Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

Ce site est bien sûr ouvert à la famille, aux amis et à tous ceux qui passent pas là. N'hésitez pas à réagir aux articles en y mettant vos propres commentaires.

Pour suivre l'actualité du site, vous pouvez aussi vous inscrire à la "newsletter".

Bonne visite !

dossier Beatles

 

 

Recherche

Articles Récents

25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 12:59

NOUVELLES AVENTURES EN HI-FI

Depuis l'annonce de ce disque je demeure très circonspect sur l'intérêt d'un tel projet dont l'origine est un show chorégraphique du Cirque du Soleil. Sauf qu'aux manettes il y a tout de même George Martin, le 5ème Beatles (oui, définitivement, c'est bien lui !) accompagné par son fils Giles.

Je comptais donc attendre quelques échos dont celui de notre blogeur favori Migwell  avant de me lancer à mon tour dans cette aventure. Eventuellement...

Sauf que jeudi dernier mon disquaire habituel me le colle dans les mains, me lachant "C'est pas mal du tout... De toute façon, il aurait manqué à ta collection".

Voilà qui change la donne et me voilà contraint à m'atteler à ce nouvel opus.

De quoi s'agit ?

Tout d'abord, comment est vendu l'objet (j'ai failli dire le "produit" !) ?  Pour se faire une idée de l'ambition, nous citerons Jérome Soligny, qui dans un article-pub paru dans le Rock&Folk de décembre et tiré à part pour la FNAC : "Agençant les chansons et les sons à la manière de peintres inspirés et grisés par l'arc-en-ciel des teintes de leur palette et la qualité des huiles à leur dispostion, George et Giles Martin ont inventé un paysage sonore dont les vallée, collines et rivières semblent familières mais restent à découvrir...."

Il faut se souvenir que le célèbre producteur n'en est pas à son premier coup d'essai. Il suffit d'écouter la face B d'Abbey Road pour se rendre compte que déjà en 1969 il maîtrisait parfaitement les collages et juxtapositions.

Plus récemment les 3 Anthologies nous ont donné à entendre des titres inédits bien sûr mais aussi des versions alternatives exhumées des coffres des studios Abbey Road. Déjà Sir George nous offrait des mixages entre telle et telle prise. Ce que personnellement je regrette. Imaginons qu'aujourd'hui, au lieu de nous présenter des esquisses de Gaugin, un joyeux plasticien nous propose des surimpressions de toiles mises en calque les unes sur les autres ! Je préfère très nettement admirer les esquisses dans ce quelles ont d'inachevé, permettant avec émotion de palper le travail de l'artiste.

LOVE ON THE BEAT

Venons en à LOVE. Je ne vais pas vous faire un descriptif détaillé des chansons en jouant à retrouver tous les ingrédients qui composent les titres. D'autres l'on fait ou le feront sûrement.

L'album s'ouvre sur les voix nues (a capella) de Because. Ca commence moyen, me dis-je. En effet, si vous possédez déjà l'Anthologie 3, vous pouvez entendre exactement la même chose sur la piste 20, les petits oiseaux en moins ! Nous poursuivons avec Get Back. Là franchement, c'est du bonheur : Le mix d'intro est jubilatoire et parfaitement réussi. Le père Martin, âgé aujourd'hui de 80 ans passé, nous prouve qu'il n'a rien perdu de son génie. L'enchaînement avec Glass Onion, est tout aussi réussi. On en pleurerait presque (attention, sur les Beatles, je suis comme Obélix : tombé dedans quand j'étais petit !). Pour le coup, chapeau !

Sauf que l'album ne tient pas du tout ses promesses. J'aurais dû m'en douter, George Martin est trop respectueux de l'oeuvre pour avoir toute l'audace voulue pour cet exercice. Certains enchaînements ne m'appellent qu'un haussement d'épaule (comme cette suite Drive My Car / The Word / What You're Doing). La liaison Blackbird / Yesterday me fait l'effet d'un jeu de mot facile tandis que d'autres audaces trouvent meilleure grâce à mes oreilles.

Nous avions pu découvrir la version sublime et acoutique de While My Guitar Gently Weeps sur l'Anthologie 3. Elle figure à nouveau dans LOVE mais enrichie d'un section de cordes que je trouve assez somptueuse.

