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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 20:09
Jacques TARDI – Pierre CHRISTIN – Rumeurs sur le Rouergue (1971)
Futuropolis 1986 (dernière édition en 2002)
 
Œuvre de jeunesse pour ces deux grands noms de la bande dessinée, qui signent ici leur seule et unique collaboration commune. Cette bande a été initialement publiée dans Pilote en 1971, à l’époque où c’était un hebdomadaire et surtout un vivier invraisemblable d’auteurs et de dessinateurs exceptionnels. S’y cotoyaient, sous la houlette de Goscinny, l’ancienne génération comme Charlier, Uderzo, Tabary et bien sûr toute une nouvelle génération, libre et sauvage comme Gotlib, F’Murr, Druillet, Gir/Moebius, Bilal, Fred… L’énumération pourrait prendre la page entière. Mais revenons donc à notre sujet. On retrouve dans cette histoire le souffle de l’après mai 1968 avec son lot de grévistes, de CRS (SS bien entendu !) et de patron en DS. La DS étant à cette époque encore le symbole d’une certaine réussite sociale, du patronat et du pouvoir. Tardi ne s’y trompe et use volontiers du cliché.
 
Pour nous parler du modèle dessiné, nous avons confié ces quelques planches au célèbre professeur Pétriman, doyen de l’Universite des DS, sommité des sommités sur le sujet "DS", rien de moins, je vous assure. Dans sa grande mansuétude, il a accepté de nous livrer les lignes qui suivent les images.
 
 
Voici donc le paragraphe « superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis » (N.D.L.R. : les propriétaires de DS) comme aurait écrit le regretté P. Desproges !
 
Les dessins nous montrent ici une DS qui possède la dernière face avant pourvue des phares carénés. Il est donc possible de la dater entre 1968 et 1975 en terme d’année-modèle. Une observation plus fine de la première image nous montre que le rétroviseur intérieur est fixé au tableau de bord et non collé au pare-brise. Cela resserre la fourchette entre 1968 et 1971. La deuxième image nous montre aussi que les panneaux de custode arrière sont lisses et de la même teinte que la carrosserie. Il pourrait donc s’agir d’un modèle dit « administration » aussi connu sous l’appellation « préfecture », pourvue semble-t-il de baguettes latérales et d’enjoliveurs de roue de type « Pallas », ce qui n’est pas conforme à cette finition. De cette image, on peut également dire que les proportions de l’original ne sont pas respectée, le coffre étant bien trop long et le pare-choc arrière trop bas et trop fin. C’est d’autant plus dommage que le profil n’est pas laid.
L’absence de logo sur la malle arrière pourrait orienter le choix du modèle vers une DS19A ou une DS20 en fonction de l’année, voire d’une D Super.
Au sujet de la couleur, il est certain qu’elle est foncée, aux reflets bleus. Je pense que le dessinateur a voulu, pour des raisons esthétiques éviter le noir et lui a préféré un bleu sombre et profond, proche du « Bleu d’Orient » des DS. Mais cette teinte n’était pas disponible pour les millésimes cités plus haut.
Au final, il est impossible de déduire le modèle précis présenté ici.
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commentaires

C
On reconnait bien le style de Tardi sur la couverture, moins sur les planches je trouve.
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P
Je crois, Cécile, que la couverture est bien plus récente que la bande dessinée elle-même. Effectivement le style du Tardi "débutant" était moins "gras" que celui que nous connaissons aujourd'hui (voir par exemple une autre oeuvre de jeunesse comme "Adieu Brindavoine".
Philippe