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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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dossier Beatles

 

 

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Les collectionneurs de disques sont souvent de gros maniaques : Non seulement le vinyle doit être irréprochable, mais en plus la pochette doit être aussi proche du neuf que possible. Il existe dans le milieu des barèmes très sévères qui vont de "P" comme Poor (autant dire une épave inécoutable) à "M" comme Mint, c'est-à-dire neuf. Les vendeurs sérieux non seulement utilisent cette cotation mais vont jusqu’à faire des gros plans des défauts, aussi millimétriques soient-ils. Grace à cette transparence, les enchères peuvent grimper très haut : le collectionneur exigeant et fortuné (deux qualificatif qui s’entendent très bien) sait précisément à quoi il a affaire.

 

Un collectionneur moins maniaque, plus attentif à l’état du disque que de la pochette, acceptera éventuellement un nom au verso de celle-ci. Il n’est pas facile, en effet, de trouver un disque exempt de la signature du propriétaire. Surtout sur les vinyles des années 60 et 70. Car à cette époque, il y avait des booms et des surprises party. Et Sylvie, Véronique et Isabelle ne rechignaient pas à amener les derniers 45 tours de leurs idoles tandis que François, Michel et Philippe imposaient leur statut de « connaisseurs » avec les 33 tours des Beatles ou Rolling Stones. D’où la nécessité d’écrire son nom, lorsque, à l’heure de la séparation, les dernières bouteilles de Pschitt citron et de Valstar (en cachette) vidées, il fallait récupérer ses disques.

 

D’autres écrivent leur nom car ils sont prêteurs et ne rechignent pas, à l’occasion, à laisser un ami repartir avec un de leurs disques. Prenant au passage le risque de ruiner ce dernier car, primo, que savons-nous de l’état du saphir de notre ami ? Secundo, prend-il aussi grand soin de ses disques ? Bien souvent, celui qui prête ses disques ne se pose pas cette question. Et pourquoi donc ? Parce qu’il n’est pas maniaque lui-même.

 

Tout ceci pour démontrer l’évidence : un collectionneur se méfiera, sur le marché de l’occasion, d’un disque portant le nom manuscrit de son premier propriétaire.

 

Mais il existe une autre catégorie : le souillon. Ecrire son nom ne lui suffit pas, voire même ne l’intéresse pas. Non, il faut qu’il personnalise le disque. Soit par des commentaires, soit par des dessins ou autres gribouillages. Il faut imaginer le dépit du collectionneur, qui, quelques années plus tard, va reconnaitre dans les bacs une pièce très rare et découvrir au verso quelques fantaisies graphiques. Mes modestes moyens m’ont contraint, parfois, à me contenter d’exemplaires ainsi personnalisés.

 

Mon point de vue sur la question s’est peu à peu modifié et je me suis pris à apprécier ces annotations et autres personnalisations. La calligraphie, le texte, le dessin sont autant de petits – ou grands -  clins d’œil de son auteur, avec qui vous êtes lié par ce disque.

 

Je me propose donc d’ouvrir cette nouvelle rubrique en hommage à ces graffeurs avant gardistes qui sont, aux yeux des collectionneurs de disques, des « petits souillons ».

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