DEAD IN A SILENT ROOM (1967) Par Jay Bennett
Série noire n°1118
Je vous préviens : je m’apprête à rédiger la chronique la plus inutile de ce blog (les mauvaises langues me diront que c’est déjà fait mais je leur demande de me croire !).
On se souvient que j’avais déjà fait un petit billet fort enthousiaste sur "Chantons en choeurs" de James Hadley Chase. Le bouquin n’était plus disponible certes, mais l’auteur est toujours publié.
Aujourd’hui je vais vous parler d’un polar nul par un auteur dont on ne sait rien (est-ce un mal ?). Je lance ici un appel aux érudits qui aurait quelques notes biographiques sur un Jay Bennett qui ne soit pas une rock star américaine.
L’intrigue est nulle, on s’intéresse avec peine aux personnages sans relief et sans grand intérêt. Le héros est un dur au grand coeur qui a été viré de la police à cause d’une sombre histoire qui s’est retournée bien entendu à son désavantage. Les dialogues sont eux carrément consternants. Et pourtant du dialogue, il y a en a au kilomètre ! On dirait une pièce de théâtre. Du genre, je cite :
- « Vous ne comprendriez pas »
- « Peut-être que si »
- « certainement pas »
Ou, un peu plus loin :
- « Bonne Chance »
- « Merci »
Marcel Duhamel, directeur de la collection Série Noire, pourtant bien inspiré généralement (Chandler, Goodis, Hammett, Chase...) a fait une mauvaise pioche en faisant traduire et publier cette grosse daube.
La fin est sans surprise : nulle également avec un dénouement façon Sherlock Holmes mais équipé de la cervelle d’une dinde.
Ben alors, pourquoi j’en parle ??? C’est justement la question que je me pose.
Je vous l'accorde,on n'est pas tout à fait dans l'esprit de Noël (bien qu'ayant fait un effort sur la dinde !).
Et je n'ai même pas une belle édition américaine avec pin-up à vous proposer.