C'est McCartney qui a dû être ravi du travail : les basses sont souvent à l'honneur (en particulier sur le final d' Hey Jude) et démontrent que notre Paulo était un véritable pionnier.

Au terme de l'écoute de ces 26 chansons, "Love" me fait l'impression d'une ballade en Ferrari avec Alain Prost mais sur une voie départementale. De belles reprises mais impossible de mettre la gomme. D'où ce mélande de sentiments : la mécanique est belle mais le pilote manque, je l'ai dit plus haut, d'audace par un respect quasi religieux de l'oeuvre.

Faut-il acheter ce disque ? 
Si c'est pour découvrir les Bealtes, non ! Il vaut mieux commencer par deux ou trois disques majeurs (Abbey Road, Sgt Peppers, Double Blanc) et une bonne compile. 
Si c'est pour faire une nouvelle balade dans le pays fabuleux du quatuor de Liverpool, pourquoi pas ! Vous connaissez déjà la région mais découvrez par hasard un petit chemin inconnu dans un paysage familier. 

Le disque existe en deux versions :
- En CD simple
- En Digipak CD + DVD Audio (attention point d'image sinon sur l'écran télé le visuel de couverture avec le titre qui passe). Le DVD propose une version 5.1 mais n'étant pas - encore - équipé je n'ai pu la tester.

Lire par ailleurs la chronique de Love sur le blog "Chez Migwell" : Deux écoutes, deux avis !!!

 

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 21:59
DEEP PURPLE –  BIOGRAPHIE DE BASE – 2ème partie.
 
Nous avons laissé en 1976 un Deep Purple moribond, usé jusqu’à la moelle par les ambitions individuelles, la lassitude et les tournées chaotiques.
 
Entretemps, chacun y est allé de ses projets personnels mais c’est sans doute Whitesnake qui connaît le plus grand succès. Normal : Ce groupe rassemble trois ex Deep Purple : David Coverdale, Jon Lord et Ian Paice. De son côté, Blackmore avait formé Rainbow, rejoint plus tard par Roger Glover. Ian Gillan, après une carrière solo non dénuée d’intérêt, a pris la place du chanteur Ronnie James Dio au sein de Black Sabbath (Born Again, le seul témoignage discographique, s’écoute généralement en fin de soirée lorsque l’on veut rire un bon coup avec un top ringard. C’est souvent à ce moment là que les filles vont se coucher).
 
Donc en 1984, tout semble aller pour le mieux pour tout le monde ou presque. C’est alors que, contre toute attente, un nouveau Deep Purple arrive par la petite porte avec un nouvel album « Perfect Strangers ».  C’est le célèbre line-up MK2 (oui, celui de « Machine Head ») que l’on retrouve. On peut légitimement se poser quelques questions sur cette reformation : Pourquoi Ian Gillan plutôt que David Coverdale au chant, par exemple ? Quelles sont les motivations du groupe en dehors de remplir le tiroir caisse ?
 
Lorsqu’un groupe célèbre se reforme, c’est comme lorsque l’on reprend une part de gâteau. Effectivement on avait envie d’y goûter à nouveau mais ça risque tout de même de vous rester sur l’estomac un moment.
 
En ce qui concerne DP, que peux encore nous apporter ce groupe de quarantenaires dans les années 80 ou The Cure, U2 ou Simple Mind ont depuis sérieusement modernisé le rock anglais.
 
Qu’importe,  Perfect Strangers » transforme l’essai et impose une musique « old scholl » mais d’une belle efficacité et avec une inspiration renouvelée. Hé oui, DP a encore quelque chose à dire. La même formation va ensuite enregistrer un live (Nobody’s Perfect) et un autre album studio.
 
L’aventure prendra fin en avril 1989 : Blackmore vire Gillan du groupe et le remplace par l’ex Rainbow, Joe Lynn Turner. Visiblement Blackmore a pris les rennes en main et impose ses choix et son mauvais caractère à ses acolytes. Nous en sommes au MK5 et de cette collaboration va naître en 1990 « Slave and Masters » que je n’ai jamais eu le cœur d’écouter.
 
