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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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dossier Beatles

 

 

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1 février 2007 4 01 /02 /février /2007 21:50

OLIVIA RUIZ
La Femme Chocolat
(Polydor / Universal - 2005)

Voilà déjà quelques semaines que je reporte la chronique de cet album. D'abord parce qu'il me semblait difficile d'aller critiquer un cadeau d'anniversaire et puis, je ne savais pas trop par quel bout le prendre ce disque.

Consciencieusement donc, je me suis attelé à plusieurs écoutes. Ce qui frappe d'abord, c'est la voix ! une voix acidulée qui caresse ou irite, c'est selon. 

Un coup d'oeil sur les notes de pochette nous indique que certains musiciens ne sont pas inconnus pour les familiers de Bénabar, comme le guitariste Bertrand Belin ou le pianiste Olivier Daviaud.  Les arrangements font souvent preuve d'une grande subtilité.

Quelques chansons sont signées de la chanteuse, Pour d'autres elle s'est entourée de compositeurs/trices comme Mathias Malzieu (son compagnon, il paraît), Juliette, Mali du groupe Tryo ou Christian Olivier des Têtes Raides. On peut entendre deux chansons en espagnol et une autre en anglais, mais ça ne sont pas mes préférées.

Alors, aujourd'hui encore, je ne sais pas trop que penser de ce disque. J'ai vaguement l'impression d'être un peu à côté. Une chose est sûre, la chanson que je n'aime vraiment pas, c'est "Non-dits" le duo avec Christian Olivier. Depuis que Sophie m'a dit "on dirait Serge Lama" je ne sais pas pourquoi, ça passe pas.

C'est clairement dans les chansons les plus sensuelles que la voix d'Olivia se place le mieux. "La Femme Chocolat" est à ce titre, une réussite. J'aime aussi beaucoup "La petite valse de Narbonne Plage" et "Cabaret Blanc" (et ses superbes cordes).Enfin, une mention particulière pour l'excellente chanson de Juliette "La Petite voleuse" (franchement une chanson comme ça, on se la garde pour son propre album) qui est servie par une orchestration remarquable. 

La femme chocolat, deuxième album d'Olivia Ruiz,  a le mérite d'être à la fois un succès public (5ème meilleure vente de l'année 2006 en France) et critique (notamment "Choc"  du Monde de la Musique).

 

 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 20:30

réponse au jeu du vinyle !

eh, oui, il s'agissait bien de Yellow Submarine des Beatles.

Notre grande gagnante est Cécile !!! Bravo à elle.

Ce vinyle jaune a été édité à l'occasion de la ressortie du dessin animé Yellow Submarine en DVD, en 1999. Donc un vinyle assez récent. A noter que le pressage noir était également proposé. Cette édition au visuel différent que celui d'origine (1968) se distingue également par son contenu. Tandis que l'original proposait, en face B, des musiques instrumentales composées par George Martin, l'édition 99 propose d'autres titres présents sur d'anciens albums et utilisés dans le dessin animé.

Rendez à vendredi pour notre deuxième jeu du vinyle !

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26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 18:00

Allez, un petit jeu pour le week-end !

Le principe est simple : je vous propose une photo d'un disque vinyle et vous devez en deviner le titre. Là où ça se complique, c'est que le disque tourne sur la platine et du coup, comme le temps d'exposition de la photo est long,  la vignette est illisible !

Ce soir, voici un beau vinyle jaune.  Allez, sur la série de 3 à venir, c'est le plus facile !

 

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 23:17

Funeral est un album qui me fait des clins d'oeil depuis qu'il est sorti ( en 2005) : une très bonne critique dans Rock&Folk, une écoute rapide chez Philippe, l'enthousiasme des collègues du collège où je travaillais...

Et le mois dernier, en me promenant à la Fnac, je tombe nez à nez avec lui. Il coûte 10 €, c'est un signe, je saute sur l'occasion. Depuis il n'a quasiment pas quitté la voiture. Une bonne dose d'énergie, une pointe d'originalité, rien de tel pour m'enthousiasmer. La voix de Win Butler peut un peu étonner à la première écoute, mais finalement on se laisse charmer par son timbre particulier.

Parmi mes préférées : 4. Neighborhood"3 (Power Out), 6. Crown of Love et la 7. Wake up.

