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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

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dossier Beatles

 

 

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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 11:08

LA CITE DES JARRES

Arnaldur INDRIDASON

Traduit de l’islandais par Eric Boury

(2000 – Edition Point Policier 2006)

 

L’Islande, la pluie, un cadavre, des personnages moroses et dépressifs, des histoires de viols, et encore cette pluie qui colle aux imperméables, des immeubles qui sentent la pourriture, la tombe d’un enfant mort à l’âge de 4 ans, un médecin alcoolique. Du glauque, du sordide, limite malsain… Sans compter tous ces noms imprononçables et impossibles à retenir (deux fois sur 3 ça finit par « dur » ou par « son »). 

 

L’inspecteur Erlendur mène l’enquête. C’est un inspecteur de la trempe du commissaire Adamsberg, le héros de Fred Vargas. Un qui n’en fait qu’à sa tête, en dépit de toute logique et de toute méthode. Mais qui bien sûr s’avèrera au final particulièrement efficace parce que perspicace.

 

L’inspecteur a lui-même ses problèmes, notamment avec sa fille Eva Lind qui se drogue. Alors, entre son affaire à gérer plus les soucis familiaux, les plats congelés qu’il avale à même la barquette, cette pluie incessante ou encore cette douleur à la poitrine et cette consommation de cigarettes qu’il a du mal à maîtriser… y’a vraiment de quoi déprimer.  C’est sûr, on n’est pas en train de lire Mary Higgins Clark !

 

L’auteur, sans rompre une intrigue qui s’avère captivante au fil des pages, nous dépeint admirablement une société pourtant peu reluisante ou chacun essaye de s’en sortir entre les rancoeurs, les vices et les addictions.

 

Certainement pas le roman de l’été, mais pourquoi pas sous la couette ou dans le salon, avec un bon feu de cheminée et un verre de whisky à portée de main, pour trouver un peu de chaleur.

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 10:59

Le petit souillon illustré – L’opération de Christiane

Support : 45 tours d’Arthur Conley « Ob-la-di, Ob-la-da ».

 

 


Le terme de « souillon » est un brin excessif, je dois bien l’admettre : une écriture ferme et soignée, au crayon noir, précise en une courte phrase les circonstances de l’acquisition de ce disque.

 

Voilà qui est fort intéressant : « Offert par Yvon le jour de l’opération de Christiane ».  Mais le bougre oublie de préciser la date de ce jour. Ce qui fait qu’aujourd’hui, on n’est guère avancé.  Il n’a pas daigné non plus y ajouter son nom, sans doute peu amateur de surprise party. Bien que l’état du disque ne révèle pas un propriétaire très soigneux.

 

En tous cas, offrir un disque aussi joyeux le jour où tout le monde s’inquiète de la santé de Christiane et n’a donc guère le cœur en fête n’est pas vraiment très approprié. Et que dire de la face B « Otis Sleep On » qui n’est rien d’autre qu’un hommage à une personne récemment défunte… Franchement Yvon, quelle faute de goût !

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 20:33

Les collectionneurs de disques sont souvent de gros maniaques : Non seulement le vinyle doit être irréprochable, mais en plus la pochette doit être aussi proche du neuf que possible. Il existe dans le milieu des barèmes très sévères qui vont de P comme Poor (autant dire une épave inécoutable) à M comme Mint, c'est-à-dire neuf. Les vendeurs sérieux non seulement utilisent cette cotation mais vont jusqu’à faire des gros plans des défauts, aussi millimétriques soient-ils. Grace à cette transparence, les enchères peuvent grimper très haut : le collectionneur exigeant et fortuné (deux qualificatif qui s’entendent très bien) sait précisément à quoi il a affaire.