Finalement Ian Gillan réintégrera le groupe mais lorsque Blackmore voudra à nouveau virer le chanteur avec la menace : « c’est lui ou c’est moi » les autres membres, las de travailler sous le despotisme du guitariste ne vont pas hésiter ! Oui, mais on en plein tournée et Blackmore est bien content de foutre le bordel.
 
Le groupe va prouver que nul n’est irremplaçable, pas même un virtuose du manche. Et c’est Joe Satriani, la plus fine lame de l’époque, qui va assurer la transition de décembre 1993 à Juillet 1994. Hélas, il n’existe pas, au moins officiellement, de trace discographique de ce MK 6 !!!
 
Le MK7 voit l’arrivée de Steve Morse. On a souvent tiré à boulet rouge sur ce guitariste auquel on reproche essentiellement ses tics musicaux en particulier dans ses solos. Il y a du vrai mais force est de constater que « Purpendicular » le premier opus avec Morse, respire la fraicheur et une joie de jouer qui ne se démentira point avec le live à l’Olympia de la même année. C’est cette formation que j’ai eu le bonheur de voir à Rézé (44) pour un concert inoubliable.
 
Mais les bonnes choses ont une fin, et Jon Lord, désireux de se consacrer entièrement à la musique classique et se sentant peut-être atteint par la limite d’âge pour une groupe de hard-rock (il a 61 ans en 2002) laisse ses claviers à Don Airey, bien connu des métalleux pour ses faits d’arme au sein de Black Sabbath, Rainbow, Thin Lizzy et même Whitesnake. Nous en somme au MK8… Sans Jon Lord, l’une de mes idoles de jeunesse, le moustachu qui m’a fait acheter mon premier orgue électrique, l’affaire ne m’intéresse plus guère. Nous avons pu les entendre en 2005 au Festival des vieilles charrues. C’était sympa même si les démonstrations de virtuosité de Don Airey m’ont singulièrement agacé. Deep Purple nous offrit un concert des plus réjouissants, enchaînant ses vieilles scies que le public reprenait en chœur, tant le répertoire de ce vieux groupe est entré dans la mémoire collective.
 
Aujourd’hui, le groupe poursuit sa route. Il était ce mois-ci (novembre 2006) à Rennes et le site officiel annonce une longue tournée en 2007 avec plein de dates en France (dont une nantaise, le 19 mars).

 Blackmore en 1986 (de dos,  l'homme au Stetson, c'est Roger Glover)

 Ian Paice, l'immuable batteur.

Jon Lord et Steve Morse à Montreux en 1996

Roger Glover, bassiste aussi immense que discret.

Eh oui, Deep Purple et un drapeau breton, ça s'est vu. Vous l'avez deviné, voici une capture d'écran un peu tristounette mais nous sommes bien aux Vieilles Charrues, à Carhaix (29) en Juillet 2005.

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2006 6 18 /11 /novembre /2006 15:29
DEEP PURPLE –  BIOGRAPHIE DE BASE – 1ère partie.

 
L’histoire de Deep Purple est l’une des plus tordues que le rock ait engendré. Voilà un groupe qui a passé sa carrière à se séparer, se reformer, changer de personnel, alternant périodes de chaos et de bravoure. L’amateur néophyte aura autant de mal à s’y retrouver que dans un annuaire des horaires de la SNCF. Nous allons pourtant tenter ici de résumer l’histoire de l’un de ces quelques groupes que je vénère depuis l’adolescence (oui, ça remonte à loin !)
 
Souvent réduit à un seul morceau et son riff d’acier « Smoke On the Water », le groupe reste à mon avis l’un des plus passionnants de sa génération.
 
Aujourd’hui, Deep Purple s’apprête à fêter ses 40 ans. Il est toujours en activité mais, du line-up d’origine, il ne reste que le batteur Ian Paice.
 
La structure du quintet a toujours été la suivante : chant, guitare, orgue, basse et batterie. Nous l’avons dit, seul Ian Paice n’a jamais lâché ses baguettes. Le groupe a connu 4 chanteurs, 3 guitaristes, deux organistes et deux bassistes. Tous ces changements se déclinent, comme pour la firme automobile Jaguar, en MK (pour Mark).
 