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 20:50

Dans notre série "Les chansons des Beatles à la loupe"

GET BACK
 
1 – Composition
2 - Enregistrement
3 – Diffusion
4 - Versions de Paul McCartney
5 – Autres versions
 
1 – Composition
A quelques exceptions près, les signatures Lennon-McCartney ne signifient pas une collaboration parfaite et égale dans l’écriture de chansons. En effet la plupart du temps elles sont l’œuvre de l’un ou de l’autre.
 
Get Back est un de ces bons vieux rock dont Paul a le génie. Dans la même veine et du même auteur, on se souviendra au hasard de « I Saw Her Standing There », « I’m Down », « Back In the USSR ». Ceux qui disent ou écrivent que McCartney ne sait composer que des bluettes oublient souvent que l’Oncle Paul est l’auteur du titre le plus violent des Beatles « Helter Skelter ». Mais les réputations ont la vie dure…
 
Get Back a bien failli être le titre du dernier album des Beatles. En effet, les séances d’enregistrement de ce début 1969 étaient couramment désignées comme les « Get Back Sessions » et un premier album fut soumis à EMI sous le nom de cette chanson.
 
Selon Barry Miles, biographe de l'oncle Paul « Paul avait dans l’esprit un vague début de texte et de mélodie et commença à improviser autour de l’embryon de la chanson. John se joint à lui, et ils se mirent tous les deux à réfléchir à des paroles. Beaucoup des vers de la chanson furent tirés d’un journal, ce qui était typique de leur écriture. En l’occurrence, la chanson parlait de la situation des Kenyans qui arrivaient en masse en Grande-Bretagne avant l’adoption du dispositif législatif Commonwealth Immigration Bill, qui s’apprêtait à leur interdire l’entrée du territoire. A l’origine la chanson devait être une caricature au second degré des gens racistes… A propos de la fameuse « Jo Jo » Paul ajoute : « Beaucoup de gens ont depuis déclaré qu’ils étaient Jo Jo, mais ce n’est pas vrai, autant le dire tout de suite ! Je n’avais personne en tête spécialement, c’était un personnage de fiction, mi-homme, mi-femme, très ambigu. Je laissais souvent de l’ambiguïté dans mes chansons, j’aime faire ça dans mon écriture ».
 
2 – Enregistrements
« Get Back » fut travaillé à partir du 7 janvier 1969 (au Tweakenham studio) et enregistré du 23 au 28 janvier au nouveau studio d’Apple à Savile Row, à Londres (donc pas aux fameux studios d’Abbey Road). 
 
Le 30 janvier, sur le toit d’Apple, les Beatles jouent trois versions de Get Back, dont la dernière à l’issue de laquelle Paul va déclarer :  « Thanks Mo… » et John : "I would like to say thank you on behalf of the group and ourselves and I hope we've passed the audition"
 
 
Personnel :
Paul McCartney : Chant, basse (Höfner)
John Lennon : Chœurs, guitare solo (Epiphone Casino)
George Harrison : Guitare (Fender Télécaster)
Ringo Starr : Batterie (Ludwig)
Billy Preston : Piano électrique (Fender Rhodes)
 
Ingénieur du son : Glyn Johns
 
3 – Discographie du « Get Back »
 
3 enregistrements ont été publiés :
 
« Get Back » fera tout d’abord l’objet d’un 45 tours sorti en Grande Bretagne le 11 avril 1969, avec en face B, Don’t Let Me Down. C’est la version du 28 janvier avec le fameux coda.
Le single Get Back se classera :
- numéro 1 en Grande Bretagne pendant 6 semaines et dans le top50 pendant 17 semaines.
- numéro 1 au billboard (USA) pendant 5 semaines.
   
On retrouve « Get Back » sur l’album Let It Be, sorti en mai 1970, soit un an plus tard. La version est celle enregistrée le 27 janvier. Mais le producteur Phil Spector trompe l’auditeur en ajoutant à la fin du morceau les commentaires enregistrés sur le toit d’Apple, laissant croire qu’il s’agit d’un enregistrement « on the roof top ».
 
En réalité, il faudra attendre l’Anthologie 3 (1996) pour entendre pour la première fois sur disque officiel l’une des trois interprétations de Get Back lors du concert sur le toit. Le son est nettement moins bon, les musiciens moins précis et des problèmes techniques nous privent des deux guitares pendant tout un couplet. Mais, comme le disent les notes de pochette : « C’est un moment historique : les Beatles chantent le dernière chanson de leur dernière performance en public ».
 
C’est la version single qui ouvre l’album Let It Be Naked  (2003) avec un son prodigieux. Il suffit de comparer ce dernier avec le CD “Past Masters 2” (1988) pour s’en convaincre définitivement. 
 
