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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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21 juin 2007 4 21 /06 /juin /2007 20:31

Une trilogie devenue tétralogie !
Les Humanoïdes Associés - Casterman (1996-2007)

 
Disons le tout de suite, histoire de bien cadrer le sujet : Enki Bilal est certainement l’un des plus grands dessinateurs de la BD actuelle. Son style a atteint une telle perfection graphique que chaque vignette doit pouvoir être considérée comme une œuvre d’art à part entière.
 
C’est avec le scénariste Pierre Christin que Bilal s’est fait connaître dans les années 70 avec la série « Légendes d’Aujourd’hui », à l’origine chez Dargaud et prépubliée dans Pilote. Des titres SF tels que « La croisière des oubliés »,  « le Vaisseau de pierre » puis évoluant vers des histoires plus politisées comme « Les Phalanges de l’Ordre Noir » et « Partie de Chasse » font aujourd’hui partie des grands classiques.
 
Depuis Bilal s’est lancé en solo avec la trilogie Nikopol. Puis il s’est essayé au cinéma sans perdre de vue la BD avec la présente série débutée en 1998.
 
Trois personnages sont les piliers de cette histoire, tous trois nés à Sarajevo en 1993 et ayant passé les premiers jours de leur vie dans un hôpital en ruine.
 
Nike Atzfeld (qui ressemble beaucoup à Bilal), doué d’une mémoire exceptionnelle, Amir Fazmagic et Leyla Mirkovic. Nous sommes en 2026.
 

Dans le 1er tome, Le Sommeil du Monstre, Nike se souvient à rebours de ses premiers 18 jours. Nous trouvons Leyla, devenue astrophysicienne, dans le désert de Nefoud, tandis qu’Amir vit à Moscou en compagnie de Sacha. La quête de Nike est de réunir à nouveau le trio.

 

 

Il nous faut tout de même parler d’un 5ème personnage (le 4ème étant Sacha), le redoutable docteur Warhole. Il est aussi question de mouches dont il faut se méfier. Tout se complique pour le lecteur lorsque l’on apprend que tout ce petit monde est duplicable à souhait et l’on s’échine les neurones à tenter de se rappeler lequel est le vrai.

 
Le 2ème tome, 32 décembre, publié en 2003 aux Humanoïdes Associés également, navigue entre les 3 personnages fondamentaux, tandis qu’apparaît un plasticien du mal nommé Holeraw et ses macabres happenings. Il est aussi question du Site de l’Aigle où une peinture rupestre remet en cause le fondement de l’humanité.
 

Rendez-vous à Paris, publié par Casterman en 2006, nous apprend que finalement l’histoire se déroulera en 4 tomes. Résumer cette série n’est pas un exercice aisé mais je renonce complètement pour cet épisode.
 

Et voici donc Quatre ? qui vient clôturer la série et que je ne résumerai pas non plus.

 

 Sur le plan purement esthétique, Bilal est vraiment au top. Les ambiances sont superbement mises en scène. Mais sur le plan de l’histoire, là, ça se complique. Et c’est peu de le dire. Entre les 3 héros, le docteur Warhole et leurs répliques (parfois multiples), on peut s’y perdre. Il y a un côté David Lynch dans la narration de l’histoire. Le lecteur doit-il vraiment tout comprendre ? Les zones d’ombre doivent-elles le rester ? On peut sans doute se délecter d’une telle confusion, et pourquoi pas créer un site ou un blog sur cette série ou chacun tenterait sa propre explication. En ce qui me concerne j’avoue que tout cela a quelque peu gâché mon plaisir de lecteur.  

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3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 23:52

Jean-Hugues Oppel
Rivages Thriller – 2007.
 
Souhaitant délaisser provisoirement l’univers un peu rétro et noir de mes vieux « série-Noire », mon choix s’est orienté vers un titre d’actualité : « Reveillez le Président ! ».
 
En effet, il serait bon de le réveiller, le président, parce que ça va plutôt mal dans sa cave : rien de moins que le déclenchement d’une alerte de guerre nucléaire. Et ça ne rigole pas car les sous-marins et les bases aéronavales se sont mis en mode opératoire, sous l’œil inquiet des forces nucléaires étrangères, et notamment américaines, promptes à la riposte. Virus informatique ? Piratage ? On appelle une informaticienne aussi brillante que jolie à la rescousse pour remettre un peu d’ordre et si possible éviter le déclenchement d’une guerre mondiale.
 
