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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 14:05

Paul McCARTNEY- MEMORY ALMOST FULL

Par Patrick Eudeline

Voici du nouveau sur notre dossier consacré au dernier album de Paul McCartney. Cette fois ci, c’est encore dans Rock&Folk (n°480 d’août 2007), mais c’est Patrick Eudeline qui s’y colle.
 
Patrick Eudeline, c’est un personnage : A mi chemin entre le Dandy et le post punk, c’est le rock critic dans toute sa splendeur. Le look, les fringues et sur l’ATTITUDE sont des valeurs de tout premier ordre, au même rang que la musique elle-même. On peut contester cette assertion, mais elle a le mérite de se tenir et d’être bien étayée par l’auteur.
 
Lorsque Patrick Eudeline passe à la télé (ça arrive, tard dans la nuit), on ne comprend généralement pas grand chose à ce qu’il dit et semble être sous influence. Lorsqu’on lit Eudeline, c’est le contraire : de l’à-propos, de l’humour au service d’une écriture vivante et structurée.
 
Concernant McCartney, je m’attendais à un massacre de la part de l’élégant journaliste, qui ne se fait jamais prier pour tailler un costard, même à ceux qu’il aime.
 
Mais voilà que l’homme commence avec un titre déjà provocateur : « Les Beatles, c’était lui ».Ca démarre fort.
 
Morceaux choisis donc : Séparé de sa femme, de son label historique, hanté par l’inéluctabilité de l’âge, le gaucher livre un magnifique disque d’ancien. Tout en conservant sa supériorité mélodique ». You know what ? Il a tout compris, Patrick Eudeline !
 
Plus loin : « décidément… Je pardonne tout à McCartney. Et depuis très longtemps. Et même de porter des chaussures en tissu genre Méphisto (il est végétarien.. pas de cuir) alors qu’on l’a aimé en Anello&Davide. De donner des cours de cuisine à la télé anglaise (si). Oui, je lui pardonne tout. Parce que je ne comprend pas encore l’étendue de son talent. Que son œuvre m’en apprend tous les jours. Et que je crois que je ne comprendrai jamais. Comment a-t-il pu ? »
« Les Beatles, c’était lui. Dès 1966. Avec le concours épisodique, certes, de quelques chansons géniales de lennon. De temps en temps. Ou d’un grand moment de Harrison… Il faudra, un jour, réécouter les Wings, Le « Liverpool Oratorio ». Et même les choses des maudites années 80. Toute l’œuvre qu’il laisse. Et la réévaluer.
C’est que « Memory Almost Full » est un album conceptuel. Un album d’urgence. Douloureux et introspectif. C’est l’album d’un vieil homme. Un Macca qui se teint les cheveux, suit un régime strict mais se voit sombrer bien sûr de jour en jour. Un Macca qui est seul… Un Macca qui, depuis plusieurs années, ne fait finalement quasi, presque, que des disques où il retourne vers son propre passé, sur le miracle Beatles. Des où il traque son identité, et le mystère profond derrière toute chose. Toute chose et lui-même.. Il va mourir. Cela approche, Il le sait. Et se presse. Histoire de tout donner avant la fin. Mémoire presque pleine. Celle des ordinateurs, bien sûr. Celle de chacun de nous en ce monde numérisé et vercommuniquant qui nous abreuve d’information jusqu’au Crash. Mais surtout… la propre mémoire de McCartney. Qui s’accroche à ses racines, à ce qu’il est fondamentalement, avant qu’il ne soit trop tard. C’est l’album que tous les vieux devraient s’attacher à faire. Un album d’adulte… At the End Of The End… De la poussière. Et des larmes. Mais quelques disques. Au moins.
Patrick Eudeline - Rock critic, écrivain mais aussi musicien !
 
 
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15 juillet 2007 7 15 /07 /juillet /2007 13:39

 

Paul McCARTNEY

MEMORY ALMOST FULL

MPL / Universal

Sortie le 4 mai 2007

Le dernier album de Paul McCartney fait couler beaucoup d'encre.

