Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

Ce site est bien sûr ouvert à la famille, aux amis et à tous ceux qui passent pas là. N'hésitez pas à réagir aux articles en y mettant vos propres commentaires.

Pour suivre l'actualité du site, vous pouvez aussi vous inscrire à la "newsletter".

Bonne visite !

dossier Beatles

 

 

Recherche

Articles Récents

2 juillet 2008 3 02 /07 /juillet /2008 21:01

LA RUBRIQUE ABRACADABRA

Par tous les caïds de la Bédé (sauf Gotlib)

DARGAUD – Mai 2008

Bon sang, qu’est ce qu’on a bien pu rigoler avec les copains, sur les bancs du collège à la lecture de la Rubrique à Brac de Gotlib. Pendant la récré, nous étions encore pliés de rire rien qu’à nous remémorer les meilleures cases publiées quelques années plus tôt dans Pilote, alors dirigé par René Goscinny. En deux pages, Gotlib éclatait tout simplement les conventions de la BD dans un humour débridé, qui entraînait le lecteur dans des délires des plus jubilatoires.

Depuis plusieurs années, après avoir créé et dirigé Fluide Glacial, devenant ainsi à son tour découvreur de talent, Gotlib est en retraite. Comme vidé par toutes ses années de travail intense pour Pilote, l’un des maîtres de la BD comique a vite rangé sa plume après quelques derniers coups d’éclat comme Superdupont ou Pervers Pépère et puis aussi Hamster Jovial. (finalement, c’est pas si pauvre)

Pour fêter ses quarante ans la fine fleur de la BD rend hommage à la Rubrique à brac (5 tomes parus chez Dargaud de 1970 à 1974).

Le piège de ce genre d’exercice est de rester dans la limite du respect. Avec des plumes aussi trempées et diverses que celles de Tronchet, Tardi, Arleston, Bilal, Margerin, Mandryka, l’on pouvait penser que l’écueil aurait été contourné, tant ces auteurs sont eux-mêmes des figures majeures du 9ème art. Hélas, à quelques exceptions près, ça ne décolle pas. Entre pastiche gentillet et reprise de la rubrique « à la manière de… » où l’on retrouve le professeur Burp, la coccinelle, Isaac Newton et tout le bestiaire de la rubrique.

Les meilleures pages, à mon goût, sont celles de Benacquista et Barral sur le thème du temps. Bien sûr, on ne boudera pas son plaisir au dessin de Bilal qui, dans son style, fait une photo de famille des personnages majeurs de la fameuse rubrique. Les planches d’Edika et de quelques autres valent également leur pesant de cacahuètes, mais on sent ces auteurs comme bloqués par leur sujet. On sourit ici et là mais force est de constater que l’exercice est vain, ou peu s’en faut. A tout prendre, il vaut mieux se replonger dans l’œuvre de Gotlib ou même de celles des dessinateurs qui s’y sont collés.

Partager cet article
Repost0
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 22:40

Tome 1 : L'Empire de Monsieur Joseph
Scénario : Fabien Nury
Dessin : Sylvain Vallée
Glénat 2007

Joseph Joanovici est un ferrailleur juif, immigré roumain, illettré. Quand il débarque en France dans les années 20 accompagné de son épouse, totalement démuni, rien ne le prédestine à devenir un des hommes les plus riches de France pendant l’Occupation. Rien, sinon une personnalité extraordinaire, qui en fera « le roi de Paris » jusqu’à ce qu’un juge un peu plus tenace et un peu moins corruptible fasse de son cas une affaire personnelle.

Il s'agit ici d'une histoire authentique, même si les auteurs avertissent d'emblée qu'elle est "adaptée". 

L'entreprise aurait pu être laborieuse, des faits réels pouvant nuire à la liberté d'écriture de l'auteur. Mais il n'en est rien. En utilisant la technique du flash back, les évènements s'enchaînent et captivent le lecteur. 

L'histoire est servie par le somptueux dessin de Sylvain Vallée, avec un talent que sa contribution à la série "Gil St-André" ne laissait qu'à peine deviner.

Le titre fait bien sûr référence aux films de  Sergio Léone, en particulier "Il était une fois en Amérique", le parallèle avec le personnage de Robert de Niro n'étant pas si éloigné. 

Prévu en 6 tomes, voici un premier épisode savoureux et plein de promesse. 