Voilà en gros pour le cadre. Nous vivons l’histoire sous plusieurs angles, celui des sous-sols de l’Elysée, celui d’un sous-marin nucléaire français mais aussi vu du Pentagone. Ca se lit d’une traite tant le récit est haletant et vivant, l’auteur faisant à l’occasion preuve d’un humour assez féroce mais pertinent.
 
Le récit est entrecoupé de séquences appelées « boum » dans lesquelles Jean-Hugues Oppel nous relate un certains nombres d’incidents que l’on imagine authentiques et qui auraient pu déclencher, à plusieurs reprises, depuis la guerre froide jusqu'à récemment, la destruction de toute ou partie de notre planète. On sourit jaune quand même…
 
Je profite de cette chronique pour conseiller aux amateurs de polars ce site qui présente de nombreuses critiques et au visuel très réussit. http://www.polarnoir.fr/index.php
Dommage, pas un mot sur James Hadley Chase… Heureusement qu’il y a ce blog !
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 13:11
The Dead stay Dumb - 1939
James Hadley Chase (1906-1985)
Traduit de l’anglais par Suzanne Flour et Henri Robillot
Série Noire n°72 – Gallimard (1950)
 
Message pour les gars : soyez sympa : attendez d’avoir lu cette chronique avant de glisser votre souris vers le bas de la page. Comment ? Trop tard ?
 
Dans une petite ville des Etats-Unis débarque un gros dur, Dillon. Faisant profil bas, il s’introduit dans le milieu de la boxe et arrange un combat truqué.  D’une nature particulièrement violente, taillé comme une armoire à glace et peu encombré de scrupule, une seule chose compte : devenir chef de gang à la place du chef de gang.
 
On retrouve dans ce second roman de J.H. Chase (publié tardivement en France) la même violence que dans « Pas d’Orchidées pour Miss Blandish ». Ici encore un méchant très méchant dont la compagnie féminine n’apporte rien de bon. Contrairement à Miss Blandish, qui est une oie blanche, l’héroïne des « bouchées doubles », Myra, est une garce véritable, aussi arriviste et violente que son partenaire Dillon. Mais, comme dans tous les romans de Chase (au moins ceux que j’ai lus), le crime ne profite jamais et tous les vices finissent par être châtiés.
 
Personnellement, je n’ai pas été transcendé par ce roman qui m’a trop rappelé « Pas d’Orchidées pour Miss Blandish » mais en moins bien.
 
Avant de passer aux bonus (c'est-à-dire les couvertures originales anglaises) voici déjà la description de Myra, à la page 19 : « Myra Hogan descendait la grand’ rue, consciente de toutes les têtes qui se retournaient sur son passage… Elle marchait, ses hauts talons de bois claquant comme un défi. Les hommes la guignaient et la déshabillaient des yeux sur son passage. Les femmes la regardaient, elles aussi. Avec des yeux froids, chargés d’envie et de haine. Myra roulait légèrement des hanches. Elle prit une démarche affectée, tout en lissant ses boucles noires. Son corps jeune et ferme, libre de toute entrave, ondulait harmonieusement. Ses jeunes seins épanouis tressautaient sous le mince voile de sa petite robe d’imprimé. ».
 
Et maintenant, après cette jolie mise en bouche, voici, pour le plaisir des yeux, les couvertures.
 
Vous noterez que l’édition présentée en haut de cette page est l’originale de la Série Noire mais privée de sa jaquette (toujours difficile de mettre la main sur la jaquette, surtout en bon état).
 
L’édition disponible aujourd’hui est celle de la collection « James Hadley Chase » toujours chez Gallimard, remarquablement illustrée par Jean-Claude Claeys. (ci-dessous)

 
Entre les deux, l’édition dans la collection « Carré Noir » en 1972 (ci-dessous).

 
Et bien sûr, les fameuses éditions anglaises.

 
A vous de choisir !
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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 Autres ouvrages de J.H. Chase chroniqués sur ce blog :
 
 
 
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25 mars 2007 7 25 /03 /mars /2007 18:57
Scénario : Nataël Dessin : Beja
Editions Casterman – 1995
Réédition en 2000 (illustration)
 