Récap des divers sujets mis en ligne sur le blog du canal

 

Présentation générale
La critique de Philippe
La critique de Télérama
La critique des Inrock
La critique du Télégramme
La critique de Rock&Folk (Jérome Soligny)
La vie en rock - Patrick Eudeline

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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 19:02
DIALOGUE AVEC MON JARDINIER
Film français de Jean Becker
Avec Jean-Pierre Daroussin, Daniel Auteuil, Fanny Cottençon, Elodie Navarre
Sorti le 6 juin 2007
 
Braves gens bien pensants, qui aimez le cinéma bien comme il faut, ce film est pour vous ! Une belle histoire toute bête mais tellement belle et tellement vraie, de l’amitié grosse comme ça, des bons sentiments comme ça fait chaud au cœur. Le tout servi par un duo d’acteurs parfaits : Jean-Pierre Darroussin et Daniel Auteuil.
 
Et d’ailleurs, le bon public ne s’y est pas trompé en remplissant les salles bien comme il faut.
 
« Mais alors, Philippe, qu’est ce qui ne va pas ? » Me demandez-vous ? Mais si, je vous entend bien…
 
Ok pour la belle histoire, Ok pour les bons sentiments, OK, Darroussin est irrésistible (Auteuil beaucoup moins, surtout quand il prend des poses « inspirées » pour jouer le blues au piano et poser son pinceau sur la toile), Jean Becker est efficace à la fois au scénario et à la réalisation. Mais bon, ça m’use un peu ces films qui sentent le sépia et les bonnes vieilles valeurs d’autrefois. J’avais bien aimé dans le même genre « les Enfants du Marais » par le même réalisateur, ou encore « Les Choristes »… "Dialogue avec mon jardinier" est de cette trempe et faut vraiment être de mauvaise foi pour déclarer être complètement hermétique à certains dialogues et certaines scènes parfaitement réussies dans leur genre. En fait, à force, ça commence à me gaver un peu ce cinéma à la papa.
 
Ah si, tout de même, Elodie Navarre, nue dans le jardin, c’est quand même la plus belle plante et pourtant sans doute la seule à ne pas avoir été arrosée par le jardinier.
 
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14 juillet 2007 6 14 /07 /juillet /2007 18:56
LA FAILLE (Fracture)
Film américain de Gregory Hoblit
Avec Anthony Hopkins, Ryan Gosling…
Sortie en France le 9 mai 2007
 
Un homme machiavélique (Anthony Hopkins) tue sa femme infidèle et s’arrange pour y mêler l’amant, policier. Mais le jeune procureur chargé de l’enquête (Ryan Gosling) est lui aussi très malin et les deux esprits s’affrontent.
 
On a nettement l’impression en sortant de la séance d’avoir vu une sorte de best-of des films de suspense de ces 20 dernières années avec une nette dominance du « Seigneur des Agneaux »(1). Anthony Hopkins prouve une énième fois qu’il excelle dans le rôle du méchant très intelligent et manipulateur. Son rôle est en effet très proche du film précité.
 
Ni enthousiasmant, ni déplaisant, la Faille est le type même du film du dimanche soir.
(1) en fait le "Silence des Agneaux". Merci Benoît.
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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 19:21
To Catch A Thief (La Main au Collet)
Alfred Hitchcock – 1956
Avec Cary Grant et Grace Kelly
 
L’histoire : Panique sur la riviera : les coffrets à bijoux des riches héritières sont pillés toutes les nuits. Ces vols portent l’empreinte de John Roby (Cary Grant), ex gentleman cambrioleur, dit « le chat » qui s’est retiré des affaires pour vivre une paisible retraite dans sa villa sur les hauteurs en Provence. Soupçonné et recherché par la police, John Roby va mener lui-même sa propre enquête. Dans la liste des « cambriolables » se trouve Miss Stevens (Jessy Royce Landis) et sa fille Frances (Grace Kelly).
 
Je dois bien avouer qu’il m’aura fallu plusieurs années pour enfin apprécier To Catch A Thief. L’amateur des suspens dont Hitchcock est le grand maître n’y trouve en effet pas tout à fait son compte. Ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut chercher son plaisir. Les histoires d’amour sont souvent présentes dans les films d’Hitchcock, même si elles n’occultent pas l’intrigue (Rear Windows, Vertigo, North By Northwest). Ici, l’argument policier passe vite au second plan. En gros, on sent bien que tout le monde s’en fout, à commencer par Cary Grant, plus fluide que jamais pour échapper à la police. Le décor, la Provence en Vistavision (le concurrent du Cinémascope) et en couleur saturée, incite tout ce beau monde à la légèreté et à la bonne humeur. L’amour que le maître du suspense portait à cette région se voit sur l’écran.
 
