

Une DS et une traction sous le superbe dessin de Sylvain Vallée ne m'ont pas laissé indifférent.

Pour en savoir plus, je me suis rapproché de l'éminent professeur Pétriman qui nous dit ceci :



Même après une soirée arosée, l'éminent Professeur Petriman ne connait rien ou si peu en Traction... Il fera donc une seul commentaire : l
'immatriculation parisienne "1123 RN 75" date de 1965, elle semble bien décalée avec l'ambiance et les décors.
 
1965 justement (tiens, coincidence?), "le bon temps"... A en croire ce dessin, on pourrait en convenir. Surtout au vu de la belle DS ou ID premier modèle, de 1962 au plus donc. Le dessin assez peu détaillé ne permet guère d'en dire davantage si ce n'est pas là encore le dessinateur n'a pas suffisamment fouillé dans les archives de la préfecture. L'immatriculation "1661 RL 92" date de 1988 ! Franchement anachronique... d'autant plus que le département des Hauts de Seine n'existait pas encore à la fin des années 50, ni même en 1965 comme écrit dans la bulle. Mais je laisse à d'autres érudits, dont certains s'arrêtent sur le bord de la route pour photographier des panneaux routiers anciens "Seine et Oise" par exemple, le soin de développer le sujet.
 
La fin de l'épisode, ainsi que précisé dans la bulle, nous présente une autre DS premier modèle, obligatoirement antérieure à juillet 59, date d'arrêt des catadioptres longs sur les ailes arrières. Le pot d'échappement sort du côté droit, modification que seuls les plus audacieux tuneurs ont osé.

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 22:40

Tome 1 : L'Empire de Monsieur Joseph
Scénario : Fabien Nury
Dessin : Sylvain Vallée
Glénat 2007

Joseph Joanovici est un ferrailleur juif, immigré roumain, illettré. Quand il débarque en France dans les années 20 accompagné de son épouse, totalement démuni, rien ne le prédestine à devenir un des hommes les plus riches de France pendant l’Occupation. Rien, sinon une personnalité extraordinaire, qui en fera « le roi de Paris » jusqu’à ce qu’un juge un peu plus tenace et un peu moins corruptible fasse de son cas une affaire personnelle.

Il s'agit ici d'une histoire authentique, même si les auteurs avertissent d'emblée qu'elle est "adaptée". 

L'entreprise aurait pu être laborieuse, des faits réels pouvant nuire à la liberté d'écriture de l'auteur. Mais il n'en est rien. En utilisant la technique du flash back, les évènements s'enchaînent et captivent le lecteur. 

L'histoire est servie par le somptueux dessin de Sylvain Vallée, avec un talent que sa contribution à la série "Gil St-André" ne laissait qu'à peine deviner.

Le titre fait bien sûr référence aux films de  Sergio Léone, en particulier "Il était une fois en Amérique", le parallèle avec le personnage de Robert de Niro n'étant pas si éloigné. 

Prévu en 6 tomes, voici un premier épisode savoureux et plein de promesse. 

Et puis, ce qui ne gâche rien, on peut y voir dejolies Citroën

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 23:16
Titre original : Indiana Jones and the Kingdom of crystal skull
Film américain de Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia LaBeouf
Sorti le 21 mai 2008

Question basique genre Trivial Pursuit : Un film d’aventure de Steven Spielberg avec Harrison Ford sur une musique de John Williams et une idée originale de George Lucas ? Facile : Un camembert rose (celui de la « culture »).

 

Début des années 80, Spielberg renoue avec le film d’aventure, dans la pure lignée des réalisations hollywoodiennes de l’âge d’or, en survitalisant le genre. Harrison Ford est Errol Flynn, et donne au personnage un second degré qui colle bien à l’époque. La trilogie (devenue maintenant tétralogie) va, de 1981 à 1989, entrer dans la légende. Le personnage d’Indiana Jones, son chapeau, son fouet, le thème musical aussi célèbre que celui de James Bond sont  autant d’éléments si chers au cœur des cinéphiles adaptes de la saga.

 

Autant dire que l’on se réjouissait à la perspective de ce 4ème volet, souvent annoncé et autant reporté. Après presque 20 ans d’attente, le film était enfin visible. J’y allais donc avec le même bonheur que celui que l’on peut éprouver lorsque l’on a rendez-vous avec un ami d’enfance. Prêt à pardonner beaucoup et à ne pas bouder mon plaisir.

 

Ca démarre assez bien. Indiana nous annonce la couleur : « Ca va pas être facile… On était plus jeunes à l’époque… » . Nous sommes en 1957, c’est la guerre froide, le KGB, le rock’n’roll, les blousons noirs, la crainte d’une guerre atomique et les extraterrestres. Voilà grosso modo le cahier des charges de cet épisode.

