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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 20:54

 Aire Libre (Rennes) le samedi 9 décembre 2006

Une organisation méga calibrée en fonction de l'horaire de travail de Sophie (elle terminait à Brest à 18h10) nous permis de présenter nos billets à 20h45 à l'entrée de la salle après un détour par Rennes pour déposer les enfants chez Myriam et Hubert, qui nous accompagnaient.

Evidemment l'effet de surprise était un peu éventé par la chronique de Benoît. C'est en effet l'organiste Charlie qui acceuillait les spectateurs et qui laissa la place à Marie Modiano. Même avis que Cécile et Benoît : bien mais sans plus. Son set avait le mérite d'être court.

C'est quand même plaisant de connaître et d'apprécier 90 % de ce que l'artiste va jouer sur scène. C'est exactement ce qui s'est passé pour nous hier soir car "Going to where the tea trees are" tourne régulièrement sur la platine depuis la rentrée. A ceci près que, sur scènes, les chansons trouvent des développements et parfois des arrangements nouveaux, en particulier sur Tooth Fairy avec des choeurs féminins alernés avec la section de cuivres particulièrement beaux.  J'avoue avoir vécu un beau moment de frisson dès la 2ème chanson "Travelers". Je ne vais pas refaire le concert, car je suis en tous points d'accord avec les commentaires de Benoît.

Dans les rappels, Marie Modiano a rejoint Peter pour une remarquable reprise des Righteous Brothers "You've Lost The Loving Feeling". Je ne connaissais pas ce titre auparavant mais le duo fit merveille.

 

 

 

 

 

 

 

La set list (hé oui, je suis monté sur scène !). En gras, les titres qui ne figurent pas sur le cd.

  1. Virgin mountains
  2. Travelers
  3. Scorpion grass
  4. Tooth Fairy part II
  5. The Lottery
  6. Heartbreak Hotel (Elvis)
  7. Global conspiracy
  8. Morning Rush
  9. A broken skeleton key
  10. Little creatures
  11. Tooth fairy
  12. Going to where the tea trees are
  13. The bell tolls five

Rappel

  1. The story of the impossible
  2. You've Lost the loving feeling (avec Marie Modiano)
  3. Lost in space

Et, à la demande générale, la réponse à la pertinante question :

DE QUELS CLAVIERS JOUAIT CHARLIE ?

- Piano 1/2 queue Yamaha

- Orgue Hammond C3 et sa cabine LESLIE (non visible sur notre cliché)

- ORGUE ELKA X-605 surmonté d'un petit clavier quelconque.

 

 

 

 

 

 

 

 Pour finir, une photo du fameux Charlie en pleine action : un bonheur aussi visuel que sonore !

 

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 13:43

Rappelez-vous, Peter Von Poehl on vous en a déjà parlé au tout début : c’est ce suédois d’origine allemande qui chante en anglais et qui jouait dans un groupe français… son album « Going to where the tea trees are » faisant l’unanimité de Nantes à Brest ; figurez-vous que l’homme donne une série de quatre concerts près de Rennes dans le cadre des Transmusicales. Cécile et moi étions hier au premier show de la série.

C’est au centre culturel de l’Aire Libre à St Jacques de la Lande que Cécile et moi nous sommes donnés rendez-vous ; venant de St Brieuc, Cécile trouve de suite alors que de Nantes je rencontre des difficultés, bref : juste à temps !

Les portes s’ouvrent à 20h30 précises. Nous découvrons la salle avec déception : ça ressemble à une salle de cinéma, un Quartz miniature… nous serons donc assis durant le concert… nous nous installons à la troisième rangée et alors que tout le monde trouve place un type est déjà en place dans un coin de la scène, projecteur braqué sur lui. Costard et petite moustache, ce dandy super select s’évertue à faire chanter les roues phoniques d’un orgue Hammond avec succès (et là Philippe se dit qu’il a hâte d’y être) ! il accompagne donc l’entrée des spectateurs pendant une bonne quinzaine de minutes sur des impros jazzy d’excellente facture.

Le noir se fait et Marie Modiano entre en scène. Agée de 27 – 28 ans, elle est la fille de l’auteur Patrick Modiano et se produit en solo en s’accompagnant tantôt à la guitare, tantôt au piano. Son répertoire rappelle un peu celui de Carla Bruni : un petit filet de voix sur des mélodies très douces ; ça n’est pas déplaisant mais sans doute plus appréciable en disque que sur scène. Son set est assez court, six titres tout au plus (dont un qu’elle recommence suite à un trou de mémoire) avant d’annoncer l’arrivée de « Monsieur Peter Von Poehl et son big band ».