Il est toujours plaisant de regarder les films anciens en VO (les doublages français nuisant gravement au charme par des voix trop éloignées de celles des acteurs) mais entendre Cary Grant bredouiller en français est simplement jubilatoire (on se souvient aussi de ses répliques en v .f. dans « Elle et Lui » également dans des scènes provençales (Villefranche sur mer).
 
La photographie de ce film est somptueuse. Son responsable, Robert Burks, s’est vu décerner un Oscar à ce titre. Dans ce cadre idyllique folâtrent nos deux héros. Cary Grant, parfait, au charme mûr (il a la cinquantaine) face à Grace Kelly, éblouissante de beauté. C’est simple : elle irradie le film par sa seule présence. Elle est sans doute l’aboutissement de la femme idéale telle que l’a façonnée Hitchcock à travers son œuvre. Ici elle domine Cary Grant par son humour, son audace, sa légèreté et sa grâce, même si le jeu de mot est facile. Chacune des robes qu’elle porte, dessinées par Edith Head, célèbre costumière d’Hollywood, sont éclatantes et leurs coloris sont étudiés pour servir l’action. Le prince Rainier n’a pas dû faire preuve de beaucoup d’imagination pour voir en elle la future princesse de Monaco.  Enfin, il est troublant de la voir pousser son cabriolet à plein régime sur les hauteurs de la principauté, sur cette même route où elle trouvera la mort en 1982.
 

Considéré dans l’histoire du cinéma comme un film mineur, il se place cependant, au niveau visuel, au top de la filmographie d’Hitchcock et restera sans doute son film le plus romantique.

Pour la beauté des images et de l'actrice, voici une série de copie d'écran.

 

 

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 22:57
André Caroff - Bonder dénude la Madone
Fleuve Noir - 1974
 
Oui, je sais déjà ce que vous pensez, un sourire ironique au coin des lèvres. Et vous avez bien raison.
 
Ma crédibilité littéraire n’étant plus à prouver / à sauver (rayez la mention inutile), je me lance donc sans retenue dans cette chronique d’un roman de gare éditée dans la merveilleuse collection « Fleuve Noir ».
 
Ceux et celles qui ont suivi mes chroniques de James Hadley Chase se souviennent certainement des pulpeuses créatures qui ornaient les éditions anglaises tandis que les françaises (Série Noire) étaient tristement endeuillées par une couverture ne souffrant aucune distraction féminine.
 
Aujourd’hui soyons fiers d’être français avec cette magnifique collection dont est issu ce titre génial « Bonder dénude la madone ».
 
Evidemment lorsque je trouvai ce bel ouvrage dans la caisse de Loïc (explication ici), j’avoue qu’après un coup d’œil connaisseur, je délaissai le bouquin dans un coin de ma cave. Et puis, un beau jour…
 
Tout d’abord le nom de l’auteur, André Caroff, nous fait penser que nous avons affaire à un écrivain breton et plus précisément Léonard, car les Caroff y sont très répandu (moins que le lisier cependant). Il faut savoir qu’Auguste Le Breton est natif de Lesneven, il y a donc des antécédents. Mais non, recherches faite, André Caroff serait un pseudo (le vrai nom, c'est Carpouzis). Navrant !
 
Maintenant, plongeons nous dans la lecture, qui promet d’être croustillante. Elle l’est en effet mais seulement des pages 11 à 17. Ces 7 pages sont à la mesure de la couverture. La suite, hé bien, c’est pas si mal, figurez vous. L’intrigue tient la route et ça se lit bien. Côté érotisme, en revanche, ça retombe comme un soufflé. Bonder a dénudé la madone page 17, et l’auteur qui a rempli ainsi son contrat avec l’éditeur, peut penser à autre chose.
 
Idéal pour un voyage en train, sans plus, mais pas moins.
 
Morceaux choisis :
Page 11 :En s’ouvrant , la porte coupa court aux réflexions de Clint, d’autant que la fille qui se tenait devant lui valait le coup d’œil, qu’elle ne l’ignorait pas et abusait un tantinet des postures suggestives. Elle portait un pull collant soulignant ses seins ronds et lourds. Son pantalon était réellement une incitation au viol tant il épousait la forme de son bas-ventre. Le regard de Clint remonta, rencontra celui ironique de la fille. Elle sourit, leva un doigt afin de relever une mèche qui lui barrait le front et demanda d’un ton traînant :
-         Vous êtes dans les assurances, hey ?
 
