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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 19:59

12 octobre 2006 - Espace Vauban BREST

Miossec au Vauban ! Sans être fan du chanteur brestois (ce qui est mon cas), il semblait clair de nous tenions là l’événement de la saison.
 
Pour deux soirées donc, Miossec investissait la célèbre salle souterraine, à la demande de sa maman, au profit d’une noble cause : Emmaüs.
 
Les brestois ne s’y sont pas trompé en s’arrachant les 800 billets disponibles à la vente chez Dialogues dès l’ouverture du magasin. En ¾ d’heure c’était quasi torché : sold out !
 
A une époque où la fréquentation des concerts est en baisse, quand ils ne sont pas tout simplement annulés (comme Halloween à Quimper ces jours-ci) cette ruée sur les billets est tout simplement réjouissante.
 
Donc ce jeudi soir c’est dans une salle comble que nous pénétrons. Nous arrivons tant bien que mal à rejoindre Bernadette et Daniel, arrivé avant nous.
 
La première partie est assurée par David Crozon que nous avions déjà pu applaudir en première partie de Jacques Higelin l’an passé. Le son est un peu moins bon et la voix de David passe mal. Dommage car il a, avec son groupe, un véritable potentiel et musicalement c’est frais et inventif. Il faudrait bien qu’il finisse par décoller un jour.
 
Entracte, petite bière. Puis voilà le président d’Emmaüs qui prend le micro pour se lancer dans une salve de remerciements en tous genres – surtout n’oublier personne. Miossec est derrière lui, tout sourire. Un sourire qu’il va garder pendant tout le concert tant il semble de bonne humeur. Le plaisir de chanter à la maison, en famille ? Sans doute !
 
Il attaque le show avec « la Facture d’électricité ». Voilà un titre qui fait mouche et qui d’emblée, anime la foule. Un ami m’avait dit « Difficile d’entendre Miossec chanter sur scène : il n’a pas de voix ». Mais ce soir la voix est claire et passe plutôt bien. Le répertoire est sans surprise : la quasi intégralité du dernier album « l’étreinte » (petit clin d’œil à Migwell qui a su me convaincre d’acheter cet album) et un best of des précédents avec évidemment le très à-propos « Brest » extrait de « 1964 ». J’ai particulièrement apprécié l’excellent titre « La Mélancolie » et son final très réussi.
 
Côté ambiance, Miossec est en pleine forme : à un spectateur du premier rang qui semblait s’ennuyer il lance « C’est chiant un concert, hein ? » et pour mettre un peu d’ambiance se met à chanter « chef, un p’tit coup on a soif » ce qui provoque l’hilarité de la foule. Un peu plus tard il reprendra à nouveau ce refrain, arguant : « C’est la seule chanson qui ait marché jusqu’à présent ! ». Dans la même veine, lorsqu’il porte une bouteille d’eau minérale à sa bouche, il déclare « Hé oui, c’est fini le bon temps ! »
 
Mais une heure plus tard, le chanteur a déjà quitté la salle. Un petit rappel, puis un deuxième et nous voilà déjà dehors.
 
Un bon concert donc, avec une bonne dose de sourires, ce qui fait toujours plaisir, quelques belles chansons mais pas plus fan qu’au début.
 
La photo qui m'a permis d'illustrer cet article vient de ce site, qui propose aussi un commentaire sur les 2 concerts au Vauban.

http://www.cinquiemenuit.com/

 

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29 octobre 2006 7 29 /10 /octobre /2006 19:50

PETIT JEU afin de faire participer la foule qui se presse sur le blog du canal de Nantes à Brest !

Migwell disait dans un commentaire sur "Quand j'étais chanteur" toute son admiration pour Gérard Depardieu. Partagez-vous son point de vue ?

Et tant qu'à faire : quel est votre TOP DEPARDIEU.

Je me lance : c'est parti

1 - JEAN DE FLORETTE (1986 - Claude Berri)
2 - TROP BELLE POUR TOI (1989 - Bertrand Blier)
3 - BUFFET FROID (1979 - Bertrand Blier)
4 - LES VALSEUSES (1974 - Bertrand Blier)
5 - Les FUGITIFS (1986 - Francis Veber)

OK, j'ai peut-être abusé sur Blier mais j'y peux rien les dialogues de Blier par Depardieu, c'est l'osmose. Du coup, j'en ai laissé passer plein de bons films (comme le Dernier métro de Truffaut, par exemple)

Philippe

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 13:16
Salle de Kerjézéquel – Lesneven
Vendredi 20 octobre
(à venir, une photo du concert)
 