Et effectivement, quelle surprise de voir que pour reproduire le son épuré de Von Poehl, pas moins de neuf musiciens entrent en scène au côté du grand Peter : trois pour la section de cuivres, trois choristes (et là Philippe se redit qu’il a hâte d’y être), batteur et bassiste, et notre organiste de tout à l’heure entouré de son orgue, de son piano et d’autres claviers dont beau-papa nous dressera la liste exhaustive samedi. Et puis… il y a Peter Von Poehl, minet à la gueule d’ange, maigre et souriant comme un gamin, on lui donnerait à peine vingt ans ! Il a l’air extrêmement heureux d’être sur scène, de larges sourires, beaucoup de dialogues avec le public (en français svp !) et pas avare en énergie.

Le groupe joue a peu près tous les titres de l’album et le rendu est excellent, les cuivres et les chœurs apportant beaucoup à la qualité harmonique des titres et souvent les morceaux s’achèvent en apothéose de roulements, trompettes et nappes d’Hammond, un régal !

 

Plusieurs rappels et notre homme s’en va pour de bon, laissant son claviériste seul sur scène, accompagnant la sortie des spectateurs sur son orgue.

 

Excellent concert donc, dommage pour la salle, on aurait préféré être debout, on sentait aussi que c’était une avant première : petit plantage technique sur le Ukulélé, quelques hésitions sur les enchaînements, les cuivres semblaient parfois découvrir les partitions mais qu’importe, le résultat était là et nos hommes se sont donnés à fond !

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 21:55
AU PARADIS DES GRATTEUX


Ce 5 décembre 2006, Jean-Louis Aubert se produisait au Zénith de Paris.
N'étant pas fan de la première heure, j'étais presque là en touriste. En effet, ce n'est que récemment que j'ai découvert cet artiste, au travers de son dernier album et des quelques grands succès qu'il a signé depuis quelques années. Plus jeune, je n'étais pas plus amateur que ça de Téléphone non plus. Voilà planté le décor.

Le concert débute peu avant 21h. La salle était déjà fort bien garnie depuis 20h et commençait à manifester son impatience bruyamment. On y trouvait des trentenaires et quarantenaires, manifestement fans "historiques", mais aussi un public plus jeune, preuve de la reconnaissance de l'artiste.
Voilà c'est parti, le moment tant attendu arrive !
Ca démarre fort avec un "parle-moi" d'excellente facture. La pêche, le rythme, tout est déjà parfaitement en place. Superbe. Voilà qui met l'eau à la bouche. Le concert est lancé et les titres s'enchaînent, avec ça et là quelques incontournables de Téléphone, mais à doses quasiment homéopathiques. Je retiens en début de concert, un "argent trop cher" d'anthologie ! La salle réagit à l'unisson, grosse ambiance.

Jean-Louis Aubert s'amuse visiblement et prend un pied énorme sur scène, il rigole et s'éclate comme un ado, ça se voit, ça se sent et la communion avec le public, décidemment très connaisseur, est parfaite. Il joue en permanence avec lui, j'aime ça !
Tout est impeccable, jusqu'aux jeux de lumières, parfois recherchés, qui s'accordent parfaitement avec les titres.
Inutile de s'appesantir sur les compétences guitaristiques de Jean-Louis Aubert ! Il était accompagné d'un autre gratteux assez impressionnant de technique et de feeling, d'une nana à la base, d'un clavier et bien entendu de Richard Kolinka à la grosse caisse!!! Il tape toujours aussi fort celui-là et fait tournoyer les baguettes au-dessus de sa tête comme personne. Un spectacle à lui seul. C'est fou, mais j'ai l'impression que le temps n'a pas d'emprise sur ces deux là.

Après deux heures de concert, si le rythme n'a pas baissé d'un poil, ceux de Jean-Louis sont maintenant tout mouillés et il en est bien à son troisième t-shirt.
Les titres s'enchaînent toujours et encore, à peine le temps pour la salle de réagir, et sont totalement réinterprétés par rapport aux versions album, que du bonheur. Jean-Louis Aubert est toujours aussi sautillant qu'au début et les guitares approchent du point de fusion. Quel régal !!! Du rock, du vrai !!!