Page 16 : Elle déboucla la ceinture de son pantalon collant, remua la croupe afin de s’en extraire. Elle ne portait pas de slip, leva une jambe après l’autre, piétina le vêtement et revint se plaquer à Clint dont le sang bouillait. Il avait balancé son veston sur le canapé, ses mains caressaient le corps satiné de la fille. Elle devait être folle, nymphomane, hystérique, car elle se livrait sur lui à des investigations extrêmement précises en commentant ses découvertes d’une voix de médium…
 
La suite ? Avec un peu de chance, chez un bouquiniste pour 50 cts maximum !
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 21:00
Tardi – le retour d’Adèle Blanc-Sec       
 
Nous parlions la semaine dernière de Bilal et de sa série « le sommeil du Monstre ». Dans un domaine très différent, Jacques Tardi figure lui aussi parmi les grands auteurs et dessinateurs de BD. Il a en commun avec Bilal d’avoir percé dans le mythique journal « Pilote ». Nous avions évoqué récemment les débuts de Tardi dans « Rumeurs sur le Rouergue ».
 
Le grand public connaît Tardi pour ses géniales adaptations de Nestor Burma (débutée avec l’album « Brouillard sur le Pont Tolbiac », ses illustrations des grands romans de Céline et plus récemment l’adaptation en 4 tomes du « Cri du Peuple » de Jean Vautrin. Cependant, Tardi s’impose dans une dimension historienne avec l’incontournable « C’était la guerre des tranchées » (1993). Un récit sans concession et un dessin d’une précision méticuleuse.
 
Mais tout le monde connaît aussi (enfin les amateurs de BD au moins) la série Adèle Blanc-Sec. Le décor est celui de Paris au début du XX ème siècle ou l’héroïne va vivre des aventures aussi rocambolesques qu’improbables avec forces de montres préhistoriques, d’horribles méchants, de momies vivantes et de savants fous. Le tout traité à la manière des feuilletons populaires à la Gaston Leroux (Le fantôme de l’opéra) ou encore Jean Ray (Harry Dickson) et Maurice Leblanc (Arsène Lupin).
 
Tardi joue avec ses personnages et le lecteur. Dans l’interview qu’il accorde cette semaine à Télérama il avoue que parfois lui-même se perd un peu dans ses histoires : « Je m’autorise à être incohérent, à créer des situations totalement fantaisistes ».  Ce qui nous donne des histoires débridées, pleines d’humour et de légèreté avec une héroïne résolument moderne, surtout pour l’époque.
 
Le premier volet de ces aventures, « Adèle et la Bête » paraît en 1976. Si les premiers épisodes se sont rapidement enchaînés, le rythme des derniers s’est considérablement ralenti, au point qu’il nous aura fallu attendre 9 ans avant que ce 9ème volet ne voie le jour.
 
Il s’intitule le Labyrinthe infernal et il est pré-publié dans Télérama durant tout été.
 
 
  
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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 11:51
80 JOURS
Nicolas VADOT – Dessin, couleurs, scénario
Olivier GUERET - Scénario
Casterman – 2006
 
Voilà ce que j’appelle une bonne surprise.
 
C’est Jean-François, sociétaire du blog, qui m’offrit cette BD. Tout d’abord parce qu’il y avait une Citroën DS en couverture et qu’il s’agit là d’une passion commune pour ce véhicule.
 
D’emblée, le dessin me plait, malgré une couverture assez peu réussie : la DS en flamme sur fond bleu marine ne reflète ni l’ambiance générale de l’histoire ni la qualité du dessin. C’eut été un autre véhicule qu’il est à parier que j’ignorerais encore cet ouvrage signé de jeunes auteurs belges débutants.  Le style est élégant et original sans trop en faire. Un côté ligne claire mais avec tout de même des traces de crayon qui soulignent et nuancent l’action.
 
Mais c’est du côté du scénario que nous vient la surprise. L’histoire est en effet particulièrement originale. Edmond, 80 ans et grabataire, va rajeunir d’un an chaque jour. Une fois que l’on a intégré ce principe inexorable, nous suivons chaque jour comme une expérience nouvelle. La fragilité de l’instant n’en est que plus forte et nous ressentons l’acharnement d’Edmond à profiter de chaque jour / année.
 
Côté DS, nous la retrouvons dans deux scènes. La première dont est issue la couverture : une DS en flamme dans un décor surréaliste, angoissant. La seconde complètement à l’opposé puisqu’elle circule dans une région de rêve : la Provence et particulièrement le Luberon.
 