La musique de Didier Squiban m’étonne, tellement elle est évidente et surprenante à la fois. J’ai à nouveau pu en faire le constat vendredi dernier à la salle de Kerjézéquel. Oups, j’ai lâché le mot qui fâche en ce moment dans notre canton de Lesneven. En effet, cette salle, inaugurée en mai dernier, fait partie d’un grand ensemble dédié au hand-ball. Normalement prévue pour accueillir également des spectacles, elle souffre d’un manque cruel d’équipement et de nombreuses aberrations structurelles rendent concrètement difficile l’organisation d’un concert. L’acoustique y est impossible et seuls des techniciens patients et minutieux peuvent espérer atténuer les effets de la réverbération. Depuis, les gens de l’OMAC, la petite asso dont je fais partie et qui organisait le concert, se sont jurés de ne plus y mettre les pieds.
 
Mais je reviens à Didier et sa musique. Oui, nous l’appellerons Didier car, en plus d’un net accent du Nord-Finistère, notre homme en a le tempérament : contact simple et tutoiement sans cérémonie.
 
Nous n’étions que 160 spectateurs (dans cette immense salle, ça faisait pas beaucoup) pour écouter Didier en quatuor, accompagné de Bernard Le Dréau au Saxophone, Simon Mary à la contrebasse et Jean Chevalier aux percussions, soit la même équipe que sur le dernier opus du pianiste « La Plage ». Et c’est naturellement ce programme que le groupe interprètera sur scène ce soir, augmenté d’extraits de la symphonie « Bretagne » et d’autres thèmes.
 
C’est carrément du jazz que l’on entend. Tandis que le disque lézarde tranquillement sur la plage, sur scène on sent déjà les bourrasques de l’automne. Le toucher du pianiste se fait tour à tour incisif et précis, puis se libère, se laisse divaguer dans des improvisations où toutes les influences de Didier s’entremêlent. Admirablement soutenu par ses coéquipiers, ceux-ci trouvent naturellement leur place dans cette construction musicale où chacun prend son chorus avec de retrouver le thème du morceau.
 
Mais… comment ? C’est déjà la fin ? En effet, après une bonne heure de concert, les musiciens quittent déjà la scène. Heureusement ils reviendront le temps de deux rappels mais l’on sentait bien, à la sortie de la salle, en même temps qu’un ravissement, une certaine frustration. Comme un amant habile avare de caresses.
 
Didier me dira plus tard avoir eu une acoustique sur scène assez pénible. Peut-être cela explique-t-il la courte durée du concert ? Toujours est-il qu’il ne se fit pas prier pour satisfaire les nombreux amateurs désireux d’obtenir de l’artiste breton un autographe. Et j’en faisais partie !
 
Juliette assurait la première partie !
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26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 22:57

Vincent DELERM

Les piqûres d'araignées

2006 (Label Tôt ou Tard)

Vincent Delerm est de retour ! Et c'est le même ! Le même ? pas tout à fait, ya un je ne sais quoi qui change et qui fait de cet album mon disque de bonne humeur du moment.

D'abord il y a ce clip totalement improbable où l'on voit un Jean Rochefort et ses clones qui accompagnent le chanteur dans un décor hawaïen ... 

Ensuite des duos enchanteurs qui font de ces morceaux mes passages préférés de l'album. "Favourite song" avec Neil Hannon ( chanteur de Divine Comedy) qui reste dans la tête et qu'on ne peut pas s'empêcher de fredonner après son écoute. 

Enfin, il y a ces textes qui me parlent comme "Je t'ai même pas dit" ou "Marine" (en duo avec Peter von Poehl).

Et il y aussi les chansons que j'ai aimé sans raisons particulières. En bref je suis conquise...

 

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 22:44

Film français de Xavier Giannoli
Avec Gérard Depardieu et Cécile de France
Sorti le 13 septembre 2006

L'histoire : Un chanteur sur le retour tombe amoureux d'une jeune femme...

Mon avis : ok, dis comme ça, c'est pas terrible. En même temps, c'est un peu ça quand même le scénar !

Oui, mais le chanteur est joué par Depardieu et la jeune femme c'est Cécile de France et ça change tout. D'abord Depardieu, immense acteur un peu oublié (presque sur le retour lui aussi, finalement) campe son personnage avec une retenue que l'on ignorait de lui. Tandis qu'un Gabin aussi génial soit-il a passé une grosse moitié de sa carrière à jouer plus ou moins le même personnage, ici Depardieu joue dans un registre totalement inédit et c'est un vrai bonheur. Il est à la fois tendre, trimballant son encombrante carcasse dans le foutoir de sa vie, et irrésistible en chanteur de charme qui fait semblant d'y croire dans sa veste blanche. En revanche, j'ai été beaucoup moins séduit par l'interprétation froide et distante de Cécile de France. Mais sans doute est-ce le personnage qui devait être joué comme celà ?