Quant à la version “Love” (2006), je penche pour la version “Naked” avec, en introduction,  l’accord de “Hard Day’s Night”, puis en prelude, la partie instrumentale de “The End” sur laquelle a été ajoutée la montée de violon de “A Day In the Life”. L’enchaînement avec Glass Onion est particulièrement bienvenu.
 
Pour être complet, Get Back figure également sur les compilations « 1967-1970 » (double bleu - 1973) et « One ».
 
4 - Versions concerts de Paul McCartney
 
Tripping The Live Fantastic  (1990). C’est donc plus de vingt ans plus tard que Paul reprend Get Back. Version plutôt sympa, énergique, avec le coda.
 
In Red Square (DVD – 2005)
 
The Space Within Us (DVD – 2006)
 
Deux versions qui se valent, honnêtes mais pas exceptionnelles
 
5 – Autres versions
 
Sarah Vaughan « Songs of the Beatles » 1981. Une grande diva du jazz s’attaque à un répertoire inhabituel. Voix excellente (le contraire eut étonné) accompagnement limite disco, idéale pour les fans de Thriller (le blockbuster de Michael Jackson)
 
Blue Note Artists « Strawberry Fields » 1996 par Jahlisa (chant) & Junko Onishi (piano). Là encore une version assez funky avec un côté un peu prétentieux (histoire de rappeler que l’on est pas sur n’importe quel label !) Le solo de piano est techniquement parfait mais quelques accords de synthè viennent polluer l’ensemble. Dommage.   
 
Anonymously Yours sur « Trojan Beatles Tribute Box Set ».(2004 mais morceau enregistré en 1969) Ah ! Le coffret reggae ! Beaucoup à jeter, un peu à garder. Ici nous sommes dans un no man’s land. C’est pas que c’est mauvais, mais c’est pas terrible non plus. Le solo de piano, aigrelet, force le sourire.
 
Enfin, nous n’ignorerons pas les redoutables Bidochons qui nous livrent une version française et iconoclaste, sous le titre « Get Claques » sur l’album potache « 4 Beadochons dans le vent » (1992). Globalement, ça casse pas des briques. Je préfère nettement « Pas d’Papier Water » (reprise de Paperback Writer). Non, Benoît, laisse tomber, j’ai déjà le lien vers « rire et chanson ».
 
Si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à compléter.
Ceci dit, s’il ne fallait retenir qu’une version, sans hésiter ce sera celle de Let It Be…Naked.
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 19:49

DVD WARNER VISION (2006)
148 minutes
Sous titrage en français disponible !


PLAISANT ET COMPLAISANT !

"Encore un nouveau DVD de McCartney !!!" S'était-on exclamé lorsque je ramenai cette nouvelle pièce à la maison. Il est vrai que notre bassiste favori n'est pas avare question images animées : Rien qu'en DVD je compte sur mes étagères :

- Live at the Cavern Club ! (2000)
- Wingspan (document sur l'épopée Wings - 2001)
- Paul is Live (concert de 1993 - 2003)
- Back In The U.S. (2002)
- In Red Square (2005)

Et je ne parle même pas des nombreuses apparitions dans divers festivals et autres benefits. Et alors, pourquoi se priver, quand on aime ?

Il s'agit ici de la tournée de Paul McCartney aux Etats-Unis en 2005, Comme d'habitude, et à mon goût c'est une mauvaise habitude, le concert est entrecoupé d'interview de fans ou de personnalités et d'images en backstage. Evidemment tout le monde est unanime : Paul est grand, est un génie (l'égal d'un Bach ou d'un Beethoven, sic !) un humaniste du XXème siècle et tous les superlatifs imaginables. Le comble c'est, que même pour moi qui ne suis pas loin de penser tout ça, ça finit par être gonflant, autant de tartines dégoulinantes.

Il y a aussi ce témoignage bien sympathique d'une famille de fans que l'on voit se préparant à la maison pour le concert : préparation des t-shirts, des banderoles et puis l'émotion lorsque l'idole vient vers eux pour la poignée de main de rêve. "Je peux mourir maintenant" dit le grand-père !

