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Ce 5 décembre 2006, Jean-Louis Aubert se produisait au Zénith de Paris.
N'étant pas fan de la première heure, j'étais presque là en touriste. En effet, ce n'est que récemment que j'ai découvert cet artiste, au travers de son dernier album et des quelques grands succès qu'il a signé depuis quelques années. Plus jeune, je n'étais pas plus amateur que ça de Téléphone non plus. Voilà planté le décor.
Le concert débute peu avant 21h. La salle était déjà fort bien garnie depuis 20h et commençait à manifester son impatience bruyamment. On y trouvait des trentenaires et quarantenaires, manifestement fans "historiques", mais aussi un public plus jeune, preuve de la reconnaissance de l'artiste.
Voilà c'est parti, le moment tant attendu arrive !
Ca démarre fort avec un "parle-moi" d'excellente facture. La pêche, le rythme, tout est déjà parfaitement en place. Superbe. Voilà qui met l'eau à la bouche. Le concert est lancé et les titres s'enchaînent, avec ça et là quelques incontournables de Téléphone, mais à doses quasiment homéopathiques. Je retiens en début de concert, un "argent trop cher" d'anthologie ! La salle réagit à l'unisson, grosse ambiance.
Jean-Louis Aubert s'amuse visiblement et prend un pied énorme sur scène, il rigole et s'éclate comme un ado, ça se voit, ça se sent et la communion avec le public, décidemment très connaisseur, est parfaite. Il joue en permanence avec lui, j'aime ça !
Tout est impeccable, jusqu'aux jeux de lumières, parfois recherchés, qui s'accordent parfaitement avec les titres.
Inutile de s'appesantir sur les compétences guitaristiques de Jean-Louis Aubert ! Il était accompagné d'un autre gratteux assez impressionnant de technique et de feeling, d'une nana à la base, d'un clavier et bien entendu de Richard Kolinka à la grosse caisse!!! Il tape toujours aussi fort celui-là et fait tournoyer les baguettes au-dessus de sa tête comme personne. Un spectacle à lui seul. C'est fou, mais j'ai l'impression que le temps n'a pas d'emprise sur ces deux là.
Après deux heures de concert, si le rythme n'a pas baissé d'un poil, ceux de Jean-Louis sont maintenant tout mouillés et il en est bien à son troisième t-shirt.
Les titres s'enchaînent toujours et encore, à peine le temps pour la salle de réagir, et sont totalement réinterprétés par rapport aux versions album, que du bonheur. Jean-Louis Aubert est toujours aussi sautillant qu'au début et les guitares approchent du point de fusion. Quel régal !!! Du rock, du vrai !!!
C'est déjà la fin et les rappels.. Quelques chansons tout seul à la guitare sèche (c'est tout ce qui restait de sec à ce moment là....), avant une petite apparition en Guest Star de celui qu'il a appelé "son petit frère" : Raphaël, pour un duo impromptu. Le concert se clôture par "un autre monde" de folie avec inclus le riff de "Satisfaction", il cultive vraiment de plus en plus la ressemblance avec Mick Gégère ce Jean-Louis ! Tout s'éteint. Il était temps, les amplis commençaient à fumer et les tympans étaient tout rouges !!!
Pour moi, c'était le concert de l'année.

A défaut d'une photo de Jean-Louis au Zénith, le voici à Bobital l'été dernier. Cette photo est piquée à l'excellent site de photos de concerts : http://www.tasteofindie.com/