Résumé du site Casterman : Nous sommes à Ciudad, la ville dont la devise est Normalité Légalité Réalité. Une cité coupée en deux mondes étanches : dans la ville haute vivent les privilégiés, tandis que la ville basse, quartier de ruines et de misère, est le théâtre de sanglants affrontements ethniques. Parce que Ciudad est menacée par la surpopulation, le ministère de la Réalité libère sous condition Voroldine, un ex-terroriste condamné à perpétuité : redoutable dialecticien et brillantissime intellectuel, Voroldine a mis au point une pilule destinée à juguler les pulsions violentes. Avec pour effets secondaires de supprimer les émotions, donc la sexualité. Et voilà réglé le problème de la surpopulation. Mais Nolimé Tangéré, celle qu’on ne touche jamais, va mettre le feu au cœur du froid Voroldine... au risque de se brûler les ailes. Mais qui est Nolimé ? Une déesse intouchable, la beauté désincarnée, ou tout simplement la créature d’un romancier, fille d’hallucinations alcoolisées, et qui finira par échapper à son créateur ?
 
C’est évidemment le somptueux dessin de Beja (que je découvre ici) qui m’a tout de suite séduit. Un trait élégant, un univers étrange, des cadrages inventifs, voici une BD très ambitieuse. Hélas je n’ai pas trouvé le scénario vraiment palpitant, tout juste intéressant, sans plus. Mais heureusement les héroïnes de papier sont vraiment très réussies et dignes des stars de l’âge d’or d’Hollywood. Du coup, on se passionne moins pour l’histoire que pour suivre les personnages féminins, très sensuels et l’on pourrait soupçonner le scénariste de n’avoir eu d’autre ambition que de tourner son histoire autour de situations érotiques car c’est clairement ce qui convainc le mieux dans cette BD. Ce n’est pas moi qui m’en plaindrais.
 

Les deux auteurs collaborent régulièrement ensemble et ont publié Les griffes du Hasard (3 albums chez Casterman)  Les Compagnons du rêve (2 tomes chez Emanuel Proust) et Fantic (dernière production en date). 

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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 13:31
No Orchilds for Miss Blandish - 1938
James Hadley Chase (1906-1985)
Traduit de l’anglais par Marcel Duhamel
Série Noire – Gallimard (1949)
 
La jeune et (très) jolie fille du milliardaire Blandish est enlevée. La rançon est versée mais la fille n’est pas restituée. Car, pour son malheur, Slim Grissom a dévolu sur elle son amour malsain.  
 
C’est avec délectation que je me suis plongé dans cette toute première œuvre de l’un des maîtres du polar (dans l'édition originale ci-contre. Oui, la jaquette a un peu souffert). Ecrite en 1938 mais publiée en France 11 ans plus tard. On notera que c’est le directeur de la collection Série Noire qui s’est lui même chargé de la traduction. C’est cette version que j’ai lue et non celle revue et actualisée par l’auteur en 1961 et traduite par Noël Chassériau.
 
Pas d’Orchidées par miss Blandish est un roman particulièrement noir, d’une violence rare et d’un sadisme vraiment surprenant pour l’époque. Je n’ai vu aucune des deux adaptations cinématographique du roman (en 1948 et 1971) mais il est fort probable que la censure les aient édulcorés.
 
Une fois encore Chase met en scène des truands, des détectives et de jolies femmes. Ces dernières ont vraiment la vie dure dans ce roman particulièrement Miss Blandish qui subit tous les outrages.
 
Autres polars de J-H Chase sur ce Blog
-         Pas de vie sans fric
-         Chantons en chœur !
 
Allez, petits veinards, c'est pas une couverture mais bien 3 couvertures anglaises que je vous propose ! C'est pas beautiful, ça !
 
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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 13:29

 Anges et Démons

Dan Brown

2007

Après le célèbre Da Vinci Code, Dan Brown nous entraîne dans une nouvelle enquète dans le monde catholique.

L'histoire est assez simple : une vieille secte composée de scientifiques et qualifiée de sataniste par l'église refait surface au XXI ème siècle. Son projet semble simple : détruire le vatican avec un nouveau type de bombe ultra puissante et encore secrète. Seulement c'était sans compter sur la perspicacité de Robert Langdon, professeur d'histoire de l'art.


Je dois l'avouer : j'aime les histoires de complots, de confréries anciennes, de secrets religieux et je pensais trouver dans ce roman de quoi me satisfaire.

Le début de l'oeuvre est très convaincant, les indices s'accumulent, on ne sait plus qui est coupable, qui est innoncent. Mais l'auteur, ne s'arrete pas à temps dans cette manie des retournements de situations, il faut qu'il en rajoute jusqu'au grotesque. Je ne vous raconte pas la fin de l'histoire mais je suis passée d'une lecture palpitante à un récit caricatural. Oui ! Franchement, la fin de ce livre m'a d'abord fait rire, puis elle m'a exaspérée. Dommage, c'était bien parti pour me procurer un agréable moment de détente.