Et puis, ce qui ne gâche rien, on peut y voir dejolies Citroën

Partager cet article
Repost0
3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 11:08

LA CITE DES JARRES

Arnaldur INDRIDASON

Traduit de l’islandais par Eric Boury

(2000 – Edition Point Policier 2006)

 

L’Islande, la pluie, un cadavre, des personnages moroses et dépressifs, des histoires de viols, et encore cette pluie qui colle aux imperméables, des immeubles qui sentent la pourriture, la tombe d’un enfant mort à l’âge de 4 ans, un médecin alcoolique. Du glauque, du sordide, limite malsain… Sans compter tous ces noms imprononçables et impossibles à retenir (deux fois sur 3 ça finit par « dur » ou par « son »). 

 

L’inspecteur Erlendur mène l’enquête. C’est un inspecteur de la trempe du commissaire Adamsberg, le héros de Fred Vargas. Un qui n’en fait qu’à sa tête, en dépit de toute logique et de toute méthode. Mais qui bien sûr s’avèrera au final particulièrement efficace parce que perspicace.

 

L’inspecteur a lui-même ses problèmes, notamment avec sa fille Eva Lind qui se drogue. Alors, entre son affaire à gérer plus les soucis familiaux, les plats congelés qu’il avale à même la barquette, cette pluie incessante ou encore cette douleur à la poitrine et cette consommation de cigarettes qu’il a du mal à maîtriser… y’a vraiment de quoi déprimer.  C’est sûr, on n’est pas en train de lire Mary Higgins Clark !

 

L’auteur, sans rompre une intrigue qui s’avère captivante au fil des pages, nous dépeint admirablement une société pourtant peu reluisante ou chacun essaye de s’en sortir entre les rancoeurs, les vices et les addictions.

 

Certainement pas le roman de l’été, mais pourquoi pas sous la couette ou dans le salon, avec un bon feu de cheminée et un verre de whisky à portée de main, pour trouver un peu de chaleur.

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 19:12
Florence CESTAC
Dargaud – 2007
 
Pour les chevronnés de la bande dessinée, Futuropolis est, depuis les années 70, un label à la fois d’exigence artistique et de démarche originale. Les albums Futuropolis ne ressemblaient à aucun autre avec leurs formats improbables, des noms de collections surprenants (Hic et Hunc, Maracas…) et des auteurs souvent inconnus. Une démarche artistique ambitieuse et donc risquée, heureusement soutenue par des auteurs plus vendeurs comme Tardi ou Bilal.
 
Florence Cestac, aujourd’hui reconnue comme auteur à part entière (Le Démon de Midi, Super Catho avec Pétillon) est à l’origine de cette aventure, avec son compagnon Etienne Robial, célèbre par ailleurs pour ses créations et relookages TV. Les logos de Canal + et de M6, par exemple, portent sa signature.
 
Au fil d’une centaine de page, elle raconte l’épopée de ces ex soixante-huitards, passionnés de BD, de comix, qui, de libraires, se lancent dans l’édition et la diffusion avec des bonheurs assez divers. Tournées des librairies, festival de la BD, états d’âme des auteurs, relation avec les imprimeurs… tout y passe.
 
Voici une BD que j’ai dévorée d’une traite. D’abord parce que c’est l’histoire – authentique - d’une poignée de passionnés. Ca fleure bon le bricolage et pourtant ça marche parce que c’est gens là avaient une belle détermination et surtout beaucoup de talent. Des artisans, dans le sens noble du terme, sans l’ordinateur (ça n’existait pas, tout simplement) qui travaillaient plus  à l’intuition qu'au plan marketing ou études de marché.
 
Florence Cestac raconte toutes ces années de galère et de bonheur avec un sens du récit remarquable. De la nostalgie, un peu, mais surtout beaucoup d’humour et d’auto dérision car elle ne s’épargne pas au passage.
Partager cet article
Repost0
28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 21:57

Scénario : Frank Giroud
Dessins : Milan Jovanovic

Tome 1 : 2004
Tome 2 : Novembre 2005
Tome 3 : décembre 2006

« Secrets » est une série de la collection « Empreintes » de l’éditeur Dupuis. Ce qui nous permet en préambule d’apprécier les nuances entre éditeur, collection et série. L’auteur de la série « Secrets » n’est autre que Franck Giroud, que nous avions rencontré cet hiver à l’occasion de l’expo sur le Décalogue. Auteur prolixe, menant de front des séries tentaculaires, mêlant intrigues policières dans un contexte historique toujours prégnant.

La 4ème de couverture présente ainsi la série : « Des secrets honteux ou redoutables, enfouis de génération en génération au sein de chaque famille. Mais vient toujours un moment où tombent les masques et craquent les silences : personne n’est alors épargné ». La série se décline en cycles (nouvelle notion à ajouter à notre énumération du départ). Chaque cycle est confié à un dessinateur différent.

