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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 16:54

Des Hommes et des DieuxDES HOMMES ET DES DIEUX

Film français de Xavier Beauvois

Avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale

Sorti le 8 septembre 2010

 

Une fois de plus, la journée s’était écoulée sans que je ne prenne le temps de choisir le film pour ma sortie ciné du soir. A la bourre, comme toujours !

 

Au final, je me rabats vite fait sur Allociné.

 

Premier constat : tous les films que je voulais voir étaient soit sortis de l’affiche brestoise, soit pas encore entrés. Contrariant !

Après un sévère écrémage, ne restaient en lice que deux films : Le dernier Bernard Blier (Le Bruit des glaçons) et Des Hommes et des Dieux.  A priori pas grand-chose en commun.  Pourquoi ai-je choisi le second ? Pour une raison toute conne :(décidément à la bourre jusqu’au bout),  le premier film avait déjà débuté depuis 2 minutes lors de mon arrivée au guichet. Et ça, vraiment, je ne supporte pas.

 

Des Hommes et des Dieux raconte la vie d’une petite communauté de moines en Algérie, entre 1995 et 1996, à une époque trouble où il ne faisait pas bon être un étranger. Le GIA sème la terreur dans un pays que le gouvernement ne semble plus maitriser. Ces moines trappistes français sont parfaitement intégrés et appréciés par la population locale. Frère Luc, médecin, prodigue ses soins à près de 150 patients certains jours, la communauté vend son miel, rend divers services, cultive son jardin, chante et prie.

 

Le film montre cette vie, presque comme un documentaire. Une vie simple, ordinaire et pourtant pleine de sens et de beauté.  Lorsque la menace pèse de plus en plus lourdement sur leur sécurité, les moines s’interrogent : faut-il rester ? Sont-ils venus ici pour mourir en martyrs ? Chacun pèse le pour et le contre et si le frère Christian a tendance à imposer son point de vue, on lui rappelle qu’il n’a pas été élu pour décider pour le groupe.

 

L’histoire des moines de Tibhirine est authentique et avait, à l’époque, choqué l’opinion publique.

Servi par des acteurs magnifiques, le film nous montre, sans fard, sans austérité et sans gravité, la vie de ces moines, des hommes qui ont choisi une vie hors norme, consacrée à Dieu, à la prière et aux autres. Cependant, ces hommes nous ressemblent. Avec leurs doutes, leurs peurs, leurs fiertés. 

Michael Lonsdate et Lambert Wilson sont extraordinaires. On sait qu’ils ont, avec les autres comédiens, fait un stage de plusieurs jours dans un monastère pour préparer le film. Pourtant, force est de reconnaître que c’est bien leur talent d’acteur qui permet ainsi de pousser leurs personnages aussi haut.

 

Avant d’être un film religieux, ce film traite de l’humilité des hommes mais aussi et surtout de la liberté.  Lorsque la peur nous tenaille, alors qu’elle est forte au point de dicter nos actes, ces hommes ont trouvé la force d’être fidèles à leur engagement et fidèles à eux-mêmes, comme des hommes libres.

Des Hommes et des Dieux photo

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 00:27

BRAQUAGE A L’ANGLAISE (The Bank Job)
Film anglais de Roger Donaldson
Avec Jason Staham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore
Sorti le 6 août 2008


Le cinéma exploite depuis quelques temps une veine assez efficace qui consiste à prendre pour héros une association de malfaiteurs plutôt sympathiques, mêlant action, camaraderie et humour.

Dans ce créneau, nous trouvons, aux Etats-Unis, la série des « Ocean » emmenée par George Clooney, en France  « Cash » avec Jean Dujardin sans oublier le récent « Casse du siècle » avec Jean-Paul Rouve (pas vu). Le titre est sans doute en référence au « Braquage à l’Italienne » (The Italian Job) sorti en 2003 (pas vu non plus).

Ici, nous avons Terry, plutôt combinard que véritable truand, qui végète dans la vente de coupés et cabriolets aux compteurs rafraîchis. Il doit de l’argent et ses créanciers ne sont pas des enfants de chœur. C’est dans ce contexte que son amie Martine, ex mannequin lui présente une combine fumeuse pour cambrioler la Lloyds, grosse banque londonienne.

