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Ce blog, créé en octobre 2006, a pour mission de partager nos passions en musique,  cinéma, bouquins et plein d'autres choses encore.

De Nantes à Brest, puisque ce sont les villes qui bornent notre éloignement géographique, nous utilisons le blog comme canal de nos coups de coeur !

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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 19:02

Film français d'Alain Corneau
Avec Daniel Auteuil, Monica Bellucci, Jacques Dutronc, Michel Blanc...
Sorti le 24 octobre 2007

Voilà un film qui se présentait bien.

Le remake d’un film de Jean-Pierre Melville sur un roman de José Giovanni. Autant dire du bon, du solide.
Version 2007, c’est Alain Corneau qui reprend la caméra. Alain Corneau, question polar, c'est pas un mauvais : « Série Noire », « le Choix des Armes » c’était du bon du solide (tiens, je me répète !). Je serais plus tiède sur d’autres réalisations on va dire plus poussives. J’aime beaucoup aussi un beau petit film du même réalisateur « Le Nouveau Monde ».
 
Pour nous faire une petite idée, attardons nous sur la distribution :
Présentation avec, d'abord, le nom du personnage, l’interprétation du film de 1966 et celle de 2007.
Gu : Lino Ventura / Daniel Auteuil
Commissaire Blot : Paul Meurisse / Michel Blanc
Orloff : Pierre Zimmer / Jacques Dutronc
Alban : Michel Constantin / Eric Cantona
Manouche : Christine Fabrega / Monica Bellucci
 
Alors, je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelques temps, j’arrive pas avec Daniel Auteuil (on se rappellera de mon commentaire qui ne m’a pas valu que du bien sur « Dialogue avec mon jardinier). Ben là, c’est pareil. Et excusez, mais Daniel Auteuil dans le costume de Lino Ventura, ça ne le fait pas du tout.
 
Le reste de la distribution est remarquable. En particulier Dutronc, Cantona et, last but not least, l'excellente et sensuelle Monica Bellucci. Michel Blanc est bien aussi, mais si on pense à Paul Meurisse, ça lui fait perdre quelques points.
 
A la sortie du film, je me suis demandé à quoi bon faire un remake lorsque l’original était déjà parfait (le lecteur impertinent pourrait me faire remarquer que j'aurais pu y penser AVANT !) De plus, là ou le rythme du premier était implacable (la spécialité de Melville : le rythme) ici je dois avouer qu’il m’est arrivé de décrocher. Et puis, les effets de style, des tonalités monochromes, des verts, des jaunes, des bleus. Non, je n’ai pas été convaincu.
 
Pour finir, les amateurs de voitures anciennes se régaleront et trouveront dans le deuxième souffle un beau catalogue d’époque. Mais les amateurs de DS (et on en connaît) resteront sur leur faim : une seule et unique DS dans un torrent de voitures des années 50 et 60, ça frustre son homme. Décidément, il y a beaucoup à reprocher au 2ème souffle d’Alain Corneau. En gros, même si c’était facile à trouver : Ca manque de souffle !
Petites illustrations maintenant :
Manouche et le commissaire Blot en 1966

Manouche et Alban en 2007

 

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 22:44

Hé voui ! Un an déjà que ce blog est ouvert.

C'est encore un tout jeune blog et pourtant il nous semble qu'une année c'est déjà un cap.

L'occasion de faire un petit bilan.

D'abord beaucoup de plaisir à parler de notre actualité "culturelle".  Cinéma, musique, concerts... Avec maintenant cette arrière pensée qui peut nous venir parfois : qu'est ce que je vais en dire sur le blog !

153 articles publiés en un an. N'ayant aucune statistique dans ce domaine, je ne sais pas trop si c'est beaucoup ou peu (enfin j'ai quand même idée que c'est pas si mal..) Ca nous fait pas loin de 3 articles par semaine ! (aparté de Cécile avant de partir se cacher : "un article chacun par semaine, quoi" ).