 

Un collectionneur moins maniaque, plus attentif à l’état du disque que de la pochette, acceptera éventuellement un nom au verso de celle-ci. Il n’est pas facile, en effet, de trouver un disque exempt de la signature du propriétaire. Surtout sur les vinyles des années 60 et 70. Car à cette époque, il y avait des booms et des surprises party. Et Sylvie, Véronique et Isabelle ne rechignaient pas à amener les derniers 45 tours de leurs idoles tandis que François, Michel et Philippe imposaient leur statut de « connaisseurs » avec les 33 tours des Beatles ou Rolling Stones. D’où la nécessité d’écrire son nom, lorsque, à l’heure de la séparation, les dernières bouteilles de Pschitt citron et de Valstar (en cachette) vidées, il fallait récupérer ses disques.

 

D’autres écrivent leur nom car ils sont prêteurs et ne rechignent pas, à l’occasion, à laisser un ami repartir avec un de leurs disques. Prenant au passage le risque de ruiner ce dernier car, primo, que savons-nous de l’état du saphir de notre ami ? Secundo, prend-il aussi grand soin de ses disques ? Bien souvent, celui qui prête ses disques ne se pose pas cette question. Et pourquoi donc ? Parce qu’il n’est pas maniaque lui-même.

 

Tout ceci pour démontrer l’évidence : un collectionneur se méfiera, sur le marché de l’occasion, d’un disque portant le nom manuscrit de son premier propriétaire.

 

Mais il existe une autre catégorie : le souillon. Ecrire son nom ne lui suffit pas, voire même ne l’intéresse pas. Non, il faut qu’il personnalise le disque. Soit par des commentaires, soit par des dessins ou autres gribouillages. Il faut imaginer le dépit du collectionneur, qui, quelques années plus tard, va reconnaitre dans les bacs une pièce très rare et découvrir au verso quelques fantaisies graphiques. Mes modestes moyens m’ont contraint, parfois, à me contenter d’exemplaires ainsi personnalisés.

 

Mon point de vue sur la question s’est peu à peu modifié et je me suis pris à apprécier ces annotations et autres personnalisations. La calligraphie, le texte, le dessin sont autant de petits – ou grands -  clins d’œil de son auteur, avec qui vous êtes lié par ce disque.

 

Je me propose donc d’ouvrir cette nouvelle rubrique en hommage à ces graffeurs avant gardistes qui sont, aux yeux des collectionneurs de disques, des « petits souillons ».

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 19:21

 

Film français d’Eric Besnard

Avec Jean Dujardin, Jean Reno, Valéria Golino, Alice Taglioni, François Berléand.

Sorti le 23 avril 2008

 

Cash (Jean Dujardin), sorte de gentleman cambrioleur, le sourire enjôleur toujours aux lèvres, change de catégorie en croisant Maxime Dubreuil (Jean Reno) qui lui propose un casse de haut vol.

 

Les premières images du film surprennent par la présence de Clovis Cornillac. De quoi se demander si on ne s’est pas trompé de film. Puis Jean Dujardin entre en scène, charmeur et décontracté. D’emblée, on a le sentiment que l’on va passer un très bon moment. C’est léger, c’est frais, ça pétille, les scènes s’enchaînent, nous surprennent, nous font rire. Et ce sans aucune faiblesse jusqu’au final complètement inattendu.

 

J’ai lu ici et là que l’on accusait le réalisateur de faire du sous « Ocean’s Eleven, Twelve ou Thirteen ». C’est vrai que le rythme, le thème et la construction du film évoquent, quand on y pense, la série de Steven Soderberg. Et alors ? En ce qui me concerne ça ne m’a pas dérangé. Le film n’est pas une coquille vide joliment vernie. Au contraire, il bénéficie d’un scénario, d’un casting et d’un savoir faire du réalisateur qui lui donnent sa propre consistance.