Alain Moreau, qui chante des tubes d'un autre âge, ne se fait pas d'illusion sur son avenir et c'est ce petit bout de femme, aventure sans lendemain qui va le réveiller. Mais bon, il est un peu lucide, le Alain, et il sait bien que c'est trop beau pour être vrai. Que cette superbe femme n'a pas sa place dans son univers pitoyable.

C'est exactement ce que pense Marion d'ailleurs. Et pourtant, plus il s'accroche, plus elle même s'attache.

Un joli film donc avec des "bonus" : Depardieu qui chante l'Anamour, une de mes quelques chansons préférées de Gainsbourg, la présence du chanteur Christophe dont on entend sur la scène finale la sublime chanson "Les Paradis Perdus".

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 20:37

Film sud-africain de Gavin Hood
Avec Presley Chweneyague, Mothusi Magano
Sorti le19 juillet 2006

L'histoire : Tsotsi est un caïd qui s'impose dans un bidonville de Johannesburg par la violence.

Alors qu'il vient de voler une voiture, il découvre sur la banquette arrière un bébé. La vie de Tsotsi bascule...

A l'heure où j'écris, ce film a disparu des affiches depuis dejà pas mal de temps mais, encore une fois (même punition que pour "Sophie Scholl") je voulais inclure ce film dans notre blog car il est sans doute un des meilleurs qu'il m'ait été donné de voir cette année.

Le réalisateur a su dresser un portrait sans concession mais tout en finesse et avec une large palette son personnage que rien ne semblait capable d'ébranler. Ici on est loin des cliqués hollywoodiens et la fin, que j'attendais au tournant, n'a pas démérité.

Nota : j'attache beaucoup d'importance à la fin des films : une fin baclée gâche, à mon avis, l'ensemble du film.

"Mon Nom est Tsotsi" a reçu l'Oscar du meilleur film étranger et pas mal d'autres récompenses ailleurs. Ca me rassure : je n'ai pas été le seul à l'apprécier.

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 19:12

SOPHIE SCHOLL - LES DERNIERS JOURS
Film allemand de Mark Rothemund
avec Julia Jentsch (Sophie Scholl), Fabian Hinrichs (Hans Scholl), Alexander Held (Robert Mohr)
Sorti le 12 avril 2006

L'histoire : A Munick en 1943, une étudiante se fait arrêter par la Gestapo alors qu'elle distribue des tracts contre la politique hitlérienne.

Mon avis : Vous allez déjà me dire : gonflé le Philippe de parler fin octobre d'un film sorti en salles le 12 avril. Pour ma défense je vous objecterai qu'il est sorti à Lesneven en septembre. Et puis, anticipons un peu : bientôt une sortie (confidentielle sans doute) en DVD !

La vérité en fait, c'est que je voulais absolument l'inclure dans ce blog tellement ce film est réussi. Une inteprêtation grandiose, des dialogues d'une subtilité réjouissante, une mise en scène qui se fait oublier. Voici un film intelligent récompensé par une multitude de prix de mise en scène et de jeu d'acteur.

Pas de temps morts : malgré ses 1h57, on ne voit pas le temps passer, le suspence est entier bien que le dénouement est connu d'avance. On reste scotché par la détermination de Sophie Scholl. 

Le fin est émouvante, sans être larmoyante, et sans effet facile.

Un grand moment que je vous souhaite de vivre !

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 14:59
 Déjà 1 an qu'à eu lieu le grand rassemblement de 1600 DS dans les rues de paris. Philippe y était et n'a pas ménagé son clavier pour vous en faire un compte-rendu, hum, détaillé !
 