N'empêche qu'il y a les chansons. Et là, franchement c'est toujours la claque. C'est ce qui permet de pardonner le cabotinage de notre génie du XXè siècle (houla, attention c'est contagieux).  Et c'est aussi pour ça que j'achète tous ces DVD. Le répertoire de McCartney est immense et nous préserve de toute redite. Il y a du vrai dans ce que disent certains commentateurs dans le film. Lorsque l'on va voir McCartney en concert, on va entendre "en vrai" celui qui a composé tant de chansons immortelles. Hé oui, j'ai moi-même eu cette petite larme à l'oeil alors que le Beatle gaucher nous faisait le coup d'un Sgt Pepper's d'anthologie.

Donc petit message à Paul : La prochaine fois, livre nous ton concert brut de décoffrage, sans coupure entre chaque chanson.

Avant de vous livrer la set list, je dois tout de même avouer que ce DVD manque un peu de peps. On ne sent pas une forte énergie que par exemple dans "In Red Square". Comparez Helter Skelter (la première chanson heavy métal)  à St-Petersbourg et sur le présent DVD et vous comprendrez ce que je veux dire. Attention, tout de même, les musiciens nous offrent des versions de haute tenue. Pas à dire c'est super pro, tout le monde à l'air content d'être là à jouer avec Paul (là encore, ça flaire les convenances) et les arrangements sont souvent soit impeccablement conforme aux originaux soit doté d'une petite touche bienvenue. Globalement donc, de la haute couture.

Voici donc la set list :

En gras, les titres pour la 1ère fois disponibles en DVD.

01 - Intro
02 - Magical Mystery Tour
03 - Flaming pie
04 - Let me roll it
05 - Drive my car
06 -
Till there was you
07 - I'll get you
08 - Eleanor Ridby
09 - Maybe I'm Amazed
10 - Got to get you into my life
11 - Fine Line
12 -
I Will
13 -
I'll follow the sun
14 - Good day sunshine
15 - For no one
16 - Hey Jude
17 - Fixing A hole
18 - Penny Lane
19 -
Too many people / She Came in Through the Bathroom Window
20 - Let it be
21 - English Tea
22 - I've Got a feeling
23 - Follow Me
24 - Jenny Wren
25 - Helter skelter
26 - Yesterday
27 - Get back
28 - Please, please me
29 - Credits

En bonus, trois titres enregistrés lors de Sound Check (répétitions dans la salle avant le concert) :

- Whole Lotta Shakin' Goin' On
-
Friends to Go
- How Kind of You

Un autre bonus nous présente des interviews de l'entourage du musicien. Ces personnes (musiciens, techniciens) nous disent combien ils sont heureux d'être de la tournée, mais que c'est pas facile tous les jours car McCartney est un musicien perfectionniste mais c'est normal....

Une fan s'inquiète assez justement "Il a l'air sympa mais si ça se trouve il ne l'est pas, peut-être fait-il semblant ?"

Un conseil : si vous achetez ce DVD (et vous auriez raison !) contentez vous des chansons et zappez sur le reste. En ces temps de fêtes, une indigestion est encore à redouter. 

 

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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 13:42

THE ZOMBIES (1961-1967)
ODESSEY AND ORACLE (1968)
Réédition chez "Repertoire" 2001
augmentée de 16 titres en bonus !!!

Zombies: Rod Argent (claviers, chant); Paul Atkinson (guitare); Colin Blunstone (Chant); Hugh Grundy (batterie); Chris White (basse, choeurs).

 

 

 

 

 

En ces temps reculés ou les blogs n'existaient pas encore (en tous cas pas celui-ci), Benoît avait adressé au groupe familial et amical une sorte de rébus musical ainsi présenté :

+

=

????

On n'a jamais su trop pourquoi mais personne ne trouva la solution de cette énigme. Benoît venait en fait de faire une découverte de taille, ce disque qui fait l'objet de cette chronique.

Quelques années passent et un soir, chez un copain fondu de pop anglaise, alors que la platine CD chauffe depuis quelques heures, vl'a qu'il me parle de cet album. J'ai eu le grand tort d'esquisser une moue. Patrice, car c'était lui, glisse alors "Odessey and Oracle" dans le lecteur en déclarant "c'est pas possible, tu n'as pas bien écouté !".

Et le bougre avait raison. Dès la première chanson "Care of Cell 44" la beauté est évidente. La filiation aux Beach Boys également. Or, il faut noter que les Zombies sont anglais et se démarquent donc de l'influence de leurs concitoyens Beatles (qui nous offre, faut-il le rappeller, cette même année le phénoménal "Sgt Pepper's").