C'est déjà la fin et les rappels.. Quelques chansons tout seul à la guitare sèche (c'est tout ce qui restait de sec à ce moment là....), avant une petite apparition en Guest Star de celui qu'il a appelé "son petit frère" : Raphaël, pour un duo impromptu. Le concert se clôture par "un autre monde" de folie avec inclus le riff de "Satisfaction", il cultive vraiment de plus en plus la ressemblance avec Mick Gégère ce Jean-Louis ! Tout s'éteint. Il était temps, les amplis commençaient à fumer et les tympans étaient tout rouges !!!

Pour moi, c'était le concert de l'année.

A défaut d'une photo de Jean-Louis au Zénith, le voici à Bobital l'été dernier. Cette photo est piquée à l'excellent site de photos de concerts : http://www.tasteofindie.com/

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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 20:47

Nina NASTASIA au Vauban (Brest)
16 novembre 2006.

La soirée organisée par Memo était annoncée comme un moment de pure magie musicale. La chanteuse new-yorkaise faisait son retour à Brest après un premier concert en 2005 qualifié par Yvon Jézéquel, directeur de Dialogues Musiques et président de l’asso Memo, de meilleur concert de l’année.
 
Avec une telle promo, il était hors de question de rater l’événement.
 
La première partie était assurée par le trio Cape May, des canadiens rencontrés à New-York alors qu’ils enregistraient avec le même producteur que celui de Nina Nastasia, Steve Albani. Autant être franc, ce premier set ne nous a absolument pas convaincu. Rythmique molle avec un bassiste minimaliste, pour rester poli. On sait que Cape May accompagnera Nina Nastasia tout à l’heure. Nous zappons le rappel pour écluser une petite bière. Pouarch !!! De la bière ? Cette pisse d’âne vendue 3,30 euros ? Décidément, sacrée soirée.
 
Mais nous restons confiants, le meilleur est à venir. Nous bavardons un peu avec Arnaud et Elisabeth. Arnaud est un graphiste (de talent) qui a réalisé notamment les derniers visuels de l’OMAC (mon asso pour ceux qui l’ignorent encore).
 
Mais voici Nina Nastasia qui entre en scène. Première constatation : nous sommes loin de la petite robe à fleur verte d’An Pierlé (concert de la semaine dernière). La dame est en noir. Curieux détail : elle porte des chaussettes hautes dans des sandales à petit talon. Les musiciens de Cape May s’installent, augmentés d’un pianiste et d’un violoncelliste-accordéoniste.
 
Sans attendre, nous voici saisi par la beauté de la voix de la chanteuse. Elle s’accompagne à la guitare et je pense que cette formule aurait bien suffit. Les autres musiciens venant alourdir cette harmonie et, pire, parfois la détruire.
 
Le pianiste, qui semblait en pamoison dès qu’il frappait 2 notes sur son piano à queue, plaquait à l’occasion des accords qui perturbaient complètement la mélodie. A d’autres moments, il nous balançait des arpèges dissonants. On peut croire que c’était exprès mais ça n’excuse rien. Ce disciple mal inspiré de John Cage était tout simplement navrant. Le son de la basse était épouvantable, mais ceci était dû vraisemblablement à la sono défaillante. Déjà qu’il n’avait pas grand-chose à dire…
 
J’arrête là le massacre, le violoncelliste s’en sortait plutôt bien, le batteur aussi. On entendait peu le guitariste caché par le piano. Aussi, à part sa discrétion, je n’ai pas grand-chose à en dire…
 
Alors oui, Nina Nastasia a une voix,  belle de pureté, de simplicité et d’émotion, des mélodies à tomber mais j’enviais ceux qui avaient pu l’entendre en version épurée l’an passé.
 
Daniel, un ami qui devait nous rejoindre au concert avec Bernadette, son épouse, est mort d’une crise cardiaque juste alors qu’il s’apprêtait à venir. Nous ne l’avons su que le lendemain. Daniel, quand il n’aimait pas un concert, il sortait ! Aurait-il agit ainsi ce soir là ?

Il y eu pourtant un superbe rappel. « Bird Of Cuzco », un hommage à John Peel, animateur-journaliste et surtout grand découvreur de talents. Une chanson belle et triste inspirée par l’absence d’un être aimé.

Oui, j'admets, la photo est sombre. C'est le gros défaut du Canon Ixus : son flash !

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 11:02
AN PIERLE au Vauban (Brest)
8 novembre 2006.
 
Avec Sophie et Luc, nous arrivons quasiment à l’instant où le concert commence. Nous nous faufilons rapido sur le côté gauche, là où le piano est installé.
 