Le Serpent sous la glace est donc un cycle en 3 tomes dont le dessin, efficace est confié à Milan Jovanovic dans un style plutôt neutre qui ne me pousse pas à un grand enthousiasme.

En revanche, fidèle à sa méthode et au principe de la série, Franck Giroud nous délivre ici une fresque passionnante qui nous plonge en plein dans la Russie. Celle d’hier, stalinienne, à celle d’aujourd’hui, livrée à la mafia. Nous suivons l’enquête que mène Valentin sur le passé de son père dont il ne sait, au départ, presque rien. Frank Giroud se révèle une nouvelle fois un conteur de talent, avec un sens du rythme qui ne se relâche pas. Cette histoire est digne des meilleurs scénarios de Pierre Christin, autre orfèvre en la matière.

Partager cet article
Repost0
13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 21:34

Le Passage - Août 2007

Allez, une petit mot, vite fait, bien (on espère) fait.
Car il me faut quand même vous causer du dernier polar que j’ai lu dévoré. En matière de roman policier, il est un signe qui ne trompe pas : la fébrilité de la lecture. Ne pouvant lire que par courte tranche, je profitais de chaque opportunité pour avancer dans la lecture. Une vraie obsession : un petit quart d’heure à midi, arraché entre le dessert et la précipitation du rappel aux obligations professionnelles, devant renoncer à la délectation d'entamer un nouveau chapitre, aussi court soit-il, un autre quart d'heure juste avant de dîner, le maximum de temps avant d’être vaincu par les paupières et le matin en duel avec le bol de café.
 
Un vrai bonheur de lecture.
Le mieux bien sûr est d’en savoir le moins possible sur l’intrigue. En gros : deux héroïnes dominent l’intrigue. D’un côté Lucie Hennebelle, la flic blonde qui va une nouvelle fois assouvir sa fascination pour le morbide lorsqu’elle va recueillir Manon, mathématicienne amnésique, échappée d’une séquestration bizarre. Il va être rapidement question d'un "professeur", un sérial killer particulièrement sadique...
 
Je m’arrête là. C’est brillant, ça évite les poncifs du genre et surtout, c’est terriblement haletant, vous l’aurez compris.
 
Merci Jean-François D. pour ce cadeau !

PS : Et vous savez ce que je lis actuellement ? La Chambre des Morts... précédent roman du même auteur (voilà aussi pourquoi, j'ai pas trop de temps aujourd'hui)

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 20:19
MAUPASSANT (1850-1893)
CONTES DU JOUR ET DE LA NUIT
 
OK, c’est pas très rock&roll, Maupassant. Faisant mon sac de voyage à la dernière minute, comme d’hab. je prends le premier bouquin sur la pile « livres à lire ». Coup d’œil sur la couv. « Tiens, c’est Juju qu’à dû me poser ça ». Et je fourre le bouquin entre les tee-shirts et le pull (un seul : l'été sera chaud... je croyais !). Un peu plus tard, mon libraire chéri me colle dans les mains un gros pavé « La Mémoire Fantôme » de Frank Thilliez. J’avoue que pendant les vacances je lis très peu. Le reste de l’année aussi, c’est vrai. Mais l’été encore moins. C’est pourquoi le format « nouvelles » me plaisait assez. Une par jour, ne pas dépasser la dose prescrite…
 
Evidemment, les littéraires que vous êtes sûrement vont encore se dire que décidément Philippe est en dessous de tout à ne pas avoir lu Maupassant. Quand même au moins à l’école ? Ben non, m’en souviens pas. Faut croire qu’à l’époque j’avais les écoutilles sérieusement bouchées.
 
Mais nous nous égarons. Alors, en fin d’ouvrage y’a un monsieur qui analyse et décortique l’œuvre de Maupassant. Et va-y que je te trouve des rapports avec la vie de l’auteur, que je te renvoie à l’œuvre de ses contemporains. Rassurez-vous, je ne vous ferai pas tout un plat. « Les Contes du jour et de la nuit » c’est bien ! Franchement très plaisant à lire. Les histoires sont bien troussées, originales et le style est vif. Beaucoup de contes sont tristement navrants. Les pauvres gens sont vraiment très pauvres et n’ont pas grand-chose à espérer ici bas, la méchanceté étant un caractère assez commun des personnages de Maupassant. Ami des Happy End, passe ton chemin. Chez Maupassant quand t’es dans la merde, tu y es jusqu’au coup et tu peux compter sur l’entourage pour t’y enfoncer un peu plus. Dit comme ça, ça pourrait vite être désespérant mais non, car il y également une pointe de cynisme et une bonne dose d’humour, malgré tout. Pour l’humour noir, j’ai adoré par exemple : «La Roche aux Guillemots » .
 
