Film français de Régis Wargnier
Avec José Garcia, Lucas Belvaux, Marie Gillain
Sorti le 24 janvier 2007
Sur les portes des appartements parisiens fleurissent des « 4 » à l’envers. D’étranges et menaçants messages sont clamés à la criée de Jos Le Guen, au cœur de la ville. Un premier mort, au corps noirci, sème la panique : la peste serait de retour…
J’étais assez motivé pour aller voir « Pars vite et reviens tard » même si on pouvait lire et entendre ici et là des critiques mitigées sur le film. Je crois bien que c’est la première adaptation d’un roman de Fred Vargas, ce qui en soit était déjà une première et solide motivation. Chaque polar de cet auteur est en effet un pur moment de plaisir. José Garcia incarne l’atypique commissaire Adamsberg. Et ça colle assez bien avec l’idée que l’on s’en faisait. Pour le reste, il faut savoir prendre son parti, et on ne le dira jamais assez : non, il est définitivement impossible de retrouver dans un film la richesse d’un roman. Brian de Palma avait réussi à évoquer génialement l’ambiance du Dahlia Noir même s’il en avait fait un film aussi peu déchiffrable qu’un David Lynch (et du coup assez fidèle au livre !).
Si j’ai plutôt apprécié la première partie du film, la deuxième moitié m’a moyennement convaincu. L’intrigue se précipite et toute l’ambiance mystérieuse qui imprégnait le film se dissipe trop vite. Le casting est fameux, de José Garcia à Michel Serrault mais aussi l’excellent Olivier Gourmet, Lucas Belvaux, Marie Gillain.
Régis Wargnier est un cinéaste assez rare (qui a vu son Man to Man sorti en 2005 ?), il signe ici un film risqué, peut être pas totalement réussi (peu s’en faut pourtant) mais aussi attachant, qu’un personnage de Fred Vargas.