Terry et sa bande, en acceptant cette juteuse affaire vont se trouver impliqués dans un sac de nœuds qui mêle de manière complexe mafia, trafiquants de drogue, police, politiques et services secrets.

Il faut saluer ici une réalisation fluide, qui parvient à rendre passionnante une histoire assez tordue, inspirée d’un fait réel. Le casse lui-même est captivant, la suite l’est tout autant sinon plus. Terry va se révéler bien plus malin que toutes les polices et tous les truands réunis, pourtant bien déterminés à le coincer.

L’époque – 1971 – est parfaitement restituée. Les acteurs (et actrice, la somptueuse Saffron Burrows) bien que peu (ou pas) connus sont vraiment à la hauteur. Sans temps mort, l’action se déroule avec la cadence d’un bon vieux rock’n’roll comme le swinging London savait en jouer. Le bien nommé « Money » (pas celui du Pink Floyd) accompagne judicieusement le générique de fin.

Un film réjouissant, captivant, aux multiples rebondissements. On rit de bon cœur, humour anglais oblige, et on se demande avec une pointe d’angoisse comment tout cela va bien pouvoir se terminer.

Le film de l’été.

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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 18:33

Cyd Charisse est morte le 17 juin dernier. Ca n’a pas vraiment ébranlé les français. Bon, je ne demandais pas un deuil national, mais quand même. Même pas une petite redif. sur France 3 !

Mais que faisait donc Patrick Brion ?

L’actrice danseuse occupait une place de choix dans la constellation des stars d’Hollywood. Le cinéma des années 30 aux années 50 (après c’est encore bien mais c’est plus la même chose) connait une époque où le mot « glamour » trouve tout son sens, où les femmes sont nécessairement fatales et les hommes viriles. Lire ma critique de « la main au collet ».

Je ne vais pas refaire la filmographie facilement disponible sur de nombreux sites.

Dans ses films, Cyd Charisse a une classe, une tenue, une élégance. LA femme, sublime et sublimée. Une beauté exceptionnelle qui fait de chacune de ses apparitions un moment de grâce. Et puis cette paire de jambes, idéalement et magnifiquement sculptées. Rien de moins que ça ! Et même un peu plus car l’actrice joue dans la séduction et introduit dans un cinéma pudibond et conservateur un érotisme maîtrisé.

L’exemple parfait reste « Chantons sous la pluie » (1952). Voilà un film bon enfant, sympa comme tout. Et puis arrive la fameuse scène où, armée d’un porte-cigarette et de collants noirs, elle va mettre le danseur à ses genoux. Dès son apparition, le film bascule, le ballet devient torride et le spectateur, à l’instar de Gene Kelly, est captivé par les ondulations et le jeu de jambes explicite de l’actrice. Fascinant.

Tout aussi troublant, son jeu face à Fred Astaire dans « Tous en Scène » (The Bang Wagon-1953), réalisé par Vincente Minnelli, le maestro de la comédie musicale. Il existe une scène de danse, coupée au montage, d’une sensualité hypnotique.

On appréciera, ou non, pour son côté kitch, le désuet « Brigadoon » encore avec Gene Kelly, également de Minnelli, qui la dirigera à quatre reprises.

Cyd Charisse a marqué un genre, la comédie musicale, qui lui-même a marqué l’actrice au point que lorsque le « musical » tombera en désuétude, dès la seconde moitié des années 50, l’actrice chutera elle aussi.

Son dernier film majeur est, à mon sens, « Traquenard » (1958) un polar de Nicholas Ray où elle a pour partenaire Robert Taylor. Elle a alors 37 ans et est rayonnante. Ce film laisse entrevoir la possible carrière de l’actrice dans un nouveau registre pour elle.

Hélas, pour des raisons que j’ignore, Cyd Charisse ne connaitra plus le succès.

Et puis, il y a ce rendez-vous manqué : En 1962, elle figure au casting du film « Something Got To Give » aux cotés de Dean Martin et de… Marilyn Monroe qui décède pendant le tournage, laissant le film inachevé.