Même si l'ensemble du disque n'est pas du même niveau que ce premier titre, chaque composition bénéfice d'une qualité vocale assez exceptionnelle et l'usage des claviers est déjà une petite révolution avec un abus particulier sur le Mellotron (instrument dont je reparlerai certainement un de ces 4).Cependant, on ici et là trouver quelques éléments qui peuvent évoquer les fab four (la basse et les "hou hou" en choeurs sur "I Want Her She Wants Me") ou encore les Who également dans certaines harmonies vocales. En même temps, c'est aussi l'empreinte de l'époque qui favorise ces rapprochements.

Argent et White se partagent l'ensemble des compositions toutes enregistrées aux fameux studios d'Abbey Road.

Mais alors, que s'est-il passé ? Mélodies à tomber, musiciens doués, chanteurs remarquables... Pourquoi diantre ce groupe a-t-il sombré dans l'anonymat ?

Voici quelques hypothèses :

  • -Physique ingrat (deux binoclards dans un même groupe, c'est pas gagné ! On se souviendra que longtemps John Lennon enlevait ses grosses lunettes avant toutes apparitions avant d'adopter les lunettes rondes qui connaîtront un certain succès)
  • - Se séparer avant de publier un chef d'oeuvre n'est peut-être le meilleur plan promo qui soit.
  • - D'autres explications sont avancées : manque de charisme des musiciens, musique trop avant gardiste pour l'époque.
  • - Et puis, s'appeller les Zombies, franchement...

La réponse est peut-être tout simplement un peu tout cela à la fois.

Il nous reste ce disque que les amateurs de pop anglaise se doivent de posséder, d'autant que la version Digipak et ses 28 titres sont à un prix ridiculement bas (moins de 10 euros).

 

 

 

 

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23 décembre 2006 6 23 /12 /décembre /2006 22:12

DEEP PURPLE
LIVE AT MONTREUX (1996 et 2000)
DVD Eagle Vision (2006)
122 minutes

Eagle Vision nous a livré cette année une superbe série dédiée au festival de Montreux. A l'origine un festival de jazz qui s'est vite ouvert sur le rock puis la musique du monde.  On jettera un coup d'oeil sur le site officiel du festival initié par Claude Nobs, dont j'aimerais bien être l'ami, pour se faire une idée du mythe qu'est devenu cet événement. http://www.montreuxjazz.com/index_fr.aspx

Claude Nobs, on le sait, dispose dans son chalet (certainement immense)  de tout ce qui s'est enregistré dans son festival, image et son. Quand on connaît la liste des artistes légendaires qui s'y sont produits, ça donne le vertige. Pour de sombres histoires de droits et d'argent, il est très probable que seuls les amis de Claude Nobs puissent avoir accès à cette caverne d'Abi-Baba de la musique. Claude, si tu lis ce blog (ben quoi, on peut rêver, c'est bientôt Noël !) met juste un commentaire et j'accours.

Pour tous ceux qui attendent vainement une invitation de l'organisateur du festival, une collection "Live At Montreux" propose un catalogue déjà très réjouissant et révélateur de l'éclectisme de la programmation : Johnny Cash, Ray Charles, Joe Cocker, Marvin Gaye, Lou Reed, Rory Gallagher...

Mais pour l'heure, c'est Deep Purple qui nous intéresse. Deep Purple et Montreux, deux noms étroitements associés et ce de longue date. Le groupe y enregistra dans un studio mobile deux albums "Machine Head" (1972) et "Burn" (1974). Le titre "Smoke On The Water" raconte d'ailleurs l'incendie du casino de Montreux en 1971 tandis que Frank Zappa s'y produisait avec les Mothers.

Nous retrouvons le line-up MK7 (révision ici) ainsi composé, par ordre d'ancienneté, de Jon Lord (claviers), Ian Paice (batterie), Ian Gillan (chant) Roger Glover (basse) et Steve Morse (guitare). Le DVD nous présente le concert de 1996 avec, en bonus, 5 titres de 2000. Autant vous le dire de suite : c'est du très très bon !!!

En 1996, Steve Morse vient de rejoindre le groupe en enregistrant avec lui le dynamique "Purpendicular". C'est donc tout logiquement que le set alterne les classiques du groupe avec les nouveaux titres de cet album. Nous voyions, en 4/5 ème hélas, un groupe vraiment très en forme, heureux de jouer ce qui n'était pas toujours le cas du temps de Blackmore. Le son est excellent, l'images également, les musiciens s'éclatent et offrent une grande cohésion (écoutez les échanges orgue Hammond / guitare sur "Black Night"). 