Le MK1 est donc fondé en 1967 par Jon Lord (claviers) Richie Blackmore (guitare), Ian Paice (batterie) Rod Evans (chant) et Nick Simper (basse). Après quelques albums dont le premier et excellent « Shades Of » le chanteur et le bassiste sont remplacés par Ian Gillan et Roger Glover. Jon Lord, passionné de musique classique, propose au groupe un concerto pour groupe rock et orchestre. Faut dire que c’est la grande mode à cette époque depuis le succès du « Days Of Future Passed » des Moody Blues. Mais pour DP c’est un échec et Blackmore promet qu’on ne l’y reprendra plus. Changeant radicalement d’orientation Deep Purple monte le volume, durcit ses accords et commet le sauvage « In Rock » qui marquera avec quelques autres (et en particulier Led Zeppelin et Black Sabbath) le fondement du hard rock.
 
En 1972, sort « Machine Head » et sa brochette de standards, l’album idéal de DP. Peu de temps suivi par le formidable double live « Made In Japan ». Déjà, DP affiche sur scène une propension à faire durer les titres. Un bon « Child In Time » se doit de tenir une bonne vingtaine de minutes. Souvent hélas, le groupe se noie dans ses propres improvisations, chacun se lançant dans des solos aussi inutiles que pénibles pour l’auditeur. Possédant bon nombre de ces enregistrements, je vous garanti que je sais de quoi je parle.
 
En 1974, c’est le départ de Ian Gillan et Roger Glover, remplacés par David Coverdale et Glenn Hugues (nous en sommes au MK3). Deux albums studio « Burn » et « Strombringer » nous font découvrir un DP métamorphosé musicalement. Une partie du public boude. Tout comme le guitariste Blackmore qui claque la porte après un ultime concert à Paris, en avril 1975. Je défendrai bientôt dans des rubriques spécifiques ces deux albums.
 
L’arrivée de Tommy Bolin (nous voici au MK4) sera, de mon point du vue, le chant du signe de DP. Tommy Bolin est tout sauf un guitariste de hard rock et il est pénible de l’entendre en live. De plus, cet excellent musicien (écoutez ses albums solos !) est malheureusement au plus mal question coke. L’album « Come Taste The Band » contient quelques perles comme « Lady Luck » mais souffre de l’absence de titre musclé que le public est en droit d’attendre.
 
En 1976 le groupe prend l’eau de toutes parts : concerts catastrophiques, aucun projet artistique et surtout désir d’émancipation. C’est la rupture. Jon Lord et Ian Paice forment un trio avec le claviériste Tony Aston (excellent « Malice In Wonderland »), David Coverdale fonde Whitesnake, plus tard rejoint par Jon Lord et Ian Paice, Glenn Hughes pond un premier album solo et Tommy Bolin succombe à une overdose en décembre 1976 après l’enregistrement de son second album « Private Eyes ».
Suite bio de base Deep Purple.

 Est-il nécessaire de vous présenter l'homme en noir, le bien nommé Richie Blackmore (à ne pas confondre avec Johnny Cash)

 Ici Jon lord malmène son orgue Hammond : il a tort, c'est fragile ces grosses bêtes là.

 Glen Hughes, 3ème bassiste, de loin le plus sexy (enfin, selon les canons de l'époque). 

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2006 2 07 /11 /novembre /2006 13:04
MUZIQ - n°9 - Novembre 2006
 
Un beau jour (ou peut-être une nuit) Benoît me montra ce canard, un nouveau magazine musical. Du suicide que de lancer un journal rock à notre époque : Un lectorat ridicule et de ce fait des annonceurs frileux. Résultat : la clé sous le paillasson après quelques numéros laborieux.
 
C’est le malheureux destin que nous prédisions pour MUZIQ. Déjà le nom ! Difficile de faire moins inspiré. La maquette, à l’intérieur, c’est guère mieux. Ca sent le fanzine à plein nez. Mais, quand même, ces gens là ont bon goût, constatons-nous. Et puis, globalement les articles se tiennent bien et on y parle beaucoup de disques. Bref, ça nous plait. D’autant que le prix est attrayant (3,50 euros) pour une parution trimestrielle.
 