Elle avait 87 ans et avait donc cessé de tourner depuis longtemps. Je cherche une fin originale en évitant « Elle a disparu mais ses films restent ». Ceci dit, c’est pas faux non plus !

A consulter : un excellent site français, le bien nommé « Legs » (dont sont tirées les photos qui illustrent cet article)


 

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 22:21

Film français de Lorraine LEVY

Adapté du roman de Marc LEVY

Avec Vincent Lindon, Virginie Ledoyen, Pascal Elbé, Florence Foresti, Bernadette Lafont

Sorti le 2 juillet 2008

 

La comédie romantique... Gonflant ? Délassant ? Plein de bons sentiments ? Plaisant ? J'ai encore quelques rimes faciles en « an » en stock mais à force ce serait lassant (et encore une dernière,  au passage).

 

La comédie romantique est un genre dangereux. Chacun a son petit côté fleur bleue... plus ou moins. Partant de là, le seuil de tolérance à la guimauve est variable selon les individus. J'ai déjà pris en exemple, quelque part sur ce blog, le film « Love Actually » que j'avais, à l'époque, plutôt bien apprécié au point d'investir dans le DVD. Je l'ai prêté à Benoît qui nous fit une grosse indigestion, vite gavé !!!

 

Je vous parlerai dans un prochain article du cas limite-limite du récent « Le Témoin Amoureux ».

 

« Mes amis, mes amours » est une comédie romantique française dont l'action se déroule à Londres. Le générique nous présente des images de cartes postales sur une musique de Diana Krall. « Ouille, ouille, ouille, où suis-je tombé »  pensai-je en silence (heureusement car il y avait un peu de monde dans la salle).

 

Mais non, l'action se met vite en place, nous faisons rapidement connaissance avec les personnages sympathiques de ce petit quartier de la communauté française de Londres. On s'imagine bien y habiter d'ailleurs et se laisser tenter par un café au bistrot parisien de Bernadette Lafont.

 

Une histoire simple : deux copains, Matthias et Antoine, pères célibataires décident d'unir leurs solitudes en s'installant dans le même appartement. Mais voilà, Antoine (Vincent Lindon) tombe amoureux d'Audrey (Virginie Ledoyen) et le règlement de cohabitation établit entre les deux hommes prend l'eau de toutes parts.

 

Les acteurs sont convaincants. Vincent Lindon est parfait, Pascal Elbé et Virginie Ledoyen sont « canons », le scénario et les dialogues aux petits oignons. C'est léger, c'est juste, tendre, drôle.

 

La BO n'est pas négligeable : entre Diana Krall, Chet Baker et deux chansons de Brian Ferry, Sebastien Souchois ne dénote pas dans un registre très jazz plutôt cool.

 

Oui, vraiment, on passe un très bon moment.

  

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2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 23:16

Film français de Diane KURYS

Avec Sylvie Testud, Pierre Palmade, Lionel Abelanski, Jeanne Balibar, Denis Podalydès... 

Sorti le 11 Juin 2008


Décidément, les biographies filmées (Biopics pour les anglophiles) sont à la mode. Après le succès de « La Mome » dans lequel Marion Cotillard avait épaté pour son interprétation très réaliste d’Edith Piaf, voici, dans le même registre tragique, Sylvie Testud dans la peau de Françoise Sagan. Là encore, l’actrice est sidérante de vérité. Pas facile d’incarner des personnalités aussi connues et pourtant, c’en est bluffant. L’attitude, la diction, la gestuelle, tout y est.


Pas rigolote, la vie de l’écrivain. Issue d’un milieu bourgeois, la jeune Françoise va accéder immédiatement au succès littéraire. Tout pourrait lui sourire : Elle est riche, inspirée, plutôt mignonne, est entourée d’une cour d’admirateur. Mais hélas, rien ne va comme elle veut. Un mauvais mariage, un accident de voiture, une dépendance à l’alcool et aux drogues, un penchant pour les jeux d’argent, autant de difficultés qui vont pourrir sa vie.

