The Dead stay Dumb - 1939 James Hadley Chase (1906-1985)
Traduit de l’anglais par Suzanne Flour et Henri Robillot
Série Noire n°72 – Gallimard (1950)
Message pour les gars : soyez sympa : attendez d’avoir lu cette chronique avant de glisser votre souris vers le bas de la page. Comment ? Trop tard ?
Dans une petite ville des Etats-Unis débarque un gros dur, Dillon. Faisant profil bas, il s’introduit dans le milieu de la boxe et arrange un combat truqué. D’une nature particulièrement violente, taillé comme une armoire à glace et peu encombré de scrupule, une seule chose compte : devenir chef de gang à la place du chef de gang.
On retrouve dans ce second roman de J.H. Chase (publié tardivement en France) la même violence que dans « Pas d’Orchidées pour Miss Blandish ». Ici encore un méchant très méchant dont la compagnie féminine n’apporte rien de bon. Contrairement à Miss Blandish, qui est une oie blanche, l’héroïne des « bouchées doubles », Myra, est une garce véritable, aussi arriviste et violente que son partenaire Dillon. Mais, comme dans tous les romans de Chase (au moins ceux que j’ai lus), le crime ne profite jamais et tous les vices finissent par être châtiés.
Personnellement, je n’ai pas été transcendé par ce roman qui m’a trop rappelé « Pas d’Orchidées pour Miss Blandish » mais en moins bien.
Avant de passer aux bonus (c'est-à-dire les couvertures originales anglaises) voici déjà la description de Myra, à la page 19 : « Myra Hogan descendait la grand’ rue, consciente de toutes les têtes qui se retournaient sur son passage… Elle marchait, ses hauts talons de bois claquant comme un défi. Les hommes la guignaient et la déshabillaient des yeux sur son passage. Les femmes la regardaient, elles aussi. Avec des yeux froids, chargés d’envie et de haine. Myra roulait légèrement des hanches. Elle prit une démarche affectée, tout en lissant ses boucles noires. Son corps jeune et ferme, libre de toute entrave, ondulait harmonieusement. Ses jeunes seins épanouis tressautaient sous le mince voile de sa petite robe d’imprimé. ».
Et maintenant, après cette jolie mise en bouche, voici, pour le plaisir des yeux, les couvertures.
Vous noterez que l’édition présentée en haut de cette page est l’originale de la Série Noire mais privée de sa jaquette (toujours difficile de mettre la main sur la jaquette, surtout en bon état).
L’édition disponible aujourd’hui est celle de la collection « James Hadley Chase » toujours chez Gallimard, remarquablement illustrée par Jean-Claude Claeys. (ci-dessous)

Entre les deux, l’édition dans la collection « Carré Noir » en 1972 (ci-dessous).

Et bien sûr, les fameuses éditions anglaises.


A vous de choisir !
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