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THE ZOMBIES (1961-1967)
ODESSEY AND ORACLE (1968)
Réédition chez "Repertoire" 2001 augmentée de 16 titres en bonus !!!
Zombies: Rod Argent (claviers, chant); Paul Atkinson (guitare); Colin Blunstone (Chant); Hugh Grundy (batterie); Chris White (basse, choeurs).
En ces temps reculés ou les blogs n'existaient pas encore (en tous cas pas celui-ci), Benoît avait adressé au groupe familial et amical une sorte de rébus musical ainsi présenté :

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On n'a jamais su trop pourquoi mais personne ne trouva la solution de cette énigme. Benoît venait en fait de faire une découverte de taille, ce disque qui fait l'objet de cette chronique.
Quelques années passent et un soir, chez un copain fondu de pop anglaise, alors que la platine CD chauffe depuis quelques heures, vl'a qu'il me parle de cet album. J'ai eu le grand tort d'esquisser une moue. Patrice, car c'était lui, glisse alors "Odessey and Oracle" dans le lecteur en déclarant "c'est pas possible, tu n'as pas bien écouté !".
Et le bougre avait raison. Dès la première chanson "Care of Cell 44" la beauté est évidente. La filiation aux Beach Boys également. Or, il faut noter que les Zombies sont anglais et se démarquent donc de l'influence de leurs concitoyens Beatles (qui nous offre, faut-il le rappeller, cette même année le phénoménal "Sgt Pepper's").
Même si l'ensemble du disque n'est pas du même niveau que ce premier titre, chaque composition bénéfice d'une qualité vocale assez exceptionnelle et l'usage des claviers est déjà une petite révolution avec un abus particulier sur le Mellotron (instrument dont je reparlerai certainement un de ces 4).Cependant, on ici et là trouver quelques éléments qui peuvent évoquer les fab four (la basse et les "hou hou" en choeurs sur "I Want Her She Wants Me") ou encore les Who également dans certaines harmonies vocales. En même temps, c'est aussi l'empreinte de l'époque qui favorise ces rapprochements.
Argent et White se partagent l'ensemble des compositions toutes enregistrées aux fameux studios d'Abbey Road.
Mais alors, que s'est-il passé ? Mélodies à tomber, musiciens doués, chanteurs remarquables... Pourquoi diantre ce groupe a-t-il sombré dans l'anonymat ?
Voici quelques hypothèses :
La réponse est peut-être tout simplement un peu tout cela à la fois.
Il nous reste ce disque que les amateurs de pop anglaise se doivent de posséder, d'autant que la version Digipak et ses 28 titres sont à un prix ridiculement bas (moins de 10 euros).