 

 
Sa liberté, ses fantaisies lui coûtent cher et ne la rendent pas heureuse, loin s’en faut. Instable, versatile, ne supportant pas la contradiction, elle a un besoin constant d’être adulée, peu importe que les flatteries soient sincères. Elle brûle la vie par les deux bouts jusqu’à une fin, pitoyable. Palaces, casinos, champagne, voitures de luxe, rien n’y fait. Une vraie démonstration du dicton « l’argent ne fait pas le bonheur ». Et pourtant, c’est ce qu’elle semble chercher à tout prix mais sans en trouver la recette.


La vie de Sagan est une mine pour les scénaristes : Les rebondissements s’enchaînent et méritent les presque deux heures de projection que l’on ne voit pas passer. A la sortie, on en sait beaucoup sur la vie mais peu finalement sur son œuvre. J’imagine que les ventes de « Bonjour Tristesse » doivent connaître un certain regain ces jours ci.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 17:11
Phénomènes
Film américain, indien de M. Night Shyamalan
Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo
Sorti le 11 juin 2008

Journée banale dans Central park, les gens lisent, courent, se promènent. En un instant tout s'arrête, toute activité est interrompue et chacun entreprend de se suicider avec froideur, sans aucune émotion.
Voilà un bon début : Que se passe-t-il? Que font tous ces gens? Pourquoi?
C'est avec plein d'espoir que j'attaque ce film. Mais je déchante très vite. La première scène est impressionnante mais on l'a déjà vu dans la bande annonce et tout le reste est consternant. L'intrigue est nulle, les dialogues inintéressants, les acteurs pas du tout convaincants.
Je me suis même surprise à rire pendant la projection tellement c'est consternant !
Un bon conseil : passez votre chemin et inutile d'attendre la sortie Dvd, ce film ne vaut même pas les 3 € de la location.
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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 23:16
Titre original : Indiana Jones and the Kingdom of crystal skull
Film américain de Steven Spielberg
Avec Harrison Ford, Cate Blanchett, Karen Allen, Shia LaBeouf
Sorti le 21 mai 2008

Question basique genre Trivial Pursuit : Un film d’aventure de Steven Spielberg avec Harrison Ford sur une musique de John Williams et une idée originale de George Lucas ? Facile : Un camembert rose (celui de la « culture »).

 

Début des années 80, Spielberg renoue avec le film d’aventure, dans la pure lignée des réalisations hollywoodiennes de l’âge d’or, en survitalisant le genre. Harrison Ford est Errol Flynn, et donne au personnage un second degré qui colle bien à l’époque. La trilogie (devenue maintenant tétralogie) va, de 1981 à 1989, entrer dans la légende. Le personnage d’Indiana Jones, son chapeau, son fouet, le thème musical aussi célèbre que celui de James Bond sont  autant d’éléments si chers au cœur des cinéphiles adaptes de la saga.

 

Autant dire que l’on se réjouissait à la perspective de ce 4ème volet, souvent annoncé et autant reporté. Après presque 20 ans d’attente, le film était enfin visible. J’y allais donc avec le même bonheur que celui que l’on peut éprouver lorsque l’on a rendez-vous avec un ami d’enfance. Prêt à pardonner beaucoup et à ne pas bouder mon plaisir.

 

Ca démarre assez bien. Indiana nous annonce la couleur : « Ca va pas être facile… On était plus jeunes à l’époque… » . Nous sommes en 1957, c’est la guerre froide, le KGB, le rock’n’roll, les blousons noirs, la crainte d’une guerre atomique et les extraterrestres. Voilà grosso modo le cahier des charges de cet épisode.

 

Las… Ca ne fonctionne pas…

 

C’est un peu comme la mayonnaise : vous avez votre jaune d’œuf, le sel, la moutarde, l’huile et vous avez beau battre, ça ne prend pas, ça ne monte pas. Désespoir… Ici c’est pareil, ça ne décolle pas et les effets spéciaux ont beau crever l’écran jusqu’à l’écœurement, rien n’y fait, on finit même par s’ennuyer. On regarde Indiana Jones se sortir de toutes les situations, de toutes les catastrophes ou calamités, sans aucun dommage. Tout peut lui tomber dessus, y compris une explosion nucléaire,  pas de problème, une bonne douche et c’est fini. Il fait penser au Coyote de Beep Beep. Vous savez, celui qui invente tous les  stratagèmes  dans l’espoir – vain – de dévorer le Roadrunner mais qui se prend à ses propres pièges.