Ecrites entre 1883 et 1884 ces nouvelles n’ont rien perdu de leur saveur et j’avoue avoir dévoré en une après-midi d’orage sous la tente ce que j’avais prévu pour l’ensemble des vacances.  
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 21:20

L’ABSENCE DE L’OGRE

Dominique Sylvain
Viviane Hamy (2007)
 
Lorsque mon libraire favori m’annonça la prochaine venue de Dominique Sylvain, j’avoue que cela me laissa quasi de marbre. « Connais pas » fut ma première réponse. « ben justement, c’est l’occase » me répondit-il « surtout pour quelqu’un qui aime le polar ». Sans doute que mon libraire, visiteur occasionnel de ce blog, ne retrouvera qu’un lointain rapport avec notre réelle conversation mais il faut bien que je résume tout en conservant l’essence de nos propos.
 
La première bonne surprise fut de découvrir que Dominique Sylvain, c’est pas un gars, c’est une fille. Et une fille aussi charmante que sympa. Alors, même si je voulais dire du mal de son bouquin, j’y arriverais pas et je m’étais dit : « si j’aime pas, j’en parle pas ».
 
Puis j’ai laissé reposer le livre sur ma pile d’ouvrages à lire. Je procède souvent avec les livres comme avec les bouteilles. J’entrepose quelques temps avant de consommer, sauf s’il y a urgence.
 
L’histoire : tout démarre avec le meurtre de Lou Necker, jeune rockeuse qui squatte une usine désaffectée. Brad Arceneau, jardinier au Parc Montsouris est le coupable idéal. Une fausse identité et un passé trouble. Mais Ingrid Diesel connaît bien Brad et est persuadée de son innocence. Aux côté de son amie Lola, l’ex-commissaire, elle va mener une contre-enquête.
 
Des odeurs, celles des épices, des jardins secrets ou publics, des saveurs, celles des mets de Maxime ou de la Nouvelle-Orléans, des musiques, soul si possible (Otis Redding, Marvin Gaye ou les Neville Brothers) mais pourquoi pas rock gothique avec les Vampirellas sans oublier le toucher, celui de ces corps que le « regain » affole : Pas de doute, l’écriture de Dominique Sylvain est sensuelle. Avec un humour délicat, comme effleuré, l’auteur met en scène une multitude de personnages pas toujours aussi clair qu’on pourrait le croire. Chacun a ses troubles et ses doutes. 
 
Dominique Sylvain a également l’art de raconter les lieux. Comme ce petit paradis de verdure qu’est le parc – ou du moins ce qu’il en reste – de Louis Guillaume Giblet de Montfaury, botaniste du XVIIIème siècle dont la romancière va jusqu’à écrire la biographie. Ou encore cette évocation de la Nouvelle-Orléans encore sous le traumatisme de Katrina.
 
Néanmoins nous sommes bien dans un polar et, après avoir laissé le lecteur s’aventurer sur de fausses pistes, la révélation du coupable est une réelle surprise.
Partager cet article
Repost0
29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 22:57
André Caroff - Bonder dénude la Madone
Fleuve Noir - 1974
 
Oui, je sais déjà ce que vous pensez, un sourire ironique au coin des lèvres. Et vous avez bien raison.
 
Ma crédibilité littéraire n’étant plus à prouver / à sauver (rayez la mention inutile), je me lance donc sans retenue dans cette chronique d’un roman de gare éditée dans la merveilleuse collection « Fleuve Noir ».
 
Ceux et celles qui ont suivi mes chroniques de James Hadley Chase se souviennent certainement des pulpeuses créatures qui ornaient les éditions anglaises tandis que les françaises (Série Noire) étaient tristement endeuillées par une couverture ne souffrant aucune distraction féminine.
 
Aujourd’hui soyons fiers d’être français avec cette magnifique collection dont est issu ce titre génial « Bonder dénude la madone ».
 
