La Sonothèque, grosse enseigne brestoise de disques, DVD, affiliée au groupe Starter, a fermé définitivement ses grilles lundi 1er octobre, sur décision du tribunal de commerce de Brest (Ouf, le blog du canal n'y est pour rien !). Je n’étais pas client du magasin mais cette fermeture ne peut laisser aucun mélomane indifférent et repose la douloureuse question de l’avenir des disquaires en général.
A l’heure ou la diffusion de la musique est très nettement facilitée par internet, quel intérêt le consommateur garde à fréquenter un disquaire ? On peut – presque – tout écouter sur internet, tout télécharger en payant ou en piratant ou encore acheter par correspondance. Du coup, pourquoi visiter un magasin de disques ? Le conseil du disquaire ? Des conseils, on en trouve à la pelle sur les blogs, les sites et encore les magazines pour les amateurs de support papier. En ce qui me concerne, je garde un plaisir tactile à me plonger dans cet océan de disques. J’aime le contact avec le personnel du magasin, on parle de disques mais aussi de l’actualité musicale locale, on partage ou on défend nos coups de cœurs. Le petit tour chez le disquaire reste pour moi un moment de bonheur.
Par ailleurs, la fréquentation des concerts est également en baisse. Les annulations de concert par manque de réservations deviennent de plus en plus fréquentes. Dernier en date : celui de Benjamin Bioley à la Carène (Brest).
Aujourd’hui, à Brest, il reste donc, avec la FNAC et quelques petits indépendants, Dialogues Musiques qui affirme bien garder la tête hors de l’eau. Mais pour combien de temps encore ?
Sources : Patrice Le Berre dans Le Télégramme paru le 3 octobre 2007.
Samedi, en pleine après-midi. Des clientes déroutées devant les grilles du magasin (à noter que le néon de l'enseigne brille toujours !)