 

Et puis, ces balles qui n’atteignent jamais les « gentils », ça finit par lasser. On a même plus peur : rien ne peut lui arriver. Et de fait, rien ne lui arrive.

 

Non, franchement, c’est navrant. D’autant que, malgré l’âge (66 ans), Harrison Ford reste très convaincant dans son rôle. SON rôle, quoi, mince !!! Un scénario indigeste, des effets spéciaux qui dénient toute crédibilité m'ont laissé complètement à côté du film.

 

Dommage ? Pire que ça : Un beau gâchis !

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 19:21

 

Film français d’Eric Besnard

Avec Jean Dujardin, Jean Reno, Valéria Golino, Alice Taglioni, François Berléand.

Sorti le 23 avril 2008

 

Cash (Jean Dujardin), sorte de gentleman cambrioleur, le sourire enjôleur toujours aux lèvres, change de catégorie en croisant Maxime Dubreuil (Jean Reno) qui lui propose un casse de haut vol.

 

Les premières images du film surprennent par la présence de Clovis Cornillac. De quoi se demander si on ne s’est pas trompé de film. Puis Jean Dujardin entre en scène, charmeur et décontracté. D’emblée, on a le sentiment que l’on va passer un très bon moment. C’est léger, c’est frais, ça pétille, les scènes s’enchaînent, nous surprennent, nous font rire. Et ce sans aucune faiblesse jusqu’au final complètement inattendu.

 

J’ai lu ici et là que l’on accusait le réalisateur de faire du sous « Ocean’s Eleven, Twelve ou Thirteen ». C’est vrai que le rythme, le thème et la construction du film évoquent, quand on y pense, la série de Steven Soderberg. Et alors ? En ce qui me concerne ça ne m’a pas dérangé. Le film n’est pas une coquille vide joliment vernie. Au contraire, il bénéficie d’un scénario, d’un casting et d’un savoir faire du réalisateur qui lui donnent sa propre consistance.

 

Et puis, n’oublions pas la musique. Et quelle musique !!! signée Jean-Michel Bernard, qui tient lui-même l’orgue Hammond, elle évoque les plus belles partitions de Lalo Schrifin avec Jimmy Smith à l’orgue millésime seventies. Jean-Michel Bernard a également composé la musique de « Soyez sympa, rembobinez ». Jetez une oreille sur son site : http://www.jmbernard.net/

 

La lecture de critiques mitigées a failli nous faire rater ce film. Ç’eut été une regrettable erreur. Comme dit Jean Reno à Valéria Golino « Vous n’avez rien contre le luxe ? »

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 22:04

Réalisé par Martin Scorsese
 
Avec les Rolling Stones, Jack White, Buddy Guy, Christina Aguilera.

Sorti le 16 avril 2008.

 

Rolling Stones / Scorsese. Soit, à peu près, le plus grand groupe de rock et un des plus grands cinéastes. Une association plus que prometteuse, excitante. Surtout que le réalisateur de Taxi Driver, Casino, les Nerfs à vif, Aviator est un vrai mélomane. ça s’entend déjà sur les B.O. de ses films, ça se confirme lorsqu’il réalise des documentaires musicaux comme le récent Bob Dylan mais, dans nos cœurs de rockers, Scorsese a acquit ses lettres de noblesse avec l’inoubliable « The Last Waltz » (1978) qui vaut autant par la qualité de sa réalisation que par celle des musiciens (The Band, dont c’est le concert d’adieu, et les musiciens qu’il a côtoyé pendant sa carrière soit Bob Dylan, Neil Young, Eric Clapton, Dr John, Joni Mitchell, Ringo Starr, Staples Singers…)

 

Shine A Light est exactement de cette veine. Filmé en 2006 au Beacon Theater de New York, Martin Scorsese nous montre une formation en grande forme. Charlie Watts, le batteur, est comme à son habitude, impassible et impérial. Il soupire quand même à l’issue du 2ème ou 3ème titre. Keith Richards, le plus fripé de tous, le plus marqué par l’âge (63 ans au moment des faits) et surtout par les excès de substances illégales. J’arrive même à trouver du talent à Ron Wood, qui n’est pas mon Stone préféré (pléonasme). L’équipe qui complète la formation, Darryl Jones à la basse, Chuck Leavell aux claviers, la section de cuivres menée par Bobby Keys, déjà auteur du solo de sax sur l’original de Brown Sugar en 1971, ne déméritent évidemment pas.