Nous étions donc très sceptiques sur l’avenir de Musiq. A notre grande surprise, nous vîmes paraître dans les kiosques un numéro 6, spécial Soul Funk. Toujours aussi intéressant. Allez, ce coup ci, c’est le dernier ? Mais non, faisant preuve d’une belle persévérance,  un numéro 7 nous arrive en juin, cette fois avec un dossier sur le rock anglais. « Un peu bateau comme thème » on se dit, avec des articles sur Pink Floyd, Led Zep et Deep Purple. Mouais, c’est sympa mais on a déjà donné.
 
Il y a peu de temps, on reparle de Muziq avec Benoît. Tiens, pas de nouveau numéro en kiosque depuis septembre. Ce coup là, les carottes sont cuites. Et vlan ! la semaine dernière, coup de théâtre, Benoît m’annonce qu’un numéro 8 est paru !
 
Ce mois ci, Muziq rend hommage aux femmes. Un bon gros dossier avec 30 portraits et 120 CD chroniqués. Pour le coup, la palette est particulièrement élargie. On y trouve pêle-mêle, des plus anciennes au plus jeunes, du gospel à la New Wave et fouillant du côté des chanteuses injustement méconnues.
Quelques noms, pour le fun : Björk, Camille, Maria Callas, Peggy Lee, Joni Mitchell, Bobbie Gentry, Juliette Gréco, Françoise Hardy, Emilie Simon, Fiona Apple, Janis Joplin, P.J. Harvey… STOP. Complet, je vous ai dit !
 
Tu as dû lire l’éditorial, Benoît. Nous devrons attendre début avril pour acheter le numéro 9. Et le rédacteur en chef, Frédéric Goaty, nous annonce un magazine très différent « encore plus beau, plus collector ». A suivre…
Partager cet article
Repost0
3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 22:01

VANESSA AND THE O'S
La Ballade d'O (Rushmore recording - 2005)
http://www.vanessaandtheos.com/

C'est l'été et sur la platine de la voiture tourne ce CD que je me suis procuré juste avant de quitter Brest (comme Miossec !). Vous l'avez compris. c'est le deuxième rattrapage de l'été (avec Peter Von Poehl, puisqu'il faut vraiment mettre les points sur les "i")

Vanessa c'est avant tout une chanteuse étonnante, qui s'exprime dans en franglais décomplexé. Une voix entre Nico (celle du Velvet Underground) et Brigitte Bardot. Donc si la voix de notre célèbre BB (époque Gainsbourg) vous agace déjà, passez votre chemin.

Sinon, goûtez comme moi avec délectation à l'accent frenchie terriblement sensuel de Vanessa. C'est limite variété mais c'est mieux que ça. La musique derrière est sobre mais raffinée. Les O'S, justement se composent de James Iha (guitariste des SMASHING PUMPKINS) et deux suédois, Niclas Frisk (ATOMIC SWING), Andreas Mattson (POPSICLE). Décidément, la suède en ce moment...

Pour ceux qui lisent Rock&Folk (personne ?) il faut préciser que l'excellent Nicolas Ungermuth en fit son disque du mois. Et l'homme qui a très bon goût écrit ceci :"Mais avant tout, ce qui compte toujours : les chansons... Parce que cet album en est gorgé, parce que ces chansons ont déjà des airs de classiques, parce qu'on les siffle après les avoir entendues une seule fois".

Et c'est ainsi que, parcourant le Causse Méjean un soir où les nuages jouaient sur son relief, Vanessa me déclara, rien que pour moi "Je deviens femme avec toi... Je n'ai plus de loi !" ... "Papa, j'ai besoin de faire pipi !" Ah, la réalité vous rattrape vite !

Mon titre préféré :"cruels et tendres"

 

Partager cet article
Repost0
3 novembre 2006 5 03 /11 /novembre /2006 18:43

 Peter VON POEHL
Going to where the tea trees are (Tôt ou Tard - 2006)

Il n’est jamais trop tard pour parler d’un bon disque.

