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Musique, cinéma, livres et autres passions artistiques.

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Nina Nastasia au Vauban

Nina NASTASIA au Vauban (Brest)
16 novembre 2006.

La soirée organisée par Memo était annoncée comme un moment de pure magie musicale. La chanteuse new-yorkaise faisait son retour à Brest après un premier concert en 2005 qualifié par Yvon Jézéquel, directeur de Dialogues Musiques et président de l’asso Memo, de meilleur concert de l’année.
 
Avec une telle promo, il était hors de question de rater l’événement.
 
La première partie était assurée par le trio Cape May, des canadiens rencontrés à New-York alors qu’ils enregistraient avec le même producteur que celui de Nina Nastasia, Steve Albani. Autant être franc, ce premier set ne nous a absolument pas convaincu. Rythmique molle avec un bassiste minimaliste, pour rester poli. On sait que Cape May accompagnera Nina Nastasia tout à l’heure. Nous zappons le rappel pour écluser une petite bière. Pouarch !!! De la bière ? Cette pisse d’âne vendue 3,30 euros ? Décidément, sacrée soirée.
 
Mais nous restons confiants, le meilleur est à venir. Nous bavardons un peu avec Arnaud et Elisabeth. Arnaud est un graphiste (de talent) qui a réalisé notamment les derniers visuels de l’OMAC (mon asso pour ceux qui l’ignorent encore).
 
Mais voici Nina Nastasia qui entre en scène. Première constatation : nous sommes loin de la petite robe à fleur verte d’An Pierlé (concert de la semaine dernière). La dame est en noir. Curieux détail : elle porte des chaussettes hautes dans des sandales à petit talon. Les musiciens de Cape May s’installent, augmentés d’un pianiste et d’un violoncelliste-accordéoniste.
 
Sans attendre, nous voici saisi par la beauté de la voix de la chanteuse. Elle s’accompagne à la guitare et je pense que cette formule aurait bien suffit. Les autres musiciens venant alourdir cette harmonie et, pire, parfois la détruire.
 
Le pianiste, qui semblait en pamoison dès qu’il frappait 2 notes sur son piano à queue, plaquait à l’occasion des accords qui perturbaient complètement la mélodie. A d’autres moments, il nous balançait des arpèges dissonants. On peut croire que c’était exprès mais ça n’excuse rien. Ce disciple mal inspiré de John Cage était tout simplement navrant. Le son de la basse était épouvantable, mais ceci était dû vraisemblablement à la sono défaillante. Déjà qu’il n’avait pas grand-chose à dire…
 
J’arrête là le massacre, le violoncelliste s’en sortait plutôt bien, le batteur aussi. On entendait peu le guitariste caché par le piano. Aussi, à part sa discrétion, je n’ai pas grand-chose à en dire…
 
Alors oui, Nina Nastasia a une voix,  belle de pureté, de simplicité et d’émotion, des mélodies à tomber mais j’enviais ceux qui avaient pu l’entendre en version épurée l’an passé.
 
Daniel, un ami qui devait nous rejoindre au concert avec Bernadette, son épouse, est mort d’une crise cardiaque juste alors qu’il s’apprêtait à venir. Nous ne l’avons su que le lendemain. Daniel, quand il n’aimait pas un concert, il sortait ! Aurait-il agit ainsi ce soir là ?

Il y eu pourtant un superbe rappel. « Bird Of Cuzco », un hommage à John Peel, animateur-journaliste et surtout grand découvreur de talents. Une chanson belle et triste inspirée par l’absence d’un être aimé.

Oui, j'admets, la photo est sombre. C'est le gros défaut du Canon Ixus : son flash !

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