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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 20:38

Par Matthias Debureaux
Editions Cavatines - 2005

"Chiant qui comme Ulysse a fait un beau voyage" Ainsi démarre ce petit pamphlet (43 pages) ou l'auteur s'amuse à recencer les milles moyens d'emboliser conversations et soirées autour de son dernier voyage.

Il s'adresse aux visiteurs (car aujourd'hui on ne découvre plus mais on va constater sur place ce que l'on a lu dans les guides) de retour de vacances et qui vont bassiner leur entourage avec des soirées photos bien plus pénibles que les diapos d'antan puisqu'avec le numérique, n'est ce pas, ce n'est plus 4 fois 36 poses que l'on ramène mais un bon millier de photo, au bas mot.

Un livre indispensable, a acheter en même temps que le guide de voyage et à lire impérativement le soir même de son retour.

PS : A quand "De l'art d'ennuyer avec son blog !" ?

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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 12:58

François Bourgeon (1) : "Il n'y a pas de bonne et de mauvaise BD, de bon et de mauvais style, de bon et de mauvais genre. Tous les bouquins qu'on a plaisir à ouvrir et regret à fermer sont bons. Tous les bouquins qu'on a envie de relire sont bons. Tous les bouquins dont on a envie de relire la suite sont bons. Cela ne veut pas dire que tous sont des chefs-d'oeuvre, mais qu'ils ont un intérêt".

Lu dans le magasine Bodoï (février 2007)

(1) auteur et dessinateur des Passagers de vent, des Compagnons du Crépuscule et de Cyann dont le tome 4 vient de sortir.

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3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 10:13
Scénario : Maryse Dubuc, Dessins : Delaf
Editions Dupuis
Collection commencée en 2006 - 2 titres disponibles
 
Bienvenue dans le monde des filles !
Vicky, Jenny et Karine sont trois ados comme on en connait tous. Les deux premières sont très « fashion victim » et n’ont d’autre but que de séduire les mecs par tous les moyens possibles, et à ce jeu, tous les coups sont permis. Leur souffre douleur, c’est Karine. Elle c’est la chic fille, beaucoup moins sexy que les deux autres (le dessinateur l’a faite toute en longueur et sans la moindre courbe) celle qui croit naïvement au grand amour et veut être copine avec tout le monde.
 
Sur une ou deux pages, à la manière de Gaston et de bien d’autres BD comiques, nous suivons  les vacheries de Vicky et Jenny, souvent aux dépends de Karine. C’est drôle, souvent corrosif et surtout assez réaliste, me semble-t-il. Les personnages secondaires, les garçons en fait, sont également bien croqués et sont récurrents dans la série.
 
Un petit coup d’œil sur le site Dupuis m’apprend, à ma grande surprise, que les auteurs sont québécois. Comme quoi, les préoccupations des ados sont à peu près les mêmes qu’ici.
 
Ce qui m’a poussé vers cette série, c’est un article dans la revue Bodoï dans laquelle Alain Chabat la défendait de manière très convaincante. Emprunté la semaine suivante à la médiathèque, j’ai dévoré et beaucoup ri.
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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 19:15
Scénario : Kris et Etienne Davodeau
Dessin et couleurs : Etienne Davodeau
Edition Futuropolis – Octobre 2006
 
Voilà un genre un peu particulier dans le monde de la BD : la BD militante ! C’est un terme à la fois réducteur et en même temps assez juste dans le cas présent. Le propos de cet album est de raconter les manifestations ouvrières d’avril 1950 vu au travers d’un personnage réel : René Vautier, cinéaste breton engagé.
 
Ce qui m’a attiré dans cette BD c’est l’évocation de Brest au moment de sa reconstruction car on imagine bien qu’il a fallu en couler des tonnes de béton dans les années 50’.
 
Le dessin d’Etienne Davodeau, tout en rondeur et en douceur, contraste avec la virulence du propos, vu dans le prisme du militantisme syndical, ce qui pourrait éventuellement agacer par son côté binaire (les méchants patrons, les gentils ouvriers). Ceci dit, l’ambiance est remarquablement bien restituée et les personnages qui accompagnent le cinéaste sont particulièrement bien croqués au niveau des dialogues. L’épilogue romanesque est également très savoureux.
 
Un dossier de 16 pages sur ces événements et sur René Vautier vient clore l’ouvrage.
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