Nos domaines de prédilection : Le cinéma et les disques. 53 articles dans ces deux rubriques.

Un visiteur devenu rédacteur Jean-François, qui ne pouvant plus se contenter de mettre des commentaires, s'est mis aux chroniques enrichissant la palette des points de vue.

Un visiteur très assidu : Migwell (un "sociétaire" pour reprendre son expression). Toujours un petit mot gentil.

Notre but  n'est pas de faire du chiffre (ça se saurait et nous aurions alors trouvé un sujet plus vendeur) mais... jetons un petit coup d'oeil sur les stats :

31 419 pages vues au total
6 759 visiteurs uniques
Journée record : 16/01/07 (235 pages vues)
Mois record : 01/07 (4 307 pages vues)

Nous comptons aussi 9 abonnés qui s'affichent lorsque nous finalisons les articles...

Les fameux "commentaires" qui témoignent de l'intérêt que vous portez à nos articles et encouragent les rédacteurs à continuer leur travail. 

Merci à vous qui passez sur ce blog donc et nous espérons vous retrouver l'année prochaine pour le second anniversaire du Canal de Nantes à Brest.

 

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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 21:25

Film américain de Paul Greengrass
Avec Matt Damon, Julia Stiles, Joan Allen
Sorti le 12 septembre 2007

Depuis plusieurs décennies déjà, l'industrie du cinéma nous abreuve de suites plus ou moins approximatives de succès parfois inattendus, la grande tendance étant à la trilogie, de préférence annoncée dès la sortie du deuxième volet, pour assurer le coup, juste au cas où....
Certains font date et référence : StarWars, Indiana Jones (dont le quatrième opus est enfin en tournage à Hawaï).
D'autres au contraire sont très discutables : Les Visiteurs, American Pie, Basic Instinct, Pirates des Caraïbes, voire même Matrix.

Point de tout cela ici. Etonnant penserez-vous, mais les trois films de cette trilogie vont crescendo. Le premier volet (La Mémoire dans la peau - The Bourne Identity) sorti en 2002 est, au mieux, un honnête film d'espionnage/action dans lequel un Matt Damon un peu empoté tout de même est juste crédible. La mise en scène est moyenne, l'ensemble a le look un peu daté ou désuet de la fin des années 80 / début 90, un peu dans l'esprit est-allemand. J'ai vraiment eu l'impression de regarder un film bien antérieur à 2002.
Bref, le bon Jason Bourne, à l'instar d'un XIII, ne se souvient de rien, mais il est manifestement trempé dans des trucs bien gravos. Il est traqué pendant une bonne heure et demie et en chie des ronds de chapeau, avant une "happy-end" bien à l'américaine, mais qui laisse quand même des questions en suspend sur l'histoire du personnage. Tout aurait pu s'arrêter là, sans que ça n'émeuve grand monde. Evidemment, le spectateur ne connait rien à l'intrigue non plus et découvre la vérité en même temps que le héros. Recette bien connue pour faire tenir le soufflé...

Personnellement, je suis complètement passé à travers le deuxième volet sorti en 2004. Mais comme je suis un "E-mule" d'Internet (wow, cette vanne va encore me coûter un paquet en droits d'auteur...), j'au pu découvrir La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) avant d'aller voir le dernier épisode au ciné.
Et là, surprise : on change totalement d'échelle. Moyens visiblement plus importants, réalisation soignée, dynamique (ce n'est plus le même réalisateur non plus...). L'ensemble est captivant, l'action est menée tambour battant, j'ai vraiment été tenu en haleine par l'histoire, enrichie au passage par rapport au premier film. Entre temps, j'ai trouvé que Matt Damon avait "progressé", il fait un peu moins "jeune premier" un peu tendre...
Au final, même s'il est construit dans la perspective évidente du troisième volet, La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy) reste très largement supérieur au premier opus. En tout cas, son visionnage est quasiment indispensable avant de voir La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum).