Et puis, il y a cette phrase, qui pourrait être un adage : « Une DS, ça vous pose un homme. »
 
 
Pour les amateurs de DS, nous avons sollicité le redoutable professeur Pétriman - voici ses conclusions sur le modèle présenté dans cet album :
Comme il est maintenant de coutume, voici quelques commentaires plus techniques sur le véhicule présenté. Philippe l’a déjà souligné, mais j’apprécie également le graphisme. De plus les proportions de la DS sont bien respectées, ce qui est une bonne chose, car les lignes du véhicule tolèrent particulièrement mal la médiocrité.
Je vous livre donc mon analyse du modèle présenté. Le dernier avant avec les phares carénés, les poignées de portes saillantes, le tableau de bord deuxième génération, parfois dénommé « en vague », nous permettent de dater l’auto comme étant un modèle 1968 ou 1969. L’absence de baguettes et autres ornements caractéristiques, ainsi que les panneaux de custode arrière nous indiquent qu’il s’agit d’une version « Confort » et non « Pallas ». A ce propos du reste, l’image présentant la custode arrière ainsi que la trompette de clignotant et le profil de la DS dans la perspective me fait furieusement penser à la photo de couverture du catalogue présentant les modèles 1972 ! Enfin, l’absence de monogramme de coffre doit nous orienter vers une DS 19 et non une DS 21.
Un mot pour terminer sur la combinaison de couleurs. S’il est impossible de se prononcer sur les garnitures intérieures, la carrosserie apparaît clairement rouge et le toit gris.
Le puriste dirait :
-         Rouge Corsaire (AC 403) / Gris Argent (AC141) s’il s’agit d’un modèle 1968 ;
-         Rouge Cornaline (AC 419) / Gris Nacré (AC 095), s’il s’agit d’un modèle 1969.
Ceci d’ailleurs nous donne une bonne indication : le premier rouge cité est nettement plus clair que le second et correspond à peu près aux dessins.
La conclusion s’impose d’elle même : le modèle présenté est donc une DS 19 « Confort », modèle 1968, Rouge Corsaire / toit Gris Argent.

C.Q.F.D.

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 20:31

Une trilogie devenue tétralogie !
Les Humanoïdes Associés - Casterman (1996-2007)

 
Disons le tout de suite, histoire de bien cadrer le sujet : Enki Bilal est certainement l’un des plus grands dessinateurs de la BD actuelle. Son style a atteint une telle perfection graphique que chaque vignette doit pouvoir être considérée comme une œuvre d’art à part entière.
 
C’est avec le scénariste Pierre Christin que Bilal s’est fait connaître dans les années 70 avec la série « Légendes d’Aujourd’hui », à l’origine chez Dargaud et prépubliée dans Pilote. Des titres SF tels que « La croisière des oubliés »,  « le Vaisseau de pierre » puis évoluant vers des histoires plus politisées comme « Les Phalanges de l’Ordre Noir » et « Partie de Chasse » font aujourd’hui partie des grands classiques.
 
Depuis Bilal s’est lancé en solo avec la trilogie Nikopol. Puis il s’est essayé au cinéma sans perdre de vue la BD avec la présente série débutée en 1998.
 
Trois personnages sont les piliers de cette histoire, tous trois nés à Sarajevo en 1993 et ayant passé les premiers jours de leur vie dans un hôpital en ruine.
 
Nike Atzfeld (qui ressemble beaucoup à Bilal), doué d’une mémoire exceptionnelle, Amir Fazmagic et Leyla Mirkovic. Nous sommes en 2026.
 

Dans le 1er tome, Le Sommeil du Monstre, Nike se souvient à rebours de ses premiers 18 jours. Nous trouvons Leyla, devenue astrophysicienne, dans le désert de Nefoud, tandis qu’Amir vit à Moscou en compagnie de Sacha. La quête de Nike est de réunir à nouveau le trio.

 

 

Il nous faut tout de même parler d’un 5ème personnage (le 4ème étant Sacha), le redoutable docteur Warhole. Il est aussi question de mouches dont il faut se méfier. Tout se complique pour le lecteur lorsque l’on apprend que tout ce petit monde est duplicable à souhait et l’on s’échine les neurones à tenter de se rappeler lequel est le vrai.