 

Et puis, n’oublions pas la musique. Et quelle musique !!! signée Jean-Michel Bernard, qui tient lui-même l’orgue Hammond, elle évoque les plus belles partitions de Lalo Schrifin avec Jimmy Smith à l’orgue millésime seventies. Jean-Michel Bernard a également composé la musique de « Soyez sympa, rembobinez ». Jetez une oreille sur son site : http://www.jmbernard.net/

 

La lecture de critiques mitigées a failli nous faire rater ce film. Ç’eut été une regrettable erreur. Comme dit Jean Reno à Valéria Golino « Vous n’avez rien contre le luxe ? »

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 12:31
Capitol - EMI (2008)

Qui aujourd’hui peut bien s’intéresser à l’actualité du batteur des Beatles ? A la glorieuse époque, déjà,  Ringo était le « maillon faible » du groupe. Son jeu de batterie a été dénigré par les uns (« C’est pas lui qui joue… ») et ridiculisé par les autres.

 

Pour ma part, j’ai déjà rendu un petit hommage à Ringo que vous retrouverez sur ce lien. Je reste persuadé que sa personnalité a notablement contribué au succès des Beatles. Chacun trouvant dans son Beatle un trait de caractère auquel s’identifier ou tout au moins adhérer.

 

La carrière solo de Ringo a connu des hauts, surtout au début. Toujours sous contrat avec Apple / EMI, notre homme fut le seul à réunir autour de lui les 3 autres sur un même album (« Ringo » en 1973) et on put le voir ou l’entendre sur les productions de John, Georges et Paul.

Mais, voilà, il y eu, par la suite, beaucoup de bas… et le public, à la base peu assidu sur la carrière du batteur, s’est vite détourné d’une production que l’on qualifiera, pour être gentil, d’inégale.

 

Depuis quelques années cependant, Ringo, débarrassé de ses problèmes avec l’alcool, a repris la route avec son « All Starr Band » avec lequel il égrène les succès du passé, les siens (époque Beatles comprise) et ceux de ses acolytes, souvent des grands noms de la pop anglaise ou américaine.

 

Et voici que nous arrive, début 2008, un nouvel album de l’homme aux doigts bagués (cf. Help) produit chez EMI, marquant le retour au bercail (les anglophiles apprécieront la rime). Il croise ainsi Paul qui, un peu plus tôt, quittait la maison mère après 45 ans de fidélité.

 

Pour le coup, Ringo n’a pas dégainé son étourdissant carnet d’adresses. Pas d’invités vedettes comme par le passé.  Il a fait sobre, accompagné du même groupe depuis Vertical Man (1998) et surtout co produit par Mark Hudson et  le barbu d’Eurythmics, Dave Stewart.

 

Ringo signe l’intégralité des textes, souvent inspiré par la nostalgie du passé : « Liverpool 8 » ; « Gone Are The Days » ou encore l’hommage à son ami Harry Nilson « Harry’s Song ».

 

Pour être honnête, je ne me suis pas réveillé la nuit pour réécouter « Liverpool 8 » mais, à défaut, je me suis volontiers levé du canapé pour repasser cet album sans prétention aux mélodies néanmoins bien troussées et aux arrangements agréablement « old school ». Un bon disque, tout simplement, qui a d’ailleurs reçu un accueil critique très favorable.

 

On lèvera son verre (un cocktail sans alcool) à la santé du batteur des Beatles, 68 ans cette année, mais qui a toujours la pêche et des choses à nous dire, en chansons. 

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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 22:04

Réalisé par Martin Scorsese
 
Avec les Rolling Stones, Jack White, Buddy Guy, Christina Aguilera.

Sorti le 16 avril 2008.

 

Rolling Stones / Scorsese. Soit, à peu près, le plus grand groupe de rock et un des plus grands cinéastes. Une association plus que prometteuse, excitante. Surtout que le réalisateur de Taxi Driver, Casino, les Nerfs à vif, Aviator est un vrai mélomane. ça s’entend déjà sur les B.O. de ses films, ça se confirme lorsqu’il réalise des documentaires musicaux comme le récent Bob Dylan mais, dans nos cœurs de rockers, Scorsese a acquit ses lettres de noblesse avec l’inoubliable « The Last Waltz » (1978) qui vaut autant par la qualité de sa réalisation que par celle des musiciens (The Band, dont c’est le concert d’adieu, et les musiciens qu’il a côtoyé pendant sa carrière soit Bob Dylan, Neil Young, Eric Clapton, Dr John, Joni Mitchell, Ringo Starr, Staples Singers…)