En 2000, le groupe est de retour à Montreux. Les techniques ont évoluées et l'image est enfin en 16/9ème. On regrette de ne pas avoir le set en entier car le concert est un poil meilleur qu'en 1996. Ian Gillan a renoncé à son look de hard rock star et c'est tant mieux car il arrive un âge où ça commence à être ridicule. Allez, une petite mention quand même à Jon Lord, qui fait chanter ou rugir son orgue tel un dompteur qui connait parfaitement son fauve. Son solo sur "When A Blind Man Cries" est vraiment à tomber : pas une note de trop mais un chant limpide et idéal. Du grand art.  Il brille encore sur "Lazy" où le groupe flirte avec le jazz (le walking de basse de Roger Glover) dans ce blues d'anthologie. Et que dire lorsque Highway Star vient trop rapidement clore ce DVD ? Deux mots, ceux que Gillan déclare au public "Superbe ! Fantastique !" 

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 13:44

"Mais c'est quoi ce bordel ?" M'exclamai-je au terme d'une écoute attentive au casque de toutes les versions disponibles de Get Back. Je venais de voir la version de ce titre sur le DVD Anthology sur le toit d'Apple puis d'entendre la version du CD Anthology 3, lui aussi enregistré au même endroit. Et ça n'avait strictement rien à voir !!! Je consulte les notes de pochette et j'apprends qu'il nous est donné à entendre ici la 3ème performance de Get Back sur le toit ! Nouvelle exclamation de ma part "MCQCB ?".

Un peu d'histoire

J'ai déjà raconté la genèse de Let It Be,  Voici rapidement celle du concert sur le toit. Au terme de l'enregistrement chaotique de ce documentaire sur les Beatles au travail, on cherche des idées de conclusion. Celle d'un concert semble la meilleure aux yeux de Paul mais si possible un truc un peu original. On peut suivre un bout de la discussion sur ce sujet sur le DVD Anthology. George n'est absolument pas motivé mais lorsque Ringo lâche timidement "Moi j'aimerais assez...", Paul a trouvé un allié de taille "Ah ? Ca te plairait bien, à toi ?". On ne refuse rien à Ringo.

Quelques jours plus tard donc, vers midi, les Beatles sont sur le toit pour ce qui sera leur dernière prestation publique. Nous sommes le 30 janvier 1969, il doit faire un froid de canard et on se dit qu'un concert en plein air c'est peut-être pas la meilleure idée qui fut pour réchauffer l'ambiance. 

Mais, alors, quelle est la set-list de concert sur le toit ? Combien y a-t-il de versions de Get Back ? Peu d'ouvrages se font précis sur la question, pas même le volumineux pavé "Beatles Anthology" (le livre !). Il faut au final se référer au "The complete Beatles Chronicle" de Mark Lewisohn pour obtenir une réponse aussi fiable que précise.

Le concert dure 42 minutes.  En voici le détail :

  1. Get Back
  2. Nouvelle version de Get Back
  3. Don't Let Me Down (Présent sur le film "Let It Be" et le CD "Let It Be Naked")
  4. I've Got A Feeling (film  et LP "Let It Be" et le CD "Let It Be Naked")
  5. One After 909 (idem)
  6. Dig A Pony (idem)
  7. Nouvelle version de I've Got A Feeling (utilisée partiellement sur "Let It Be Naked")
  8. Nouvelle version de Don't Let Me Down (inédite)
  9. 3ème version de Get Back. il s'agit de celle où la police arrive sur le toit. A la reprise, on peut entendre Paul déclarer "You've been playing on the roofs again, and you know your Momma doesn't like it, she's gonna have you arrested !"

Mais mon problème n'est pas résolu pour autant : Les notes de pochettes de l'Anthology sur cette dernière chanson précisent qu'un problème d'ampli réduit au silence les guitares quelques instants. Cela s'entend fort bien en effet, de même que les commentaires de Paul. Mais lorsque l'on regarde le même morceau sur l'Anthology, on voit en effet les policiers qui s'affèrent un peu partout, ce qui nous fait penser que les Beatles jouent la dernière prise, mais en fait il n'en est rien et il s'agit au final d'un mix entre les deux premières versions. De fait, en y regardant plus attentivement, les policiers sont visibles partout sauf autour des Beatles...

Comme on peut le constater, tout ceci n'est pas limpide. Mais nous avons maintenant sur le dossier "Let It Be" quelques éléments sérieux qui nous serviront pour aller plus avant dans l'étude des titres de cet album.