 
C’est qu’il était attendu depuis longtemps l’anniversaire des 50 ans de la DS !
Alertés sur le sujet par Jean-François, nous commencions même à compter les jours qui nous séparaient de cette grand messe, grande parmi les grandes, sanctuaire éphémère à la gloire de la voiture déesse. Déesse pourtant mortelle, hélas, mais à laquelle un culte est célébré par de fanatiques adorateurs. Chacun dira, a juste titre, que la DS n’est pas une voiture comme les autres et j’aime assez la définition d’Yves Frelon (dont nous reparlerons plus tard) : «  la Citroën DS est un objet humain superlatif, invraisemblable, lunaire, au même titre que Stonehenge, les statues de l'île de Pâques ou les Pyramides d'Egypte. » Voilà pour l’idée générale.
Dans ce contexte, de nombreux pèlerins étaient attendu à St-Quentin en Yvelines pour le week-end du 6 au 9 octobre. Les grands prêtres seraient présents : Othello, Olivier de Serres et autres grands collectionneurs tel Vincent Crescia ou vendeur comme Philippe Losson ou Jean Blondeau, noms incontournables du monde de la DS. Ajouter les expos de la FIAC et de la Cité des Sciences à La Villette sans oublier l’apothéose, l’immense défilé dans Paris des 1000 premières DS inscrites (qui pour finir s’est ouvert à toutes les DS inscrites). Quel amateur de DS pouvait ne pas être là ? Ceci dit, j’en connais un ou deux qui s’en mordent les doigts aujourd’hui.
 
Après ce petit préambule contextuel, entrons sans plus attendre dans le récit de l’aventure.
 
Tout a commencé par une bonne vidange huile et liquide de refroidissement, vérification des niveaux et des phares et clignotants. C’est pas tous les jours en effet que la DS doit entreprendre un tel voyage, même si l’on se souvient de notre périple initiatique Millau / Lesneven avec Benoît et Marc.
 
Vendredi
 
C’est donc confiants que prenons la route, Sophie et moi, vendredi matin vers 9 heures. Le voyage se déroule merveilleusement bien, même si sur l’autoroute le moteur se révèle un tantinet bruyant mais, à part ça, tout va pour le mieux. Nous faisons une pause déjeuner dans un self de l’autoroute, du côté du Mans. A peine garés, nous voyons arriver sur l’aire la première DS de la journée, immatriculée 35. Mais, surprise, un peu plus loin sur le parking, est déjà garé un alignement de DS immatriculées pour la plupart dans le 44. On commence à sentir un frémissement.
 

Nous aurions pu arriver plus tôt sur le site de Saint-Quentin si, et seulement si, nous nous en étions scrupuleusement tenus aux indications de sortie notées sur le site Internet du Jubilé. Au lieu de cela, la vue d’un champ de DS au niveau de Trappes nous a fait perdre le bon sens commun pour nous précipiter vers l’attroupement tel des brebis égarées. Nous arrivons sur le site déjà très encombré de DS. Jean-François, portant le gilet de sécurité des organisateurs, règle la circulation avec d’autres bénévoles. Ca grouille dans tous les sens comme une fourmilière de DS. Sauf qu’ici la nature s’est montrée prolixe et généreuse dans la palette de couleurs. Nous atteignons le grand champ réservé aux véhicules inscrits. Des DS, y’en a partout, c’est stupéfiant. Pour paraphraser Sacha Guitry « Qui n’a pas vu 1600 DS à la fois ne

peut pas se faire une idée du nombre de DS que cela fait. Il y en avait partout. ». C’est dans des cas comme celui là que l’on sort son appareil photo numérique et que l’on commence à mitrailler. Il y a de tout, des cabriolets, coupés, breaks, des modèles rares du carrossier Chapron des DS construites à l’étranger et présentant des spécificités particulières. De prodigieuses restaurations côtoient des modèles très anciens comme la DS19 d’Othello. Othello est célèbre dans le microcosme des déessistes pour son site Internet dans lequel il présente, entre autre, son prodigieux travail de restauration (http://www.citrothello.net/frame.htm ). C’est un maniaque qui fait briller le moindre boulon. Ses travaux sont devenus légendaires et constituent une référence d’excellence.

 
Plusieurs chapiteaux se dressent dans la prairie. Le plus grand servira samedi soir pour accueillir l’immense repas de gala (on parle de plus de 3000 convives). Un autre est occupé par les professionnels de la pièce détachée comme le célèbre Blondeau et autres objets en lien avec le monde fabuleux de la DS : miniatures neuves ou anciennes, cartes postales, catalogues et ma foi, tout ce qui touche de près ou de loin l’objet de nos dévotions. La petite boutique du Jubilé n’est pas en reste et propose divers souvenirs, de la miniature tirée à 1000 exemplaires (à 50 euros tout de même) aux pin’s, affiches et autres porte-clés.
 
Dans le dernier chapiteau se trouve l’exposition officielle d’une dizaine de DS d’exception au milieu desquelles trône sur un socle tournant, dans une corbeille géante, une DS, telle qu’on a pu la découvrir 50 ans plus tôt. Belle réalisation.
 