 

Shine A Light est exactement de cette veine. Filmé en 2006 au Beacon Theater de New York, Martin Scorsese nous montre une formation en grande forme. Charlie Watts, le batteur, est comme à son habitude, impassible et impérial. Il soupire quand même à l’issue du 2ème ou 3ème titre. Keith Richards, le plus fripé de tous, le plus marqué par l’âge (63 ans au moment des faits) et surtout par les excès de substances illégales. J’arrive même à trouver du talent à Ron Wood, qui n’est pas mon Stone préféré (pléonasme). L’équipe qui complète la formation, Darryl Jones à la basse, Chuck Leavell aux claviers, la section de cuivres menée par Bobby Keys, déjà auteur du solo de sax sur l’original de Brown Sugar en 1971, ne déméritent évidemment pas.

 

Mais, la vedette, la star de la soirée, c’est Mick Jagger. La voix, le physique (si le visage trahit son âge, son corps reste parfait) et surtout la gestuelle sont intacts. Dès les premières mesures, Mick, tel un jeune cabri, se dandine, virevolte à la recherche du public qu’il trouve sans la moindre peine. Quel performer !!!

 

Le rôle de Scorsese n’est pas à négliger. Ses caméras suivent avec nervosité le chanteur et ses musiciens, ne ratant aucun détail. Pari artistique audacieux : lorsque la caméra s’approche d’un instrument,  le son de celui-ci est également mis en avant. Les solos ou riffs de guitare de Keith deviennent alors particulièrement tranchants. La lumière est excellente et rare pour un concert filmé dans un décor un peu baroque.

 

L’intro du film pourra agacer. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé lorsque Scorsese se met en scène, nerveux, attendant désespérément d’obtenir la set list, se pouillant au téléphone avec Jagger sur les détails de dernière minute. Cette intro installe un climat de nervosité et une tension qui, je trouve, met en condition pour le concert à suivre.

 

Le concert est parfois coupé par des images d’archives, essentiellement des interviews.

 

Au terme de plus de 2 heures de musique, ponctuées par un « Brown Sugar » et un « Satisfaction » d’anthologie, on sort de la salle ébloui et ravi. Prêt à reprendre un ticket pour un deuxième tour. Vivement le DVD !

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17 avril 2008 4 17 /04 /avril /2008 08:28

A la suite d'un début de carrière exponentiel de 1988 à 1994, il faut bien avouer que, sous le prétexte de toucher un public plus large, la belle a dérivé lentement mais sûrement d'un style jazzy enlevé, plein d'humour, de sensibilité, vers une variétoche clinquante de mauvais aloi. Ce n'est pas tant les chansons, mais plutôt les arrangements qui n'étaient adaptés ni à son style, ni à sa personnalité. Les reprises acoustiques de ces titres sont là pour le prouver si besoin était, de même d'ailleurs que ses multiples prestations scéniques auxquelles j'ai eu le bonheur à chaque fois renouvelé d'assister.
Le point d'inflexion fut atteint grâce à l'album -- "La chanteuse de bal" auquel à collaboré un chantre de la variété française, Jean-Jacques Goldman, Beuark -- sorti en 2004 , mais il manquait un peu d'âme (à quelques exceptions près) malgré une bonne dose d'autobiographie. Voici donc le nouvel opus : "Le goût du désir". Je dois dire que je fus envahi par le doute lorsque je découvris la jaquette et le titre. Encore plus quand je suis compulsivement allé acheter le disque en fin de journée... En effet, un sticker doré annonce la couleur : "composé par Art Mengo et écrit par Marc Estève". Mais si, souvenez-vous, Michel Armengot a fait sont petit effet à la fin des années 80 avec son monotube "Les parfums de sa vie (je l'ai tant aimée)". Tube dont la richesse musicale ferait défaillir toutes affaires cessantes le moindre esthète Beatlemaniaque finistérien. Quant au second, il est un parfait inconnu dans l'abîme de mon inculture musicale. Cette fois c'est certain, le doute m'habite. Il a été toutefois quelque peu atténué, quoique, par une autre formule présente elle aussi sur ce sticker d'une richesse insoupçonnée : "Nouvel album aux accents jazzy", comme pour rappeler son indiscutable meilleur album "Les petites notes". Le temps de passer à la caisse, puis réfrénant la pulsion conflictuelle d'insérer nerveusement le CD dans l'autoradio, je parviens à regagner mon domicile. Je me rue alors sur la platine et l'ampli. Je place le disque dans la platine et me mets à espérer.
"Reviens-moi", premier titre et certainement futur single extrait de l'album, me convainc moyennement. Je trouve le trait "jazzy" un peu trop appuyé. Les choses vont en s'arrangeant, les titres s'enchaînent et installent une douce ambiance "au fur et à mesure" que je feuillette le livret. Je retrouve la voix chaude, des intonations et des accents que je croyais disparus à jamais. "Ame gone", "Hôtel d'Angleterre", "Tout recommencer", "Chanter le blues", et surtout "Aimez-vous", autant de pépites dont je me suis délecté. Autre lien avec "Les petites notes", le trio Esperança a participé à plusieurs chansons, distillant au passage des choeurs délicats. "J'm'en veux" m'a évoqué son premier album et un titre funky plein d'humour comme "Chéri".
Sans atteindre le paroxysme des "Petites notes" sorti il y a déjà quinze ans donc, il émane de cet album de succulentes effluves. Oyez, oyez bonnes gens : la vraie Liane est de retour. Un retour en grâce.
 