La chanson titre figurait sur la compile de l’été de Rock&Folk, le journal de rock quarantenaire tenu par le légendaire Philippe Manœuvre (bravo les gars !).

Vous avez sûrement vécu ce genre de chose : On écoute distraitement en faisant autre chose et puis finalement on s’aperçoit que quelque chose de pas ordinaire vous caresse les oreilles, mine de rien. On se repasse le morceau, assis sur le canapé et là, pas de doute, on tient un grand truc.

Ce truc là, cet été, c’était Peter Von Poehl. Une voix blanche, pure et limpide, des mélodies à tomber, des arrangements fluides, voilà en quelques mots la musique de notre homme.  L’album tient ses promesses et offre son lot de chefs-d’œuvre. A la maison, on se chamaille sur le choix de la meilleure chanson, c’est dire.

Qui est Peter Von Poehl ? Originaire de suède, le beau blond connaît bien la France puisqu’il fut le premier guitariste du groupe français AS Dragon. Il a ensuite côtoyé de près la troupe de Burgalat. J’ai aussi noté son nom, comme guitariste, au générique du film de Cédric Klapich «Ni Pour Ni Contre, Bien Au Contraire ». Tout récemment, il a produit et collaboré au nouvel album de Vincent Delerm.

En même temps, quand on a écouté l’album, on se fout du palmarès. On se garde ce petit joyau au creux de sa platine et le reste n'a guère d'importance.

Pour les bretons, il passera à Rennes (Aire Libre) du mercredi 6 au samedi 9 décembre prochain. Y’a peu de chance que je n’y sois pas !

Philippe

Partager cet article
Repost0
1 novembre 2006 3 01 /11 /novembre /2006 19:35

Scissor Sisters - Ta Dah - Polydor - 2006 - http://www.scissorsisters.com

Sur la pochette, deux autocolants côte à côte : le fameux  "4 clefs" de Télérama et l'autre avec le label de la chaîne gay Pink TV : on se demande sur quoi on va tomber ! Il s'agit du deuxième album de ce groupe underground new yorkais, le premier ayant connu un assez franc succès, notamment sur les "dance floors". Le groupe est formé par 4 musiciens et une chanteuse et propose une musique assez originale.

L'objectif de Scissor Sisters c'est de faire le spectacle, faire bouger le public ; la recette est simple et efficace : costumes, paillettes, rythme entrainant et références multiples ! musicalement, ça pourrait être la rencontre entre Elton John, David Bowie, les Bee-Gees sur fond de rock FM ou de comédies musicales façon Broadway. OK, en lisant ce que je viens d'écrire, j'aurais plutôt envie de fuir ce disque et pourtant... la recette fait mouche et les mélodies aussi évidentes soient-elles sont vraiment entraînantes.

Bon... pour qui a la prétention de se présenter comme un tant soit peu mélomane, il ne sera pas évident d'avouer en société que l'on apprécie les Scissor Sisters : leurs nappes de synthé et leurs refrains à la Fame sont difficilement justifiables... mais pourtant, vue l'austérité et le sérieux de la scène rock, il faudrait être un sacré rabat-joie pour bouder son plaisir ! répétez après moi : J'aime les Scissor Sisters !!!

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2006 4 26 /10 /octobre /2006 22:57

Vincent DELERM

Les piqûres d'araignées

2006 (Label Tôt ou Tard)

Vincent Delerm est de retour ! Et c'est le même ! Le même ? pas tout à fait, ya un je ne sais quoi qui change et qui fait de cet album mon disque de bonne humeur du moment.

D'abord il y a ce clip totalement improbable où l'on voit un Jean Rochefort et ses clones qui accompagnent le chanteur dans un décor hawaïen ... 

Ensuite des duos enchanteurs qui font de ces morceaux mes passages préférés de l'album. "Favourite song" avec Neil Hannon ( chanteur de Divine Comedy) qui reste dans la tête et qu'on ne peut pas s'empêcher de fredonner après son écoute. 

Enfin, il y a ces textes qui me parlent comme "Je t'ai même pas dit" ou "Marine" (en duo avec Peter von Poehl).

Et il y aussi les chansons que j'ai aimé sans raisons particulières. En bref je suis conquise...

 

Partager cet article
Repost0