Et dans l’allée centrale, on peut découvrir d’autres véhicules exceptionnels : la DS d’Othello, la monstrueuse DS Michelin, l’élégante DS21 1967 de Jean-François, des cabriolets, vrais et faux. Bref, impossible de tout passer en revue. En gros : plein les yeux. On fait encore chauffer l’Ixus Canon pour fixer cette vision surréaliste. J’aurais bien serré la pince à Othello, avec qui j’ai échangé quelques mails à propos de son site et lors de petits travaux sur lesquels il m’avait conseillé mais dans le moment il est très occupé avec cet australien, venu de son pays avec sa vieille DS, sa mère de 75 ans et ses filles. Sans doute l’une des figures marquantes de ce Jubilé !
 
Mais il nous faut quitter ce lieu magique car Julie nous attend à Osny. Jean-François et Julie résident à Osny, près de Pontoise. J’ai connu Jean-François par le biais du forum du site Internet du club Idéale-ds. Brestois d’origine (ses parents y vivent toujours) les occasions de nous rencontrer sont assez fréquentes et nos sujets de conversation ont depuis longtemps dépassé le stade du seul monde exaltant de la DS. Jean-François préside un club de collectionneurs de DS, ( http://dsclub55.free.fr/ ) et, à ce titre, est impliqué jusqu’au cou dans l’organisation du Jubilé. Depuis une semaine, dès potron-minet jusque tard le soir, Jean-François est sur le site. Pourtant, malgré la fatigue, nous nous coucherons relativement tard.
 
 
Samedi
 
Lorsque nous nous levons, vers 9h30, Jean-François est déjà parti depuis 7h à St-Quentin pour renforcer l’équipe de bénévole. Il est comme ça Jean-François, un vrai stakhanoviste qui ne sait pas faire les choses à moitié. A force, tout de même on craint pour sa santé, car il commence à avoir quelques sombres cernes sous les yeux. Il nous rejoint pour le déjeuner que nous prenons assez tôt pour profiter d’une après-midi chargée.
 

Premier rendez-vous à la cité des sciences à la Villette. En effet, une cinquantaine de DS, dont la mienne, étaient inscrites pour occuper le parvis de la Cité. Quelques privilèges étaient octroyés aux participants : entrée VIP, places pour la géode et buffet à l’un des restaurants du lieu : le Hublot. Notre première préoccupation bien sûr est d’accéder à l’exposition sur la DS. Bien que n’occupant pas un espace important, l’exposition est cependant fort bien construite, à l’image de ce que l’on peut connaître par ailleurs à la Cité des Sciences : interactivité, vidéo, présentations originales sont les supports pour aborder la DS tant sur le plan technique qu’esthétique ou historique. Après nous être bien restauré des délicieuses réductions offertes au Hublot, nous nous dirigeons vers la Géode mais nous venons tout juste de louper une séance et le temps va nous manquer pour attendre la suivante.

 

Nous reprenons le périf pour nous rendre à St Quentin. Depuis hier soir, j’ai cédé le volant à Jean-François qui associe maîtrise de la conduite de la DS et maîtrise de la conduite dans cette jungle urbaine qu’est le réseau routier en région parisienne. C’est donc sereinement que nous arrivons sur la base de loisirs de St Quentin. De nouvelles voitures sont là, des DS évidemment mais aussi pas mal de Citroën anciennes, en notamment des SM et traction. Nous faisons un détour pour admirer la reconstitution de la DS sur ballon par un club hollandais. Superbe. Une nouvelle visite dans la prairie où paissent les DS nous ferons rencontrer d’autres modèles rares et leurs propriétaires, comme cet anglais peu avare de renseignements et dont la DS est des 400 modèles construits outre Manche.

 
Le temps passe furieusement vite : l’heure du dîner de gala approche et le monde s’agglutine autour des entrées. Impressionnant tout de même que cette immense salle sous chapiteau où se dressent des tables à perte de vue. Une armée de serveurs, sans doute issue d’écoles hôtelières vu la jeune moyenne d’âge, assure le service des 3500 convives. Nous faisons rapidement connaissance de nos voisins comme ce couple sympa venu de la Roche Sur Yon dans leurs ID 20 que Jean-François avait remarqué et photographié un peu plus tôt. Rapidement nous sommes rejoins par Yves Frelon qui anime un site internet consacré aux teintes des DS http://perso.wanadoo.fr/nuancierds/ . C’est effectivement particulièrement pointu comme sujet mais le sujet est traité avec beaucoup d’humour ce qui rend la visite aussi instructive qu’hilarante.[1] Le repas est plutôt bon et est servi à la bonne température, et c’est franchement un bel exploit compte tenu du nombre de couverts.  Le repas est plutôt bon et est servi à la bonne température, et c’est franchement un bel exploit compte tenu du nombre de couverts. 
 