 

Mais, la vedette, la star de la soirée, c’est Mick Jagger. La voix, le physique (si le visage trahit son âge, son corps reste parfait) et surtout la gestuelle sont intacts. Dès les premières mesures, Mick, tel un jeune cabri, se dandine, virevolte à la recherche du public qu’il trouve sans la moindre peine. Quel performer !!!

 

Le rôle de Scorsese n’est pas à négliger. Ses caméras suivent avec nervosité le chanteur et ses musiciens, ne ratant aucun détail. Pari artistique audacieux : lorsque la caméra s’approche d’un instrument,  le son de celui-ci est également mis en avant. Les solos ou riffs de guitare de Keith deviennent alors particulièrement tranchants. La lumière est excellente et rare pour un concert filmé dans un décor un peu baroque.

 

L’intro du film pourra agacer. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé lorsque Scorsese se met en scène, nerveux, attendant désespérément d’obtenir la set list, se pouillant au téléphone avec Jagger sur les détails de dernière minute. Cette intro installe un climat de nervosité et une tension qui, je trouve, met en condition pour le concert à suivre.

 

Le concert est parfois coupé par des images d’archives, essentiellement des interviews.

 

Au terme de plus de 2 heures de musique, ponctuées par un « Brown Sugar » et un « Satisfaction » d’anthologie, on sort de la salle ébloui et ravi. Prêt à reprendre un ticket pour un deuxième tour. Vivement le DVD !

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 21:11

Film de Thomas Vincent

Avec Clovis Cornillac, Marie-Josée Croze, Dominique Reymond.

Sorti le 19 mars 2008

 

 

Raoul Craft (Clovis Cornillac) apprend le décès de son fils dans un accident de voiture. Mais quelle en est la cause ? La consommation d’un médicament non homologué comme le prétend une jeune femme ?

 

C’est à ces deux questions que va tenter de répondre Raoul, bucheron pragmatique, qui ne s’en laisse pas conter par Diane, l’altermondialiste. Cependant, troublé par ses arguments et par les apparences, il décide de mener sa propre enquête pour en avoir le cœur net.

 

Comme j’aime bien les références, j’évoquerai ici le cinéma de Costa-Gavras (« Z », « L’Aveu » ou, plus récemment « Amen »). Un homme met le doigt dans un système qui le dépasse et où il n’aurait jamais dû le mettre. Ce film fleure bon le militantisme avec pour leitmotiv : Les labos sont des méchants qui ne pensent qu’au profit, qui se foutent de la recherche et dont l’ambition est de gaver les occidentaux – ceux qui peuvent payer – de médicaments.

 

ça peut agacer comme ça peut réjouir. C’est selon les opinions. Globalement  « le Nouveau Protocole » ne nous apprend pas grand-chose sur le sujet. Effectivement les labos ne sont pas des philanthropes et ses administrateurs ne sont pas les descendants dévoués et désintéressés de Louis Pasteur. Du lobby à la mafia, il n’y a qu’un pas que le réalisateur franchi sans hésiter (mince, je déflore l’intrigue !)

 

Très très belle performance de Clovis Cornillac. L’intérêt du film tient beaucoup à la qualité de son interprétation. Son jeu est juste et convaincant. Le spectateur s’identifie sans difficulté à son personnage : un dur, un rustique frappé par la douleur et dont les certitudes s’effilochent.

 

Au terme d’une heure et demie de suspens et de scènes d’action dignes des films américains,  le final nous tombe dessus, imprévisible. Les angélistes auront sans doute du mal à avaler la pilule. Mais laquelle au fait : plutôt Valium, Prosac ou simplement Aspégic ou Doliprane ?

 

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