Voilà donc, sans attendre, la chanteuse et son groupe le White Velvet. Jolie comme tout dans sa petite robe verte à motif blanc, qui s’accorde à ravir avec ses cheveux blonds, elle traverse la scène avec un beau sourire pour s’installer au piano.
 
Pour beaucoup d’entre nous, le public, nous faisons nos retrouvailles avec la chanteuse  / pianiste que nous avions découverte aux Vieilles Charrues en 2005 lors d’une soirée dédiée au rock belge (y’avait aussi Ginzhu, autre révélation du festival) Nous n’étions donc pas étonnés de la voir s’asseoir sur un énorme ballon qui lui sert de tabouret de piano. C’est original de voir ce petit bout de femme se dandiner sur le ballon mou. Les deux premiers titres ont du mal à me convaincre. Mais dès qu’elle entame « How Does It Fell » le charme opère et il ne nous quittera plus. Déjà agréable à regarder, elle l’est d’autant plus à écouter. Je trouve parfois des comparaisons. Comme en effet, ne pas faire le lien avec Axelle Red : toutes les deux flamandes, une tessiture vocale assez proche, une certaine ressemblance physique. De plus, toutes deux ont eu l’occasion de collaborer avec les fameux Zita Swoon.
Mais là s’arrête les points communs. Là où l’une n’en finit pas de lorgner avec plus ou moins de réussite vers la soul américaine des années 60, l’autre serait plutôt dans une veine purement anglaise ou, pourquoi pas, New Yorkaise. La référence au Velvet Underground n’est pas seulement sur le nom du groupe mais aussi par des petits moments de chaos musical.
Les musiciens du groupe qui l’accompagnent ont des allures de dandys trentenaires. Costumes sombres, cheveux longs, grosses lunettes pour deux d’entres-eux et instruments de légende. Non, franchement, la classe !!!
 
Et en plus, elle est super sympa, An. Un petit mot gentil pour les organisateurs, pour la salle, les chambres du Vauban. Elle lance des vannes mais craint d’être la seule à les comprendre « C’est de l’humour belge » dit-elle en s’esclaffant. Deux photographes n’ont quasiment pas arrêté de la mitrailler pendant le concert, quand même un peu lourd à force, même si j’ai laissé mon adresse email à l’un d’eux dans l’espoir qu’il m’adresse quelques photos (j'attend toujours !) An Pierlé ne se départit pas de son sourire, leur faisant un coucou de la main là où d’autres auraient montré clairement des signes d’agacement.
 
Ben oui, rien que pour ça, on a envie de l’aimer et on y parvient fort bien. Allez, parce qu’il me faut quand même garder une oreille critique, je dirai que tous les morceaux n’ont pas le même niveau de qualité, question composition. Mais les arrangements, en particulier sur les morceaux lents, sont de superbes écrins sur lesquels se pose la voix de la chanteuse. J’ai déjà dû utiliser cette expression quelque part, mais je l’aime bien (et puis, je ne lorgne pas le prix Goncourt, après tout).
 
Jouant sur les ambiances, elle nous fait asseoir pour un moment d’intimité, le temps d’une chanson. Plus tard, tandis que l’orchestre fait chauffer le rythme, la chanteuse se fraye un passage dans la foule comme pour atiser la braise.
 
Le gars devant moi, le photographe, n’arrête pas de lui lancer « Il est cinq heures, An !» faisant référence à la superbe reprise qu’elle en a fait. Elle lui répond par deux fois, dont la deuxième « Mais non, il n’est que dix heures trente ! ».
 
En guise de reprise, nous en aurons une de choix, interprétée avec panache et originalité. « C’est comme ça » des Rita Mitsouko. Le groupe quitte la scène, abandonnant un public conquis.
En rappel, elle revient seule au piano. Elle se mouche, le public applaudit. Elle tend son mouchoir et déclare, en se marrant :  « Y’a quelqu’un qui le veut ? ». Puis ajoute « Vous allez dire : on préfère Axelle Red. Elle au moins, elle a des manières ».
 
Après une ultime chanson, les lumières de la salle se rallument, le public comprend que la chanteuse de reviendra pas.  

A la sortie, à peine le show achevé, la revoilà derrière le stand du « marchandising » prête à une séance de dédicace. Allez, je fais la queue tandis que Luc commande les bières. Toujours aussi souriante, elle se plie aux demandes du public. Elle va même jusqu’à signer la set list et un billet de concert ! Tout le monde lui dit combien le concert était formidable et la gratifie de tous les compliments possibles. Du coup, je manque d’inspiration pour ajouter quoi que ce soit et tend mon disque pour une dédicace des plus banales. Ben oui, « c’est comme ça » on n’est pas obligé de briller tous les soirs !