 

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3 décembre 2006 7 03 /12 /décembre /2006 18:47

VS

 

L'écoute de "Love" (rappel ici) a ravivé notre soif de Beatles. Il fallait faire aussi un peu de place sur les étagères. Du coup, Philippe dépoussière ses disques et se rappelle qu'en 2003 EMI mettait sur le marché une relecture du dernier album des Beatles : "LET IT BE".

 

Déjà, à l'époque, j'avais quelques doutes sur l'intérêt d’un tel projet, sinon évidemment la possibilité pour la maison de disque de relancer la pompe à fric. D’autant que le CD « Anthology 3 » nous offrait une bonne dizaine d’extraits de ces sessions dont un certain nombre d’inédits eux aussi franchement dépouillés.

Mais un inconditionnel peut-il faire la fine bouche sur un tout ce qui touche aux Beatles ? La réponse est dans la question.
 
Petit rappel historique
Nous sommes en janvier 1969. Les Beatles ne font plus de concert depuis 3 ans, ils ont touché à peu près à tout - cinéma, dessin animé, drogue, psychédélisme, ont exploré tous les domaines musicaux et ont pondu un double album (appelé en France "Le Double Blanc") où chacun pouvait s'exprimer sans contrainte aucune (ce qui donne un album aussi bancal que riche et bien sûr indispensable). Qu'est ce qui peut les motiver à retourner en studio ? Rien ! En plus y'a John qui a Yoko et de grosses envies d'émancipation, Paul vient de rencontrer Linda, George qui a Hare Krisna et Ringo sa cabane au fond du jardin. Pourquoi diable s'enfermer dans un studio ?
 
Le problème c'est que Paul, lui, c'est un actif. Sa carrière le démontre, y'a pas à dire, il peut pas rester sans rien faire. Il se lève le matin, allez hop, on écrit une petite mélodie. A midi, en mettant le couvert, on commence à avoir des paroles et le soir on est en studio à écrire les arrangements. Il est comme ça, Paul ! Donc Paul il voudrait bien retourner sur scène mais les autres (surtout John et George) ils veulent pas. L'idée lui vient alors de proposer de faire un film documentaire sur le groupe au travail et, pour conclure, un mini concert sur le toit d'Apple. "bof, ouais" répondent les autres. "Super" répond Paul "j'ai déjà réservé le studio !". Evidemment je suis pas sûr que ce sont les phrases exactes prononcées mais l'esprit est là.
 
C'est ainsi que les Beatles investissent un grand studio de cinéma (Twickenham Film Studios) glacial et qu’ils se mettent au travail sous l’enthousiasme inébranlable de Paul McCartney et le regard d’une équipe de cameramen. Pendant tout le mois de janvier, le groupe va répéter et, enfin, le 30 janvier exécuter quelques titres sur le toit d'Apple devant les badauds incrédules. La petite prestation sera d'ailleurs interrompue par une intervention policière. Ce sera la dernière apparition musicale du groupe.
 
Peu satisfait du résultat, on abandonne les bandes et on retourne en studio en été, cette fois sous la férule de George Martin avec qui on ne rigole pas (interdit de fumer le moindre pétard en studio !). Ca donnera l'excellent "Abbey Road", la quintessence de l’art Beatles.
 
EMI, la maison de disques,  confie tout de même à Glyn Johns le soin de tirer quelque chose des séances de janvier que l'on va communément appeler les "Get Back Sessions".  Glyn Johns, qui n’est tout de même pas de premier venu, puisqu’en plus d’être l’ingénieur du son des séances a déjà inscrit à son palmarès les Who, les Stones et Led Zeppelin pour ne citer que les plus grands, va proposer à EMI deux projets de disques, tous deux refusés.
 
Début 1970. C'est un peu la guerre froide au sein des Beatles. La gestion des affaires des Beatles est au cœur de la discorde. Ca sent le procès, tout ça. De plus, chacun est sur des projets solo. Harrison va sortir le triple "All Things Must Pass" McCartney l'album éponyme, John forme son « Plastic Ono Band » pour un premier album et Ringo va publier carrément deux disques, « Beaucoup Of Blue » avec la crème de Nashville et « Sentimental Journey » album de reprises rétro pour faire plaisir à sa maman (authentique). Il est clair que personne ne veut retourner à l'usine Beatles. EMI, sans doute bien habitué aux recettes des ventes du groupe, aimerait bien sortir quelque chose et repense aux "Get Back Sessions". Mais bon c'est trop brut, pas exploitable en l'état. C'est alors qu'émerge un nom magique "Phil Spector" auquel on demande de travailler sur les bandes et d'en faire un album digne de ce nom.
 