La Vengeance dans la peau (The Bourne Ultimatum) clôture donc le cycle. Ceux qui l'ont vu sauront comme moi qu'on ne devrait pas voir un quatrième épisode pointer le bout de son nez, ou alors pas avant 2020... Ici, les ingrédients du deuxième sont réutilisés à des dosages variables, mais avec bonheur. L'action est vraiment trépidante, le suspens haletant, le rythme effréné. Beaucoup de scènes sont filmées en caméra très mobile (sur l'épaule?) pour renforcer encore la rapidité de l'action. Peut-être trop parfois, car cela se fait au détriment de la lisibilité de l'image. Ca peut devenir un peu fatiguant, mais voilà bien le seul petit bémol que j'introduirais à ma prose. Par ailleurs, la bande son (genre "carton" pour djeunz) colle parfaitement à l'action. Une vraie réussite donc, une petite (bonne) surprise aussi.

Jean-François

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 18:50

Film franco-libanais de Nadine Libaki
Avec Nadine Libaki, Yasmine Elmasri, Sihame Haddad
Sortie le 15 août 2007

Tout d’abord, cette affiche. A mon goût, la plus belle de l’année (en 2, sans trop me concerter, je mettrais volontiers celle de "Un Secret", avec le dos nu de Cécile de France). Si une affiche doit à la fois attirer de spectateur sans le tromper sur la marchandise, l’objectif est magnifiquement atteint.

Caramel nous dépeint un univers de femmes dans un lieu pour les femmes, l’institut de beauté. Ca vous rappelle quelque chose, n’est ce pas ? Ceux qui auront répondu « Venus Beauté » ont bien sûr gagné (facile !). Nous ne pouvons que saluer l’audace de la réalisatrice pour avoir osé traiter un thème qui était déjà le centre d’un film réussit. Ici, l’action se passe à Beyrouth. Ca change beaucoup de choses sur le contexte mais, au final, pas tant que ça. Les préoccupations des femmes ici comme ailleurs, c’est l’amour.  C’est en tout cas le message du film et je dois admettre que l’idée me séduit.
 
Voici une chronique de la vie de tous les jours, de petits riens ou papillonnent petites joies et grandes déceptions, et parfois son contraire. Chacune échafaude fragilement des projets simples ou ambitieux. Toutes ces femmes sont attachantes et belles dans leurs séductions, à commencer par la réalisatrice, Nadine Libaki, qui se met elle-même en scène. Pour notre plus grand bonheur car, non contente de jouer juste, elle illumine l’écran par sa grâce et sa beauté.
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:20

Drame de Claude Miller, avec Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, sorti le 03 octobre 2007

 

Dans la France des années cinquante, François est un jeune garçon chétif et bien mal à l’aise. Fils unique, il s’invente un frère imaginaire, sportif et courageux, comme son père (P. Bruel) dont le regard chargé de déception l’accable chaque jour. Adolescent, François apprendra de la bouche de Louise – une amie de la famille – l’histoire de sa famille, dévoilant ainsi le Secret qui lui permettra de se construire.

 

Un film grave, beau et émouvant ; surprenant aussi lorsque l’on navigue entre les années 80 (filmées en noir et blanc), les années 50 (en couleur) et la période de l’occupation. J’ai aimé la façon dont Miller présente la montée du fascisme, dans l’insouciante France du Front Populaire, la qualité de la photographie, l’œil du réalisateur.

  

J’ai moins aimé la narration, ça me rappelle les films sur la vie de Pagnol et c’est pour moi synonyme d’ennui… j’ai trouvé Miller un peu superficiel par moment, survolant un peu la psychologie des personnages : j’aurais aimé mieux les connaître, en savoir plus, mieux cerner leurs réactions, peut-être limiter les retours aux années 1980 (qui finalement n’apportent pas grand-chose) pour se concentrer sur la période des années 40 ?