Depuis deux jours, le disque tourne sur ma platine et il est vraiment excellent. J'ai comparé An Pierlé à Axelle Red et y mettant une limite. Le disque évoque avant tout une Kate Bush inspirée. Mais il ne faut pas réduire An Pierlé à des comparatifs : elle a un talent bien personnel.

Quelques photos supplémentaires pour les amateurs de matos :

 

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5 novembre 2006 7 05 /11 /novembre /2006 12:35

Samedi 4 novembre 2006 au Soul Food Café à Brest.

Quoi de plus stimulant qu'on bon concert de rock dans un cabaret enfumé ? La bière coule à flot, les minettes en mini jupes se trémoussent et le fan club reprend en coeur les paroles.

"Fan club" vous avez dit ? Mais on sait même pas qui c'est ce Monsieur JEAN !

Normal que vous connaissiez pas : c'est parce que vous avez moins de 40 ans et que vous habitez loin de Brest. Car les autres en ont forcément entendu parler. Il s'agit en effet d'une figure du rock brestois. Pour en savoir plus, petite interview sur le site de la Blanche Production (Mais n'oubliez pas de revenir ensuite)  http://lablancheproduction.free.fr/index.php

Donc, plus de 20 ans après son ultime forfait, M. Jean revient avec une équipe rajeunie qui compte dans ses rangs Olivier Polard, auteur du livre "40 ans de rock à Brest". C'est un combo classique du rock : basse / batterie / Guitare / chant.

Vers 22 heures, le groupe prend la petite scène du bar et entame alors son set. Un petit peu mou au départ, l'énergie finit par monter comme l'enthousiasme des spectateurs. Les titres sont concis et taillés au cordeau. C'est super en place et Olivier Polard distribue les solos avec une hargne très rock'n'roll.

Un DVD est en train d'être enregistré. Armelle, l'impressario, m'explique que ce support est devenu indispensable pour promouvoir le groupe auprès des diffuseurs. 

Allez, encore un rappel brulant avec un titre que M. JEAN annonce "cette chanson ne plait pas à tout le monde dans le groupe" et se lance dans un espèce de Madison (je suis pas un champion de la danse mais vu  que les filles s'alignaient synchro comme pour un Madison...) finalement très efficace. Jean, si tu veux mon avis, tu as raison : "c'est bien un rock qui tue".

Voilà, il ne nous reste plus qu'à souhaiter un bel avenir au quatuor brestois : Parce qu'il le vaut bien ! 

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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 19:59

12 octobre 2006 - Espace Vauban BREST

Miossec au Vauban ! Sans être fan du chanteur brestois (ce qui est mon cas), il semblait clair de nous tenions là l’événement de la saison.
 
Pour deux soirées donc, Miossec investissait la célèbre salle souterraine, à la demande de sa maman, au profit d’une noble cause : Emmaüs.
 
Les brestois ne s’y sont pas trompé en s’arrachant les 800 billets disponibles à la vente chez Dialogues dès l’ouverture du magasin. En ¾ d’heure c’était quasi torché : sold out !
 
A une époque où la fréquentation des concerts est en baisse, quand ils ne sont pas tout simplement annulés (comme Halloween à Quimper ces jours-ci) cette ruée sur les billets est tout simplement réjouissante.
 
Donc ce jeudi soir c’est dans une salle comble que nous pénétrons. Nous arrivons tant bien que mal à rejoindre Bernadette et Daniel, arrivé avant nous.
 
La première partie est assurée par David Crozon que nous avions déjà pu applaudir en première partie de Jacques Higelin l’an passé. Le son est un peu moins bon et la voix de David passe mal. Dommage car il a, avec son groupe, un véritable potentiel et musicalement c’est frais et inventif. Il faudrait bien qu’il finisse par décoller un jour.
 
Entracte, petite bière. Puis voilà le président d’Emmaüs qui prend le micro pour se lancer dans une salve de remerciements en tous genres – surtout n’oublier personne. Miossec est derrière lui, tout sourire. Un sourire qu’il va garder pendant tout le concert tant il semble de bonne humeur. Le plaisir de chanter à la maison, en famille ? Sans doute !
 