Nous sommes très proches des tables VIP. Les grands noms de la firme Citroën, à commencer par son PDG, monsieur Satinet himself (lequel se fendra d’un discours invitant à renouveler l’événement dans 25 ans pour les 75 ans de la DS !) mais aussi le petit-fils d’André Citroën, sont là ainsi que les personnalités ayant autorité dans le monde de la DS. Nous prenons beaucoup de plaisir à admirer ou critiquer les robes de soirée des femmes VIP. Une robe fendue jusqu’en haut de la hanche ne laisse évidemment pas indifférent les hommes de notre table.
 
Le gâteau d’anniversaire arrive enfin, brillant de ses 50 bougies. Un gâteau en forme de DS aurait été bien vu mais, sans doute pour des raisons budgétaires, il s’agit d’un gros morceau de carton. Les bougies, la musique, l’ambiance, tout cela crée autour du « gâteau » un petit côté événementiel avec crépitement de flashes à l’appui.
 
Le spectacle « french Cancan » qui suit le dîner ne fait pas l’unanimité. Les tables se vident doucement. Les organisateurs voulaient, semble-t-il, offrir aux participants étrangers un spectacle typiquement français. Mais, vu la désertion qui faisait presque peine à voir, il faut bien admettre qu’il y a eu inadéquation avec le goût du public. Peut-être aussi que le rendez-vous matinal du lendemain a été pour partie dans cette retraite anticipée. De plus, la puissance sonore du spectacle ne permettait plus le moindre échange avec ses voisins. Dommage !
 
Nous revenons à Osny vers 2 heures du matin. Il nous faudra nous relever à 6 heures mais Jean-François, toujours avec le même enthousiasme, ne semble pas se plaindre de n’avoir que 4 heures de sommeil pour récupérer.
 
Dimanche
 
Driiiiiing ! le réveil sonne et tout le monde s’affaire déjà dans la maisonnée. La perspective du défilé dans Paris suffit pour nous faire oublier le manque de sommeil. La gestion de la salle de bain est optimisée tandis que la cafetière et la bouilloire ronronnent gentiment.
 
A 7 heures, nous sommes fin prêts et installés dans la DS. C’est après une dizaine de kilomètres que la panne survient. Elle se manifeste à un feu rouge lorsque Jean-François veut, sans succès, passer une vitesse. Après plusieurs tentatives nous sortons de la voiture pour la pousser sur une autre voie, en pente. Jean-François réussit alors à accrocher la 3ème. Nous décidons de tenter un retour jusqu’à leur domicile. Pour ne pas compromettre nos chances, Jean-François veut garder la même vitesse. En effet, il n’est pas certain du tout qu’un autre rapport puisse passer. Pour cela, nous grillons un feu rouge (la circulation est quasi inexistante à cette heure). Un 4x4 nous double alors en nous projetant sa lampe torche en plein visage. Il n’a pas apprécié notre infraction. Voilà bien le genre d’attitude débile et dangereuse d’un « justicier » de la route car, en nous aveuglant de la sorte, il prenait bien le risque de provoquer un accident. Jean-François sens la direction se durcir tandis que les suspensions en font tout autant. Pas de doute : il s’agit d’un problème hydraulique. Par chance, et grâce aussi à l’habilité de Jean-François, nous arrivons à revenir jusqu’à Osny, en poussant dans les derniers cent mètres. Mais la voiture est en sûreté et c’est l’essentiel. Nous prenons donc la Laguna de Jean-François pour rejoindre St-Quentin où est stationnée sa DS. Autant dire que pour combler le retard, la conduite fut particulièrement sportive. Je tairai pour ne pas effaroucher certains lecteurs la vitesse de pointe atteinte ce matin là. Toujours est-il que nous ne nous sentions pas très bien en sortant de voiture. Moi, en plus, j’avais franchement les boules de rater l’France à si peu près. Néanmoins nous étions dans les temps pour nous insérer dans l’une des vagues de 50 DS escortées par des motards d’un club de Goldwin.
 

