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6 juillet 2007 5 06 /07 /juillet /2007 19:21
To Catch A Thief (La Main au Collet)
Alfred Hitchcock – 1956
Avec Cary Grant et Grace Kelly
 
L’histoire : Panique sur la riviera : les coffrets à bijoux des riches héritières sont pillés toutes les nuits. Ces vols portent l’empreinte de John Roby (Cary Grant), ex gentleman cambrioleur, dit « le chat » qui s’est retiré des affaires pour vivre une paisible retraite dans sa villa sur les hauteurs en Provence. Soupçonné et recherché par la police, John Roby va mener lui-même sa propre enquête. Dans la liste des « cambriolables » se trouve Miss Stevens (Jessy Royce Landis) et sa fille Frances (Grace Kelly).
 
Je dois bien avouer qu’il m’aura fallu plusieurs années pour enfin apprécier To Catch A Thief. L’amateur des suspens dont Hitchcock est le grand maître n’y trouve en effet pas tout à fait son compte. Ce n’est pas de ce côté-là qu’il faut chercher son plaisir. Les histoires d’amour sont souvent présentes dans les films d’Hitchcock, même si elles n’occultent pas l’intrigue (Rear Windows, Vertigo, North By Northwest). Ici, l’argument policier passe vite au second plan. En gros, on sent bien que tout le monde s’en fout, à commencer par Cary Grant, plus fluide que jamais pour échapper à la police. Le décor, la Provence en Vistavision (le concurrent du Cinémascope) et en couleur saturée, incite tout ce beau monde à la légèreté et à la bonne humeur. L’amour que le maître du suspense portait à cette région se voit sur l’écran.
 
Il est toujours plaisant de regarder les films anciens en VO (les doublages français nuisant gravement au charme par des voix trop éloignées de celles des acteurs) mais entendre Cary Grant bredouiller en français est simplement jubilatoire (on se souvient aussi de ses répliques en v .f. dans « Elle et Lui » également dans des scènes provençales (Villefranche sur mer).
 
La photographie de ce film est somptueuse. Son responsable, Robert Burks, s’est vu décerner un Oscar à ce titre. Dans ce cadre idyllique folâtrent nos deux héros. Cary Grant, parfait, au charme mûr (il a la cinquantaine) face à Grace Kelly, éblouissante de beauté. C’est simple : elle irradie le film par sa seule présence. Elle est sans doute l’aboutissement de la femme idéale telle que l’a façonnée Hitchcock à travers son œuvre. Ici elle domine Cary Grant par son humour, son audace, sa légèreté et sa grâce, même si le jeu de mot est facile. Chacune des robes qu’elle porte, dessinées par Edith Head, célèbre costumière d’Hollywood, sont éclatantes et leurs coloris sont étudiés pour servir l’action. Le prince Rainier n’a pas dû faire preuve de beaucoup d’imagination pour voir en elle la future princesse de Monaco.  Enfin, il est troublant de la voir pousser son cabriolet à plein régime sur les hauteurs de la principauté, sur cette même route où elle trouvera la mort en 1982.
 

Considéré dans l’histoire du cinéma comme un film mineur, il se place cependant, au niveau visuel, au top de la filmographie d’Hitchcock et restera sans doute son film le plus romantique.

Pour la beauté des images et de l'actrice, voici une série de copie d'écran.

 

 

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