  

Quoi qu’il en soit, le scénario et le talent de Miller en font un film touchant, j’ai trouvé Ludivine Sagnier bien moins médiocre que d’habitude, Cécile de France, Patrick Bruel et Julie Depardieu convaincants. A conseiller sans hésiter.

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3 octobre 2007 3 03 /10 /octobre /2007 22:48

Film de Juan Carlos Fresnasdillo
Avec Robert Carlyle, Rose Byrne, Jeremy Renner
Sorti le 19 septembre 2007
Interdit au – 12 ans.

 
 
Film du mois ou « navet stupide et ultraviolent »? Ainsi sont les critiques ! Enflammées d’un côté, glaciales de l’autre.
La suite du film « 28 jours plus tard » réalisé par Danny Boyle en 2003 suscite des avis partagés. D’un côté l’excellent Christophe Lemaire, dans Rock&Folk, de l’autre Télérama. Pour ceux qui ne connaissent pas Christophe Lemaire, il est utile de préciser que ce critique est pour le moins rock&roll dans ses choix. Du gore, du sexe, du bizarre, du déjanté voilà les domaines bienvenus dans la rubrique ciné de Rock&Folk, avec un attachement très marqué pour les films de série B, ceux là même qui sentent les bouts de ficelle et les moyens de fortune. On peut ne pas être d’accord avec les choix éditoriaux de Lemaire mais on doit admettre que le bougre écrit remarquablement bien !
 
N’aimant pas faire les choses à moitié, je me suis procuré au vidéoclub le DVD de « 28 jours plus tard » histoire de me rafraîchir la mémoire. L’idée de base est excellente : Le virus de la fureur (les hommes deviennent enragés) qui se propage par le sang (morsure mais pas seulement) rend la vie des quelques non contaminés particulièrement pénible. Au-delà de ce synopsis, Danny Boyle, réalisateur très prisé par les auteurs de ce blog, avait fait un film de genre très réussi avec une photographie soignée et des effets spéciaux à vous retourner l’estomac (pour les non habitués comme moi).
 
4 ans plus tard, Danny Boyle, à la production, confie la caméra à Juan Carlos Fresnasdillo pour réaliser la suite. Les contaminés sont morts de faim et l’ONU commence à repeupler Londres dans une zone sécurisée. Première nouveauté, pour une suite : l’absence des acteurs du premier volet. Pour le reste, le scénario est vraiment bien ficelé et original. La qualité de l’image est également au rendez-vous. Je n’ai pas trop apprécié en revanche les scènes d’actions, au découpage tellement serré et saccadé que l’on devine plus ce qui se passe (et encore !) qu’on ne le voit. D’un autre côté, je ne suis pas sûr non plus d’avoir envie de voir trop lentement certaines scènes où les membres déchiquetés valdinguent dans tous les coins de l’écran.
 
Bénéficiant de plus gros moyens que le premier opus (effets spéciaux, présence de Robert Carlyle, acteur familier de Danny Boyle (dans Transpotting et La Plage), héros de Full Monty dans un autre registre), voilà une suite qui ne démérite pas, au contraire.
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 18:13

Film américain de D.J. Curaso (quel nom !)
Avec Shia LaBeouf (re quel nom), Carrie-Ann Moss (la jolie maman un peu fatiguée) David Morse (le voisin bizarre), Cathy Immordino (la voisine pulpeuse)
Sorti le 22 août 2007

« Fenêtre sur cour » (Alfred Hitchcock – 1955) est clairement la référence de Paranoïak, mais version ados. Autant traduire par : version un peu pénible. Je précise ici que ça n’est pas les ados que je trouve pénibles (enfin pas tous) mais les films pour ados (en même temps, c’est normal, ayant quand même largement passé la limite d’âge).
 
Ca démarre par un ado perturbé et assigné à résidence. Privé de jeux vidéo et de télé par une maman qui en a marre de son petit con de fils – et on la comprend - Kale va commencer à regarder ce qu’il se passe chez les voisins. Et lorsque le voisin est une voisine, belle et de son âge, c’est encore mieux.
 