 
Le 2ème tome, 32 décembre, publié en 2003 aux Humanoïdes Associés également, navigue entre les 3 personnages fondamentaux, tandis qu’apparaît un plasticien du mal nommé Holeraw et ses macabres happenings. Il est aussi question du Site de l’Aigle où une peinture rupestre remet en cause le fondement de l’humanité.
 

Rendez-vous à Paris, publié par Casterman en 2006, nous apprend que finalement l’histoire se déroulera en 4 tomes. Résumer cette série n’est pas un exercice aisé mais je renonce complètement pour cet épisode.
 

Et voici donc Quatre ? qui vient clôturer la série et que je ne résumerai pas non plus.

 

 Sur le plan purement esthétique, Bilal est vraiment au top. Les ambiances sont superbement mises en scène. Mais sur le plan de l’histoire, là, ça se complique. Et c’est peu de le dire. Entre les 3 héros, le docteur Warhole et leurs répliques (parfois multiples), on peut s’y perdre. Il y a un côté David Lynch dans la narration de l’histoire. Le lecteur doit-il vraiment tout comprendre ? Les zones d’ombre doivent-elles le rester ? On peut sans doute se délecter d’une telle confusion, et pourquoi pas créer un site ou un blog sur cette série ou chacun tenterait sa propre explication. En ce qui me concerne j’avoue que tout cela a quelque peu gâché mon plaisir de lecteur.  

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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 21:20

 

 

MEMORY ALMOST FULL

La critique de Rock&Folk

(n°479 de juillet 2007)

Avant propos (par Philippe) : Allez, nous concluons notre série de critiques du dernier disque de l'ex-Beatles par celle du vénérable et plus que quarantenaire Rock&Folk. Il faut savoir que dans la guerre Bealtes/Rolling Stones, le magazine est ouvertement engagé du côté des voyous de Richmond en particulier grace à (ou plutôt à cause de) son rédac en chef qui n'est autre que le célèbre Philippe Manoeuvre, le rock critique, ami des stars reconnaissable par la paire de Ray Ban collée sur le nez, nuit et jour. Or, dans ce journal de propagande stonienne, se trouve un espion à la solde du quatuor de Liverpool. J'ai nommé le grand, l'excellent Jérome Soligny ! Cet ancien chanteur, au goût très sûr (ne vénère-t-il pas Bryan Ferry, David Bowie...) possède, de plus, une plume parmi les meilleures de la rédaction (avec bien entendu l'indispensable Nicolas Ungemuth).

Comme l'a dit par ailleurs Benoît :  "Je viens de lire la critique de Soligny dans Rock & Folk : je pense que c'est la plus objective et synthétise assez bien le débat qui a animé ce blog sur la dernière semaine."

La voici donc :

Parce qu'il craint peut-être les représailles de José Bové, Starbucks n'est pas bien implanté en France et c'est à Universal qu'incombe la rude tâche de distribuer le nouvel album de Paul McCartney, récemment signé par le marchand de café via sa filière Hear Music. Ainsi, pour des raisons qu'on se contentera, faute de place, de qualifier de mauvaises, l'opulent bassiste a quitté le navire EMI alors que ce dernier avait fait des miracles, vue la conjoncture, avec son "Chaos And Creation ln The Backyard". Fruit d'une collaboration à double sens avec Nigel Godrich,
l'album quasi miraculeux a fait se pâmer la critique qui n'a pas hésité un seul instant à le comparer à ses meilleurs enregistrements, toutes périodes confondues.
Ceux qui s'attendent à une suite de même facture risquent d'être très déçus par "Memory Almost Full", débuté avant "Chaos And Creation ln The Backyard" et que Macca avait remisé sur les conseils de George Martin. En revanche, les amateurs des Beaties qui n'ont jamais craché sur les Wings et Paul en solo estimeront sans doute et avec raison qu'il compte parmi ses bons disques. Ainsi les imparables "Dance Tonight" et "Ever Present Pas!" se révèlent bien moins désuètes qu'elles en ont l'air. De même, "Vou Tell Me" ou "The End Of The End" peuvent rivaliser avec certaines de ses ballades classiques, tandis que "Feet ln The Clouds" et "House Of Wax" témoignent d'un besoin constant de jouer avec le feu. Elégant dans l'adversité, le futur divorcé se contente de lancer quelques piques en direction de son ex et préfère, à son évocation, celles de souvenirs d'enfance ou d'histoires d'amour qui finissent bien ("See Vour Sunshine").
JEROME SOLIGNY
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