Jean-François
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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 21:11

Film de Thomas Vincent

Avec Clovis Cornillac, Marie-Josée Croze, Dominique Reymond.

Sorti le 19 mars 2008

 

 

Raoul Craft (Clovis Cornillac) apprend le décès de son fils dans un accident de voiture. Mais quelle en est la cause ? La consommation d’un médicament non homologué comme le prétend une jeune femme ?

 

C’est à ces deux questions que va tenter de répondre Raoul, bucheron pragmatique, qui ne s’en laisse pas conter par Diane, l’altermondialiste. Cependant, troublé par ses arguments et par les apparences, il décide de mener sa propre enquête pour en avoir le cœur net.

 

Comme j’aime bien les références, j’évoquerai ici le cinéma de Costa-Gavras (« Z », « L’Aveu » ou, plus récemment « Amen »). Un homme met le doigt dans un système qui le dépasse et où il n’aurait jamais dû le mettre. Ce film fleure bon le militantisme avec pour leitmotiv : Les labos sont des méchants qui ne pensent qu’au profit, qui se foutent de la recherche et dont l’ambition est de gaver les occidentaux – ceux qui peuvent payer – de médicaments.

 

ça peut agacer comme ça peut réjouir. C’est selon les opinions. Globalement  « le Nouveau Protocole » ne nous apprend pas grand-chose sur le sujet. Effectivement les labos ne sont pas des philanthropes et ses administrateurs ne sont pas les descendants dévoués et désintéressés de Louis Pasteur. Du lobby à la mafia, il n’y a qu’un pas que le réalisateur franchi sans hésiter (mince, je déflore l’intrigue !)

 

Très très belle performance de Clovis Cornillac. L’intérêt du film tient beaucoup à la qualité de son interprétation. Son jeu est juste et convaincant. Le spectateur s’identifie sans difficulté à son personnage : un dur, un rustique frappé par la douleur et dont les certitudes s’effilochent.

 

Au terme d’une heure et demie de suspens et de scènes d’action dignes des films américains,  le final nous tombe dessus, imprévisible. Les angélistes auront sans doute du mal à avaler la pilule. Mais laquelle au fait : plutôt Valium, Prosac ou simplement Aspégic ou Doliprane ?