On pourrait se dire qu’un homme qui roule en Ford Mustang ancienne ne peut pas être mauvais. Et pourtant il est inquiétant à souhait, ce voisin (remarquable interprétation de David Morse) dont le comportement va vite intriguer Kale.
 
Paranoïak évoque d’avantage un épisode teenage de « Desperate housewifes » que le chef-d’œuvre d’Alfred Hichcock avec James Stewart (quelle classe !) et Grace Kelly (quelle femme !). Dans la catégorie remake  pas trop conforme (grosso modo, on garde le principe du mateur qui découvre des trucs pas très nets chez un voisin) on se souviendra du Body Double de Brian de Palma. Même s’il porte les stigmates de son époque (1985 : musique à ch…, coiffure de lionne péroxydée de Mélanie Griffith), voilà un film qui garde encore aujourd’hui tout son impact. Je ne garanti pas la même postérité à  Paranoïak.
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 22:38

Film français d'Eric Guirado
avec Nicolas Cazalé, Clothilde Hesme, Daniel Duval, Jeanne Goupil, Paul Crauchet.
Sorti le 15 août 2007

Comme je me rends presque toujours au cinéma sans lire le moindre résumé – rien ne m’agace plus que de savoir ce qu’il va se passer pendant toute la première demi-heure, je n’avais pas trop d’idée sur ce film.
 
Je craignais encore un film sépia sur les vieux métiers sans trop d’appréhension toutefois car je connaissais le premier opus d’Eric Guirado « Quand tu descendras du ciel », film assez dur, tourné la caméra à l’épaule comme un documentaire.
 
L’histoire : Pour remplacer son père à l’hôpital, Nicolas va reprendre l’épicerie familiale.
 
Mais voilà, Nicolas n’a pas franchement le sourire commerçant, pas plus qu’il n’a le sens du contact. Autant dire que pour la tournée des villages avec le vieux Peugeot J9 notre jeune homme n’a pas les bons atouts en main.
 
C’est à une nouvelle chronique sociale que se livre l’auteur. L’âpreté des sentiments, les tensions familiales toujours prêtes à exploser, la difficulté à communiquer, voilà le terreau de ce film ! Bon, dis comme ça, je doute que vous vous précipitiez pour aller le voir. Mais puisqu’il est question de la vie et des rapports humains, il y a aussi de la tendresse. Et de l’humour. Et puis, un J9 qui se promène dans les montagnes de la Drôme, c’est déjà du bonheur sur le plan visuel.
 
A noter que l’on retrouve ici une tête qui est familière dans le cinéma français, c’est celle de Paul Crauchet. Bien sûr ça ne vous dit rien ! En même temps vous êtes excusables… Paul Crauchet fait partie de ces acteurs dont on connaît le visage mais dont le nom n’évoque rien. Faites donc une requête sur Google pour me donner raison.
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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 22:51

La fille coupée en deux
Film français de Claude Chabrol
Avec Ludivine Sagnier, François Berléand, Mathilda May, Benoît Magimel...
Sortie le 8 août 2007

Je suppose que je n’étonnerai personne si je déclare ne pas être insensible au charme de Ludivine Sagnier. Elle était particulièrement bonne dans Swimming Pool de François Ozon. J’apprécie également François Berléand, sans doute pas pour les mêmes raisons, on s’en doute également. J’ajoute enfin que je me délecte souvent des films de Claude Chabrol. Sa peinture de la petite ou grosse bourgeoisie provinciale est aussi croustillante que réaliste. De plus, le réalisateur est souvent très pertinent dans ses choix de casting. On comprendra aisément pourquoi je n’ai pas réfléchi à deux fois avant de pousser la porte du cinéma.
 