 

Las… Ca ne fonctionne pas…

 

C’est un peu comme la mayonnaise : vous avez votre jaune d’œuf, le sel, la moutarde, l’huile et vous avez beau battre, ça ne prend pas, ça ne monte pas. Désespoir… Ici c’est pareil, ça ne décolle pas et les effets spéciaux ont beau crever l’écran jusqu’à l’écœurement, rien n’y fait, on finit même par s’ennuyer. On regarde Indiana Jones se sortir de toutes les situations, de toutes les catastrophes ou calamités, sans aucun dommage. Tout peut lui tomber dessus, y compris une explosion nucléaire,  pas de problème, une bonne douche et c’est fini. Il fait penser au Coyote de Beep Beep. Vous savez, celui qui invente tous les  stratagèmes  dans l’espoir – vain – de dévorer le Roadrunner mais qui se prend à ses propres pièges.

 

Et puis, ces balles qui n’atteignent jamais les « gentils », ça finit par lasser. On a même plus peur : rien ne peut lui arriver. Et de fait, rien ne lui arrive.

 

Non, franchement, c’est navrant. D’autant que, malgré l’âge (66 ans), Harrison Ford reste très convaincant dans son rôle. SON rôle, quoi, mince !!! Un scénario indigeste, des effets spéciaux qui dénient toute crédibilité m'ont laissé complètement à côté du film.

 

Dommage ? Pire que ça : Un beau gâchis !

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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 22:45

 

22 PISTEPIRKKO

Cabaret Vauban, Brest

3 mai 2008

 

 

En voilà un nom folklorique ! Et facile à retenir par-dessus le marché ! Surtout si on doit le prononcer en anglais. Pour se simplifier la tâche, on peut aussi tenter de le prononcer en finlandais, puisque c’est la nationalité de ce groupe inconnu.

 

Qui pouvait donc se rendre à un concert de ce groupe au nom de coccinelle (c’est dans la bio) ? En fait pas grand monde ! Ainsi, nous étions à peine une centaine dans la salle du Vauban.

 

Et pourquoi nous y étions, nous ? Mais tout simplement grâce à Yvon qui eu la très bonne idée de me mettre le CD dans les oreilles (enfin la musique issue du CD, pour être plus précis). Yvon, c’est le directeur général de Dialogues Musiques. Mais pas seulement, c’est d’abord un passionné de musique (ça tombe bien) et organisateur de concerts avec son asso Nemo (http://www.memowax.com/).

 

Il ne faut pas être grand connaisseur pour savoir apprécier la musique de 22 Pistepirkko (à force de répéter, on finit par retenir ce nom. Et même qu’on peut s’exercer à le prononcer très vite : là ça fait super connaisseur). Je détaillerai par ailleurs le dernier CD du groupe, (nom du CD) tellement bon qu’il nous sembla très difficile de renoncer à ce concert.

 

Après une première partie fort efficace et sonore, suivi d’une petite pause arrosée de Carlsberg pression (Aïe, Migwell, pas sur les doigts), les lumières s’éteignent. Voici venir PK, le guitariste longiligne. En fait c’est pas une guitare qu’il a en bandoulière mais un dobro. Seul donc il étire les notes un peu comme Ry Cooder dans Paris Texas et nous chante, dans la pénombre « Salt Lake City ». Pour une intro, mes amis, c’en est une. La méga classe. Un nouveau chanteur le rejoint, au registre plus grave. Lequel s’installe rapidement derrière sa batterie tandis que Espe Haverinen prend place derrière des claviers et effets vintage (dont un orgue Farfisa sixties).

 

PK m’impressionne. Coiffé d’un chapeau rond (mais pas breton) qui lui tombe au raz des sourcils, il m’évoque furieusement Neil Young. Sa stature, la forme de son visage, son jeu de guitare et même le timbre de sa voix. Je reste captivé.

 

Son frère, Asko Keränen, alterne entre ses claviers et la basse. Il semble complètement déjanté, et se dandine parfois comme un sorcier vaudou (merci Rose Laurens), saute comme Pete Towshend sur son petit mètre carré d’espace libre. Le batteur, en revanche, est tout en retenue. Son jeu puissant est cependant parfaitement maitrisé et fin. Il en est de même pour sa voix.

 

Etonamment, le groupe ne suit aucune set list et enchaîne les titres au petit bonheur. Parfois, c’est l’un des musiciens qui propose un titre tandis que les deux autres approuvent d’un hochement de tête ou en levant le pouce. Il y eu quelques amusants flottements ou visiblement la formation ne savait pas trop comment et avec quoi poursuivre. Asko dû même, une fois, être à la limite de trépigner pour obtenir l’adhésion générale.

 

Une belle prise de risque, marque supplémentaire de la singularité de l’orchestre.

Pendant près de deux heures, le trio va nous servir un rock inventif, mêlant énergie brute et balades aux mélodies imparables comme cette superbe reprise de « Love Hurts » de Gram Parsons.

 

Lorsqu’ils quittent la scène, après un seul titre en rappel, on regarde l’heure : minuit !!! Le temps passe vite en si bonne compagnie.

 

Site du groupe : http://www.22-pistepirkko.net/

 

 

 

 

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