Phil Spector, connu comme producteur de Rhythm&Blues, est l'inventeur du "Wall of Sound" son fameux "Mur du son" qui consiste à empiler comme des briques une première couche rythmique puis des cuivres, puis des violons, puis des chœurs etc. C'est un peu ce qu'il va faire sur ce projet. je dis un peu parce que, s'il a effectivement appliqué la méthode dans "The Long And Winding Road" (occasionnant des insomnies rageuses à Paul McCartney), on peut dire aussi que certains titres on été quand même préservés, faut être honnête. C'est ainsi que sortira, le 8 mai 1970, l'album "Let It Be".
 
Let It Be Naked
33 ans plus tard, alors qu'EMI nous a habitué à toutes sortes de choses concernant les Beatles (je pense en particulier aux 3 doubles CD "Anthology" mais aussi, au « Live At The BBC » qui contient des enregistrements de la 1ère époque 1962-1965) voilà qu'on nous annonce un Let It Be Naked. C'est à dire sans Spector mais aussi sans George Martin. On ne sait donc pas trop à quoi s'attendre.
 
L'ordre des titres est complètement chamboulé, "Dit It" et "Maggie Mae" passant carrément à la trappe . Bon, en même temps, c'est un maigre dommage. D'autant que réapparaît "Don't Let Me Down"
 
En fait l'album commence très fort et joue les coudées franches avec "Get Back". Et là, d'emblée, surprise ! Un son d'une rare fraîcheur nous parvient des enceintes. Merci la technique ! Mais ce qui étonne le plus, c'est le côté brut, "roots" qui s'en dégage. Et cette impression ne va plus me quitter durant les 35 minutes que dure l'album. C'est les Beatles mais comme on ne les a jamais entendu, qui jouent sur un fil au dessus du ravin sans protection. C’est ça qui est exceptionnel et qui rend l’entreprise particulièrement émouvante.
 
"The Long And Winding Road" redevient une simple ballade efficace reléguant la guimauve indigeste de Phil Spector aux oubliettes.
 
Et puis, tout de même, une mention toute particulière à Billy Preston, aux claviers (surtout du Fender Rhodes) et qui fait swinguer les notes comme Ray Charles et Stevie Wonder réunis. Il est omniprésent, Billy Preston. Il prend des solos sans arrêts, il fait danser le tempo et détend considérablement l’atmosphère. Sur le DVD Anthology, on entend l’un des Beatles dire que dès que Billy Preston a rejoint le groupe, les Beatles ont fait des efforts pour être plus aimables, pour jouer mieux etc.
 
Curieusement, on peut aussi penser aux grands albums des Stones comme "Sticky Fingers" ou "Beggar's Banquet" pour le côté juste produit au minimum pour conserver la brutalité de la musique. Sauf que là, y’a même pas d’overdub, juste le groupe qui joue comme ça, d’une seule traite. Bon faut quand même relativiser : il paraîtrait qu’il y aurait plus de 40 heures de bandes. Ca donne quand même du choix pour sélectionner 35 minutes du meilleur cru !
 
Tandis que Spector « enjolivait » à sa manière la matière première, tandis que l’Anthologie nous livrait des titres passionnants mais aussi parfois incohérents, « Let It Be naked » nous offre la concrétisation du projet initial des Beatles : montrer, sans artifice, le meilleur d’un groupe au travail. De ce point de vue on peut dire que la boucle est bouclée.
 
"Juste un bon petit groupe de Rock'n'Roll" va déclarer malicieusement McCartney, interviewé à ce propos.
 
Petits commentaires sur le CD lui-même : 
Le livret est bien illustré mais ne comprend que des restitutions de dialogues entre les artistes. C’est bien mais incomplet. J’aurais bien apprécié que soient précisés les dates des enregistrements, les détails sur les prises comme c’était le cas pour les Anthologies.
 
Un second CD, intitulé « Fly On The Wall » est, quant à lui, parfaitement indigeste. Il s’agit d’un assemblage de conversations mêlées d’extraits de morceaux (dépassant rarement les 35 secondes) Absolument navrant.
 
Nous éplucherons très prochainement chacune des chansons des sessions "Let It Be".
Philippe
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