Tranquillement la place Foch se laisse envahir par cette cohorte de DS. Impressionant, surréaliste et le sentiment de vivre un moment exceptionnel dans notre passion de la DS. Certains, des italiens je crois, ont disposé sur le toit des bouteilles de Champagne et des flûtes pour fêter dignement l’France : la classe. Mon désarroi s’atténue tant l’ambiance est étrange et le spectacle superbe. Les voitures restent immobiles pendant longtemps puis avancent par quelques mètres tous les quarts d’heure. Un homme portant le masque de Jacques Chirac passe de voitures en voitures : il a beaucoup de succès ! Enfin, le départ se précise. Et dès lors, tout ira très vite. Nous passons sur la place de l’Etoile dans une allée humaine tel des coureurs cyclistes sur le tour de France. Nous rejoignons les quais de la Seine jusqu’au Pont Alexandre III. Le petit embouteillage est mis à profit pour prendre quelques clichés sur le pont avec le Palais en perspective. C’est de ce côté que nous revoyons Yves Frelon puis Fabienne, Eric et Sarah, Charlie et Jeanne qui sont venus admirer le défilé. Dommage que nous n’ayons pu en prendre une partie dans notre DS. Mais ne remuons pas le couteau dans la plaie... Le défilé devait s’achever sur le Champ de Mars pour permettre une perspective avec la Tour Eiffel. Hélas, les forces de police, sur ordre de la préfecture, nous détournent systématiquement du périmètre de la Tour Eiffel. Et même lorsque, ayant quitté le défilé, nous réintégrons la circulation moderne, seules les DS seront refoulées. Dommage.

 
Nous retournons à St-Quentin où nous déjeunons d’une immense Pizza en compagnie de Jean-Claude Laval, journaliste de Radio-France, bien connu pour avoir travaillé près de 20 ans à Europe 1. Jean-François réussit à joindre au téléphone Fred, du club, qui a une parfaite maîtrise de la technique DS. Fred, compte-tenu de notre situation accepte de se déplacer pour tenter un dépannage sur la DS. Nous devons donc quitter St-Quentin alors même qu’un concours d’élégance, sous la présidence d’Olivier de Serre, se met en place.
 
Lorsque nous arrivons à Osny, Fred nous attend. Il ne lui faudra pas beaucoup de temps pour détecter la panne : il s’agit de la sphère de l’accu de frein qui a lâché. La sphère est pleine de LHM, ce qui induit que la membrane interne est complètement détruite. Par une heureuse et incroyable coïncidence, Jean-François dispose précisément de la pièce à changer, ce qui permet à Fred de réparer immédiatement. Mais Fred a détecté un autre souci, plus grave : une légère fuite d’essence au niveau de la rampe d’injection. Sans doute que cette fuite existe depuis déjà un moment mais Fred est formel : le risque d’incendie est élevé et la prise de risque est trop élevée et pour le véhicule et pour ses passagers. Et la réparation n’est pas une intervention rapide. Il nous faut nous rendre à l’évidence : nous ne rentrerons pas en DS ce soir. Tandis que Sophie appelle Inter Mutuelle Assistance, je conviens avec Jean-François et Fred de la marche à suivre. Fred veut bien faire la réparation mais pas avant deux mois. Jean-François est d’accord de conserver la voiture pendant ce temps. On peut dire que dans notre malchance nous avons de chance.
 
Le service d’assistance nous a réservé une Laguna. Il est déjà 19 h et il est temps de nous séparer. Julie nous prépare un pique-nique et nous conduit jusqu’à la station ou est situé notre véhicule de location. Nous laissons Fred qui est très sollicité au téléphone pour des conseils à quelques malheureux dont les DS ont sans doute un peu souffert pendant le défilé. Nous admirons l’assurance et la dextérité qui caractérisent son travail, du diagnostic à la réparation. Tandis que d’un côté, téléphone en main, il dépanne son interlocuteur, d’un autre il poursuit la réparation sans la moindre hésitation.
 
Nous revenons par Caen à bord de ce véhicule quasi neuf qui n’a même pas 4000 km. La 6ème vitesse est vite adoptée. Ca fait tout drôle surtout que la boite hydro de la 23 n’en a que 4 ! Nous apprécions aussi la consommation très économique de la voiture. C’est sûr que le budget retour n’aura pas été le même qu’à l’aller !
 
En conclusion, le jubilé de la DS s’est révélé une pleine réussite, tant au niveau de la participation que de l’organisation. L’ambiance dans l’ensemble était vraiment très sympa et bien sûr, pour les amoureux de la DS, c’était LE rassemblement a ne pas rater avec son point d’orgue dans les rues de Paris.
 
Le prochain rassemblement important, pas exclusivement DS mais plus généralement Citroën, se tiendra à Rome et ce sera en 2008 ! Le temps d’économiser pour la facture de carburant et de prévoir une sérieuse révision du radiateur ! 