L’intrigue : Une jeune femme qui veut réussir dans la vie et dont le rayonnement séduit ceux qui l'entourent, s'éprend d'un écrivain prestigieux et pervers, et épouse un jeune milliardaire déséquilibré (Benoît Magimel).
 
Les acteurs sont, comme prévu, excellents. On jubile vraiment à voir François Berléand campant  à merveille cet écrivain désabusé, hypocrite et un rien libidineux. Benoît Magimel est une tête à claque très convaincante et Ludivine Sagnier est un peu en deçà de ce que j’attendais. Elle est par exemple nettement moins craquante que dans Swimming Pool. Mal maquillée (à mon goût, en tous cas), elle a un petit côté pétasse, peut être imposé pour le rôle. A côté d’elle, Mathida May, de 24 ans son aînée, a un charme fou. Bref, le casting est à la hauteur.
 
En revanche, le film manque très nettement de rythme. Souffrant de quelques longueurs comme si le chef d’orchestre s’accordait une petite sieste avant de passer à une autre scène. Ca casse un peu l’ambiance. Le scénario est assez faiblard alors qu’en revanche les dialogues offrent aux acteurs de superbes scènes.
 

Voici donc un film en demie-teinte. A voir surtout pour les acteurs.

François Berléand : on dirait Pete Towshend, non ?

Mathilda May : la quarantaine pleine de charme

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 18:32

Boulevard de la Mort - film américain de Quentin Tarantino - 2007, avec Kurt Russell, Rose McGowan, Zoe Bell, ...

 

 

« Un Tarantino, c’est pas comme une boîte de chocolat, on sait toujours sur quoi on va tomber »

 F. Gump – Philosophe américain

 

Quelques standards soul des années 60, des actrices au charme et au tempérament forgés, de longs dialogues et des clins d’œil au cinéma de genre et aux séries B, telle est l’invariable recette qu’utilise Tarantino pour chacun de ses films.

Partant de ce postulat, soit on aime, soit on déteste, en ce qui me concerne : j’aime… enfin, d’habitude…

 Mais abordons le synopsis : des jeunes filles partent en week-end en voiture, elles s’arrêtent dans les bars et font la connaissance de Stuntman Mike : cascadeur recyclé et has been, ancienne doublure d’acteurs de séries B. Sous des abords sympathiques, Mike se révèle rapidement comme étant un tantinet dérangé…

 Bon, qu’en penser ? D’abord ce que j’ai aimé : la prestation de Kurt Russell en cascadeur balafré, il campe le rôle à la perfection ; puis la musique, Mink Deville, Jack Nitzsche, T Rex, Eddie Floyd … simplement excellente ; le charme des actrices – à la Uma Thurman – on voit autant leurs fesses que leur visage, ce qui compense un jeu parfois poussif (ça vire presque à l’exposition de bimbos, par moment). J’ai également aimé la Ford Mustang jaune (même si c’est pas un modèle 60’s) et la déco du capot de Stuntman Mike.

 Et puis… il y a le reste, ce que j’ai moins aimé : les dialogues tout d’abord, pourtant Tarantino est une référence en la matière, c'est l’art de la rhétorique ou comment rendre passionnant un débat sur le nom français du « quarter pounder with cheese » (dans Pulp Fiction, rappelez-vous) ; là c’est tout mou : les filles parlent de truc de filles pendant des heures et c’est lassant à mourir, d’autant plus que la VF -  plus que limite - transforme l’argot américain en un jargon complètement ringard mâtiné de quelques expressions hyper tendance pour paraître plus djeunz ! Bref, ces passages là m’ont paru longs et barbants…

Le jeu des actrices également, parfois pataud, très hétérogène en fait : du très bon et du… moyen.

 

Bon au final, ce film n’est pas aussi réussi qu’un Jacky Brown ou qu’un Pulp Fiction, la réalisation et le jeu de Russell sauvent la mise, le talent de Tarantino permet d’assurer le minimum syndical mais sincèrement j’en attendais un peu plus en achetant mon ticket.

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