Film de Juan Carlos Fresnasdillo
Avec Robert Carlyle, Rose Byrne, Jeremy Renner
Sorti le 19 septembre 2007
Interdit au – 12 ans.
Film du mois ou « navet stupide et ultraviolent »? Ainsi sont les critiques ! Enflammées d’un côté, glaciales de l’autre.
La suite du film « 28 jours plus tard » réalisé par Danny Boyle en 2003 suscite des avis partagés. D’un côté l’excellent Christophe Lemaire, dans Rock&Folk, de l’autre Télérama. Pour ceux qui ne connaissent pas Christophe Lemaire, il est utile de préciser que ce critique est pour le moins rock&roll dans ses choix. Du gore, du sexe, du bizarre, du déjanté voilà les domaines bienvenus dans la rubrique ciné de Rock&Folk, avec un attachement très marqué pour les films de série B, ceux là même qui sentent les bouts de ficelle et les moyens de fortune. On peut ne pas être d’accord avec les choix éditoriaux de Lemaire mais on doit admettre que le bougre écrit remarquablement bien !
N’aimant pas faire les choses à moitié, je me suis procuré au vidéoclub le DVD de « 28 jours plus tard » histoire de me rafraîchir la mémoire. L’idée de base est excellente : Le virus de la fureur (les hommes deviennent enragés) qui se propage par le sang (morsure mais pas seulement) rend la vie des quelques non contaminés particulièrement pénible. Au-delà de ce synopsis, Danny Boyle, réalisateur très prisé par les auteurs de ce blog, avait fait un film de genre très réussi avec une photographie soignée et des effets spéciaux à vous retourner l’estomac (pour les non habitués comme moi).
4 ans plus tard, Danny Boyle, à la production, confie la caméra à Juan Carlos Fresnasdillo pour réaliser la suite. Les contaminés sont morts de faim et l’ONU commence à repeupler Londres dans une zone sécurisée. Première nouveauté, pour une suite : l’absence des acteurs du premier volet. Pour le reste, le scénario est vraiment bien ficelé et original. La qualité de l’image est également au rendez-vous. Je n’ai pas trop apprécié en revanche les scènes d’actions, au découpage tellement serré et saccadé que l’on devine plus ce qui se passe (et encore !) qu’on ne le voit. D’un autre côté, je ne suis pas sûr non plus d’avoir envie de voir trop lentement certaines scènes où les membres déchiquetés valdinguent dans tous les coins de l’écran.
Bénéficiant de plus gros moyens que le premier opus (effets spéciaux, présence de Robert Carlyle, acteur familier de Danny Boyle (dans Transpotting et La Plage), héros de Full Monty dans un autre registre), voilà une suite qui ne démérite pas, au contraire.