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 08:23

  Paul McCartney

CD + DVD (MPL - Hear Music 2007)

Comment relancer la vente d’un album quelques mois après sa sortie ? La maison de disques de l’oncle Paul a trouvé la solution (ceci dit, elle n’est sans doute pas la première). Il s’agit donc d’offrir au fan le même disque,  augmenté d’un DVD et de bonus. Ceci dit, les fameux bonus, au nombre de 3 dont un instrumental, étaient déjà présents sur la version « long Box ». hum… Pour ne pas se tromper, le fauteuil de la pochette est sur fond rose. Mignon, n’est ce pas ?

 

Non, ce qui fait vraiment la différence, c’est le DVD : soit 5 titres live enregistrés à Londres l’été dernier. Nous constatons ainsi que Paul a toujours la pêche et ça, déjà, ça fait plaisir. Mais, peu avare, ce n’est pas tout : puisqu’il restait de la place (beaucoup à mon avis) on y a collé, dans la foulée, les deux clips « Dance Tonight » et « Ever Present Past ». Le premier porte la signature de Michel Gondry, auteur du récent « Soyez Sympa, Rembobinez » avec la participation de Natalie Portman. Là aussi, c’est « sympa ». Mais surtout hautement indispensable pour tout collectionneur un peu sérieux.

A la caisse, s’il vous plait !

 Contenu du DVD :
1. Drive My Car
2. Only Mama Knows
3. Dance Tonight
4. House Of Wax
5. Nod Your Head
6. Dance Tonight [clip]
7. Ever Present Past[clip]


Lire la critique de Memory Almost Full sur ce blog Pour info : Mon enthousiasme sur cet album ne s'est atténué, au contraire !

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 19:13

(Reprise Records – 2007)

 

 

Après une période morose, voire désabusée (le DVD documentaire « Heart Of Gold » est éloquent à ce sujet) revoici un Neil Young en grande forme. Et ça fait plaisir.

 

Je le dis tout de go : Chrome Dreams II est une réussite totale. Revoilà des mélodies inspirées, qui ne sont pas sans évoquer « Harvest » et « Zuma », soit les sommets du loner. Neil Young utilise dans ce nouvel opus toute la richesse de sa palette. Guitare sèche, harmonica, banjo, orgue, piano et, enfin de retour, cette bonne vieille guitare électrique Gibson. Quel plaisir que de retrouver ce son de guitare, rustique et abrasif.

 

Epaulé par une équipe de vétérans toujours efficace, les mêmes que j’avais trouvé très mous sur les prestations du documentaire « Heart Of Gold ». Faut dire que ce dernier filme le concert de promo du peu inspiré et anesthésiant « Prairie Wild ». Ici, quelle pêche ! Les papys, sans doute stimulés par le leader, empoignent les instruments sans économie. Ben Keith (déjà présent sur « Harvest ») à la Pedal Stell, Rick Rosas à la basse, Ralph Molina à la batterie, Franck « « Poncho » Sampedro à la guitare constituent le noyau dur de la formation.

 

C’est cette même équipe qui s’est produite au Grand Rex à Paris en février dernier. Mais au prix des billets (de 75 à 150 euros) ça calme vite et il ne restait qu’à se contenter du CD. A noter que l’édition « limitée » est accompagnée d’un DVD. Et que contient-il ? Un concert filmé de Neil Young ? Que nenni, le DVD reprend les titres audio  du CD, lesquels sont illustrés de photos de gros plan d’épaves de voitures. Sans doute la collection personnelle du chanteur.

 

Remarquablement introduit par la balade « Beautiful Bluebird », on voyage d’une traite au cours de cet album qui s’offre le luxe d’étirer deux titres sur des durées exceptionnelles et d’exploiter les thèmes avec générosité. « Ordinary People » fait à lui seul 18 minutes, permettant ainsi à chaque musicien de s’exprimer librement : Les solos fusent dans tous les sens. Le chœur d’enfant qui introduit le dernier titre, « The Way », honnêtement plus faible que les autres,  ne m’a guère enthousiasmé à la première écoute. Mais finalement s’intègre bien dans l’ensemble du disque, équilibré, et qui ne déçoit pas au fil des écoutes.

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