Il attaque le show avec « la Facture d’électricité ». Voilà un titre qui fait mouche et qui d’emblée, anime la foule. Un ami m’avait dit « Difficile d’entendre Miossec chanter sur scène : il n’a pas de voix ». Mais ce soir la voix est claire et passe plutôt bien. Le répertoire est sans surprise : la quasi intégralité du dernier album « l’étreinte » (petit clin d’œil à Migwell qui a su me convaincre d’acheter cet album) et un best of des précédents avec évidemment le très à-propos « Brest » extrait de « 1964 ». J’ai particulièrement apprécié l’excellent titre « La Mélancolie » et son final très réussi.
 
Côté ambiance, Miossec est en pleine forme : à un spectateur du premier rang qui semblait s’ennuyer il lance « C’est chiant un concert, hein ? » et pour mettre un peu d’ambiance se met à chanter « chef, un p’tit coup on a soif » ce qui provoque l’hilarité de la foule. Un peu plus tard il reprendra à nouveau ce refrain, arguant : « C’est la seule chanson qui ait marché jusqu’à présent ! ». Dans la même veine, lorsqu’il porte une bouteille d’eau minérale à sa bouche, il déclare « Hé oui, c’est fini le bon temps ! »
 
Mais une heure plus tard, le chanteur a déjà quitté la salle. Un petit rappel, puis un deuxième et nous voilà déjà dehors.
 
Un bon concert donc, avec une bonne dose de sourires, ce qui fait toujours plaisir, quelques belles chansons mais pas plus fan qu’au début.
 
La photo qui m'a permis d'illustrer cet article vient de ce site, qui propose aussi un commentaire sur les 2 concerts au Vauban.

http://www.cinquiemenuit.com/

 

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27 octobre 2006 5 27 /10 /octobre /2006 13:16
Salle de Kerjézéquel – Lesneven
Vendredi 20 octobre
(à venir, une photo du concert)
 
La musique de Didier Squiban m’étonne, tellement elle est évidente et surprenante à la fois. J’ai à nouveau pu en faire le constat vendredi dernier à la salle de Kerjézéquel. Oups, j’ai lâché le mot qui fâche en ce moment dans notre canton de Lesneven. En effet, cette salle, inaugurée en mai dernier, fait partie d’un grand ensemble dédié au hand-ball. Normalement prévue pour accueillir également des spectacles, elle souffre d’un manque cruel d’équipement et de nombreuses aberrations structurelles rendent concrètement difficile l’organisation d’un concert. L’acoustique y est impossible et seuls des techniciens patients et minutieux peuvent espérer atténuer les effets de la réverbération. Depuis, les gens de l’OMAC, la petite asso dont je fais partie et qui organisait le concert, se sont jurés de ne plus y mettre les pieds.
 
Mais je reviens à Didier et sa musique. Oui, nous l’appellerons Didier car, en plus d’un net accent du Nord-Finistère, notre homme en a le tempérament : contact simple et tutoiement sans cérémonie.
 
Nous n’étions que 160 spectateurs (dans cette immense salle, ça faisait pas beaucoup) pour écouter Didier en quatuor, accompagné de Bernard Le Dréau au Saxophone, Simon Mary à la contrebasse et Jean Chevalier aux percussions, soit la même équipe que sur le dernier opus du pianiste « La Plage ». Et c’est naturellement ce programme que le groupe interprètera sur scène ce soir, augmenté d’extraits de la symphonie « Bretagne » et d’autres thèmes.
 
C’est carrément du jazz que l’on entend. Tandis que le disque lézarde tranquillement sur la plage, sur scène on sent déjà les bourrasques de l’automne. Le toucher du pianiste se fait tour à tour incisif et précis, puis se libère, se laisse divaguer dans des improvisations où toutes les influences de Didier s’entremêlent. Admirablement soutenu par ses coéquipiers, ceux-ci trouvent naturellement leur place dans cette construction musicale où chacun prend son chorus avec de retrouver le thème du morceau.
 
Mais… comment ? C’est déjà la fin ? En effet, après une bonne heure de concert, les musiciens quittent déjà la scène. Heureusement ils reviendront le temps de deux rappels mais l’on sentait bien, à la sortie de la salle, en même temps qu’un ravissement, une certaine frustration. Comme un amant habile avare de caresses.
 
Didier me dira plus tard avoir eu une acoustique sur scène assez pénible. Peut-être cela explique-t-il la courte durée du concert ? Toujours est-il qu’il ne se fit pas prier pour satisfaire les nombreux amateurs désireux d’obtenir de l’artiste breton un autographe. Et j’en faisais partie !
 
Juliette assurait la première partie !
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