[1] De notre discussion à propos de ma Dspécial, suivie de nombreux mails, naîtra une page sur cette voiture : http://perso.wanadoo.fr/nuancierds/DT%20DSpecial.htm

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 18:47

 Ca c'est notre cinéma.

C'est dans cette salle que nous voyions 99 % des films. Il est situé à 200 mètres de la maison, les séances du soir commencent invariablement à 21 h. Il est ouvert du vendredi soir au lundi soir et propose en alternance deux films à l'affiche. Il n'y a qu'une salle de 300 places environ avec un balcon.

Nous y  avons nos petites habitudes. Sauf exception, c'est le lundi notre jour de ciné. A part si le film du dimanche est mieux que celui du lundi. Nous nous plaçons aux mêmes places, au balcon. Evidemment quand il y a beaucoup de monde Il arrive que celles ci sont déjà occupées. Rage !!! Et puis, important ça, la salle est gérée par des bénévoles (une trentaine en tout). Il y a en a de tous les âges, des étudiants aux retraités. Goulven, le doyen est là depuis l'ouverture de la salle en 1958 (et il était déjà projectionniste amateur avant celà) c'est la mémoire du cinéma et le changement de projecteur et de tout l'équipement audio il y a quelques années ne l'ont pas fait peur. Mais attention, quand le film est long, il n'aime pas attendre les retardataires et on l'entend alors maugréer dans les couloirs avant de grimper jusqu'à sa cabine de projection.

A force on commence a connaitre tout le monde : la personne au guichet, celle qui déchire le ticket, la vendeuse de bonbons et glaces. C'est franchement la bonne humeur.

Et puis, comme c'est une salle classée "Art et Essais" on a quand même une programmation qui tient bien la route et de nombreux films en VO.

On retrouve aussi les amis du lundi, des voisins, des relations amicales ou professionnelles. Plus qu'ailleurs il y vraiment un esprit de cinéma de quartier.

Encore une chose et vous allez vraiment craquer : le prix du billet est, avec la carte de fidélité, à 4,50 euros.

Je sais : c'est pas juste tant de bonnes choses !

 

 

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18 octobre 2006 3 18 /10 /octobre /2006 00:18

Film américain de Oliver Stone, avec Nicolas Cage et Michael Pena, sorti le 03/09/2006

 Un soir d'ennui et je fonce au ciné pour la séance de 22h00, j'hésite entre Indigènes et World Trade Center (WTC), la présence de N. Cage fait pencher la balance pour le second. Nous sommes quatre dans la salle, moi-même et trois jeunes filles.

 Pas besoin de synopsis, l'histoire nous la connaissons tous, et c'est d'ailleurs ce point qui confère au film un statut un peu particulier : pas vraiment un film catastrophe ni vraiment un récit historique mais un peu des deux, et la recette fait mouche.

 Le début a tout du bon film catastrophe, ça m'a rappelé des séries B des années 70, celles où un tremblement de terre s'abat sur San Francisco : on voit les protagonistes commencer une journée ordinaire, embrasser femmes et enfants, musique sur le périf, oiseaux et ciel bleu, puis prendre leur service au poste de police. Et là, c'est le drame. Oliver Stone ne fait pas dans le démonstratif, juste une ombre gigantesque qui survole New York et l'atmosphère change d'un coup : on plonge de suite dans la partie historique ; Le réalisateur traduit à la perfection le degré de stupéfaction dans lequel se trouvait les New-yorkais et surtout la désinformation, les rumeurs qui enflent.

 Désormais on suit les protagonistes dans leur mission, vivre la suite des événements un par un : l'effondrement de la première tour, puis de la seconde, on voudrait les prévenir car ces images nous les avons vus bien souvent.

 La suite raconte principalement comment les sauveteurs se retrouvent piégés à leur tour et la tentative de sauvetage : parfois on y croit, parfois on désespère, tout comme leurs familles qui passent de la joie aux larmes.  Sans tomber dans le pathos, tout ça est très émouvant, extrêmement juste et très bien joué.

 Le film m'a plu. je le conseille vivement, c'est vraiment très chargé en émotion sans tomber dans le larmoyant, le réalisateur ne triche pas avec l'histoire (imaginez Steven Seagal qui arrive et qui sauve tout le monde !), certains reprocheront sans doute le côté patriotique de quelques scènes (ça m'a surpris de la part d'Oliver Stone) mais ça ne gâche pas la séance.

Les lumières se rallument : les trois jeunes filles sèchent leurs larmes.  

 

 

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