Evidemment lorsque je trouvai ce bel ouvrage dans la caisse de Loïc (explication ici), j’avoue qu’après un coup d’œil connaisseur, je délaissai le bouquin dans un coin de ma cave. Et puis, un beau jour…
 
Tout d’abord le nom de l’auteur, André Caroff, nous fait penser que nous avons affaire à un écrivain breton et plus précisément Léonard, car les Caroff y sont très répandu (moins que le lisier cependant). Il faut savoir qu’Auguste Le Breton est natif de Lesneven, il y a donc des antécédents. Mais non, recherches faite, André Caroff serait un pseudo (le vrai nom, c'est Carpouzis). Navrant !
 
Maintenant, plongeons nous dans la lecture, qui promet d’être croustillante. Elle l’est en effet mais seulement des pages 11 à 17. Ces 7 pages sont à la mesure de la couverture. La suite, hé bien, c’est pas si mal, figurez vous. L’intrigue tient la route et ça se lit bien. Côté érotisme, en revanche, ça retombe comme un soufflé. Bonder a dénudé la madone page 17, et l’auteur qui a rempli ainsi son contrat avec l’éditeur, peut penser à autre chose.
 
Idéal pour un voyage en train, sans plus, mais pas moins.
 
Morceaux choisis :
Page 11 :En s’ouvrant , la porte coupa court aux réflexions de Clint, d’autant que la fille qui se tenait devant lui valait le coup d’œil, qu’elle ne l’ignorait pas et abusait un tantinet des postures suggestives. Elle portait un pull collant soulignant ses seins ronds et lourds. Son pantalon était réellement une incitation au viol tant il épousait la forme de son bas-ventre. Le regard de Clint remonta, rencontra celui ironique de la fille. Elle sourit, leva un doigt afin de relever une mèche qui lui barrait le front et demanda d’un ton traînant :
-         Vous êtes dans les assurances, hey ?
 
Page 16 : Elle déboucla la ceinture de son pantalon collant, remua la croupe afin de s’en extraire. Elle ne portait pas de slip, leva une jambe après l’autre, piétina le vêtement et revint se plaquer à Clint dont le sang bouillait. Il avait balancé son veston sur le canapé, ses mains caressaient le corps satiné de la fille. Elle devait être folle, nymphomane, hystérique, car elle se livrait sur lui à des investigations extrêmement précises en commentant ses découvertes d’une voix de médium…
 
La suite ? Avec un peu de chance, chez un bouquiniste pour 50 cts maximum !
Partager cet article
Repost0
28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 21:00
Tardi – le retour d’Adèle Blanc-Sec       
 
Nous parlions la semaine dernière de Bilal et de sa série « le sommeil du Monstre ». Dans un domaine très différent, Jacques Tardi figure lui aussi parmi les grands auteurs et dessinateurs de BD. Il a en commun avec Bilal d’avoir percé dans le mythique journal « Pilote ». Nous avions évoqué récemment les débuts de Tardi dans « Rumeurs sur le Rouergue ».
 
Le grand public connaît Tardi pour ses géniales adaptations de Nestor Burma (débutée avec l’album « Brouillard sur le Pont Tolbiac », ses illustrations des grands romans de Céline et plus récemment l’adaptation en 4 tomes du « Cri du Peuple » de Jean Vautrin. Cependant, Tardi s’impose dans une dimension historienne avec l’incontournable « C’était la guerre des tranchées » (1993). Un récit sans concession et un dessin d’une précision méticuleuse.
 
Mais tout le monde connaît aussi (enfin les amateurs de BD au moins) la série Adèle Blanc-Sec. Le décor est celui de Paris au début du XX ème siècle ou l’héroïne va vivre des aventures aussi rocambolesques qu’improbables avec forces de montres préhistoriques, d’horribles méchants, de momies vivantes et de savants fous. Le tout traité à la manière des feuilletons populaires à la Gaston Leroux (Le fantôme de l’opéra) ou encore Jean Ray (Harry Dickson) et Maurice Leblanc (Arsène Lupin).
 
Tardi joue avec ses personnages et le lecteur. Dans l’interview qu’il accorde cette semaine à Télérama il avoue que parfois lui-même se perd un peu dans ses histoires : « Je m’autorise à être incohérent, à créer des situations totalement fantaisistes ».  Ce qui nous donne des histoires débridées, pleines d’humour et de légèreté avec une héroïne résolument moderne, surtout pour l’époque.
 
Le premier volet de ces aventures, « Adèle et la Bête » paraît en 1976. Si les premiers épisodes se sont rapidement enchaînés, le rythme des derniers s’est considérablement ralenti, au point qu’il nous aura fallu attendre 9 ans avant que ce 9ème volet ne voie le jour.
 
Il s’intitule le Labyrinthe infernal et il est pré-publié dans Télérama durant tout été.
 
 
  
Partager cet article
Repost0